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INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco)
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N° 110-130
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MONACO
AU MUSEE OCEANOGRAPHIQUE
1908
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TABLE DES MATIERES
(PAR ORDRE ALPHABETIQUE)
Le numéro de chaque article se trouvant au bas du recto de chaque feuillet il est très facile de trouver rapidement l’article cherché.
ALBERT Ile, PRINCE DE Monaco. — N° 124. — Sur la neuvième cam- pagne de la Princesse-Alice Il.
Bouvier (E.-L.). — N° 119. — Quelques observations systématiques sur la sous-famille des Peneine Alcock.
Brian (A.). — No 110. — Note préliminaire sur les Copépodes pa- rasites des poissons provenant des campagnes scientifiques de S. À. S. le Prince ALBERT Ier DE Monaco ou déposés dans les. collections du Musée océanographique.
Caves (F.-A.) — N° 123. — Contribution aux études de magné- tisme terrestre en Afrique.
Cuevreux (Ed.) — No 113.— Description de deux nouvelles espèces. d’Amphipodes des parages de Monaco.
Cuevreux (Ed.). — Ne 117. — Diagnoses d’Amphipodes provenant des campagnes de la Princesse-Alice dans l'Atlantique Nord.
CHEVREUX (Ed.). — No 121. — Diagnoses d’Amphipodes provenant des campagnes de Ja Princesse-Alice dans l’Atlantique Nord, (suite).
Cuevreux (Ed.). — Ne 122. — Diagnoses d’Amphipodes provenant des campagnes de la Princesse-Alice dans l’Atlantique Nord, (suite).
CHEVREUX (Ed.). — Ne 129. — Diagnoses d’Amphipodes provenant des campagnes de la Princesse-Alice dans l'Atlantique Nord (suite).
Devoir (Alf). — No 125. — Essai sur les mouvements de la mer
aux abords du Mont Saint-Michel. (Epoques actuelle et pré- historique).
IsacHsEN (G.). — N° 114. — Les glaces autour du Spitzberg en 1907.
Jougin (L.). — Ne 115. — Etude sur les gisements de Mollusques comestibles des Côtes de France.— La côte Nord du Finistère.
Jousin (L.). — Ne 116. — Etude sur les gisements de Mollusques comestibles des côtes de France. — Le Morbihan Oriental.
K@HLer et Vaney. — No 118. — Description d’un nouveau genre de Prosobranches parasite sur certains Echinides. (Pelseneeria nov. zen.).
LEGENDRE (R.). — No 111. — Recherches océanographiques faites dans la région littorale de Concarneau pendant l’été de 1907.
Oxner (M.). — Noe 127. — Sur de nouvelles espèces de Némertes de Roscoff et quelques remarques sur la coloration vitale.
PETTERSSON et SCHOTT. — N° 128. — Sur l'importance d’une explo- ration internationale de l'Océan Atlantique.
RicHarD (J.). — No 112. — Observations de température des eaux marines arctiques faites pendant les campagnes du yacht Prin- cesse-Alice (1906-1907).
Ricuarp (J.). — N° 126. — Campagne scientifique de la Princesse- Alice en 1908, liste des Stations, avec cartes.
SCHOTT et Perrersson. — Ne 128. — (Voir PETTERSSON et SCHOTT).
Supry (L.). — Ne 130. — Surun genre particulier de fond marin dans l’etang de Thau. |
Topsent (E)..— No 120. — Sur une variété de Clionopsis Platet Thiele.
Vaney et KŒHLER. — No 118. — (Voir K&HLer et Vaney).
QUE RERO PATES ET NEE KE USER ae MC OLA ENT DES penn sce ae eects rat N À pas fk ON alae Poca a RE A
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DOS ARLE DES MATIÈRES
Le numéro de chaque article se trouvant au bas du recto de chaque feuillet il est très facile de trouver rapidement. l'article cherché.
Nos 110. — Note préliminaire sur les Copépodes parasites des pois- sons provenant des campagnes scientifiques de S.A.S. le Prince Apert Iet de Monaco ou déposés dans les collections du Musée océanographique, par Alexandre BRIAN.
111. — Recherches océanographiques faites dans la région litto- rale de Concarneau pendant l’été de 1907, par R. Le- GENDRE.
112. — Observations de température des eaux marines arctiques faites pendant lescampagnes du yacht Princesse-Alice (1907-1907), par le D' Jules Ricxarp (avec 1 carte).
113. — Description de deux nouvelles espèces d’Amphipodes des parages de Monaco, par Ed. CHEVREUX.
114. — Les glaces autour du Spitzberg en 1907, par Gunnar ISACHSEN.
115. — Etudes sur les gisements de Mollusques comestibles des Côtes de France. — La côte Nord du Finistère, par L. Jounin, professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris et à l’Institut Océanographique (avec 1 carte).
116. — Etudes sur les gisements de Mollusques comestibles des Côtes de France. — Le Morbihan Oriental, par L. Jousin, professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris et à l’Institut Océanographique.
117. — Diagnoses d’Amphipodes provenant des campagnes de la Princesse-Alice dans Atlantique Nord, par Ed. CHE- VREUX:,:. Ä |
118. — Description d’un nouveau genre de Prosobranches para- site sur certains Echinides. (Pelseneeria nov. gen.),
4 par R. Keuter, professeur de Zoologie à l’Université
1 de Lyon, et C. Vaney, maître de conférences de Zoo-
logie à l'Université de Lyon.
119.
I 20.
121.
— Quelques observations systématiques sur lasous-famille
des Penwine Alcock, par E. L. Bouvier.
Sur une variété de Clionopsis Platei Thiele, par E. Tor- SENT, chargé de cours à l’Université de Caen.
Diagnoses d’Amphipodes nouveaux provenant des cam- pagnes de la Princesse-Alice dans l'Atlantique Nord, par Ed. CHevrevx (suite).
Diagnoses d’Amphipodes nouveaux provenant des cam- pagnes de la Princesse-Alice dans l'Atlantique a par Ed. CHEVREUX (suite).
Contribution aux études de magnétisme terrestre en Afrique, par F.-A. Cuaves, Directeur du Service Mé- téorologique des Açores (avec six planches).
Sur la neuvième campagne de la Princesse-Alice II, par S.A. S. le Prince ALBERT Ier DE Monaco.
Essai sur les mouvements de la mer aux abords du Mont Saint-Michel. (Epoque actuelle et préhistorique), par Alf. Devoir, Capitaine de frégate.
Campagne scientifique de la Princesse-Alice en 1908, liste des Stations, avec cartes. (
Sur de nouvelles espèces de Némertes de Roscoff et quelques remarques sur la coloration vitale, par le Dr Mieczyslaw Oxner, secrétaire au Musée océanogra- phique de Monaco (avec une planche en couleur).
Sur l'importance d'une exploration internationale de l'Océan Atlantique, par MM. le Prof. PETTERsson et le Prof./G:ScHorr:
Diagnoses d’Amphipodes nouveaux provenant des cam- pagnes de la Princesse-Alice dans l'Atlantique Nord, par Ed. Cuevreux (suite).
Sur un genre particulier de fond marin dans l'étang de Thau, par L. Supry.
— TIGE 2 —
(Fondation ALBERT Ier, Prince pe Monaco)
| NOTE: PRÉLIMINAIRE SUR LES COPÉPODES PARASIT
«DES POISSONS PROVENANT DES CAMPAGNES SCIEN- a = TIFIQUES | DE. SAS LE, PRINCE ALBERT. le DE i MONACO ı OU DEPOSES DANS LES COLLECTIONS DU > = Me OCÉANOGRAPHIQUE. - Fe Par Ale mise - M MONACO
‚Une feuille entière.......| 8 10 | 9 80 |:13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80
Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes : >
10 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès _ internationaux. hg ee
2° Supprimer autant que possible les en | ee ee
30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indications bibliographiques.
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin.
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (H. B. jo a l'encre de: Chine.
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originaux mais sur les papiers pee
calques les recouvrant. _ ok 3 7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au | crayon noir sur © papier procédé. aS 8° Remplacer autant que possible les planches par des Faure dans le texte en donnant les dessins faits d’un tiers « ou d’un quart en grands que la dimension definitive qu’on desire.
Les auteurs recoivent 5o exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le ERS
manuscrit — suivant le tarif suivant:
50 ex. | 100 ex. | 150 ex. | 200ex. | 250 ex. | 500 ex. eee
— — — — ; ÿ OU —
Un. quart de feuille >... .4.%4£..» 12 5420 in: BEBO 8f40 | 10 40 té Le | Une demi-feuille..: ......] 4 70.) .6701 886 | 11 » 22901 >80,
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Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu.
Peeks tin DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE (Fondation ALBERT I“, Prince de Monaco)
Noe 110. — 31 Janvier 1908.
Note préliminaire sur les Copépodes parasites des poissons provenant des campagnes scientifiques de S. A. S. le Prince Albert I“ de Monaco ou déposés dans les collections du Musée océanographique.
Par Alexandre BRIAN.
En donnant ici la liste, en ordre systématique, des Copé- podes parasites des poissons faisant partie des collections de S. A. S. le Prince Albert I de Monaco, je crois devoir attirer Pattention avant tout sur leur importance au point de vue dela distribution géographique et bathymétrique.
Ces spécimens, provenant de poissons capturés dans l’Atlan- tique et dans la Méditerranée et quelques uns à de grandes pro- fondeurs, sont d’autant plus dignes d'attention qu'ils ont été re- cueillis dans des localités différentes, constituant presque toutes une station nouvelle pour chacune des espèces. La collection, comprenant 22 espèces avec beaucoup d’exemplaires, a été assemblée peu à peu, pendant les remarquables campagnes de l’ancien navire Hirondelle et ensuite du yacht Princesse-Alice.
Plusieurs des Copépodes ici nommés, sont de magnifiques espèces bien rares, parmi lesquelles je dois rappeler un Lernae- enicus pas encore connu, parasite du Bathypterois dubius Vaillant, qui, comme on sait, est un poisson abyssal des plus intéres- sants.
D'autres espèces de Copépodes, ici enregistrées, quoique déjà étudiées, offrent de l'intérêt à être observées au point de vue de leur hôte nouveau ou de leurs caractères singuliers et de leur facies bizarre, se montrant fréquemment à l’état adulte, avec des variations dignes de remarque. — Je suis heureux de remercier ici Son Altesse le Prince de Monaco qui a bien voulu me confier la charge de déterminer des matériaux d’une grande valeur scientifique.
1. Caligus rapax, M. Edw.
Stn. 1535, 1° septembre 1903, lat. 47° 46° N., Ionen a, profondeur 132 mètres.
Sur Raza.
Nombreux exemplaires des deux sexes ; le corps des femelles atteint 6 millimètres de longueur sans compter les tubes ovifères qui sont longs de 3 millimètres ; les males mesurent 7 milli- métres de longueur.
2. Caligus Coryphene, Steenstr. et Lütk.
Stn. 2122, 16 août 1905, lat 31° 44’ 30” N., long.» 727,7 surface.
Sur un Coryphaena hippurus de o™g5 de longueur.
Une femelle mesurant 6 millimètres de longueur.
3. Lepeophtheirus Nordmanni, M. Edw.
Stn. 131, 19 juillet 1887, lat 39° 56’ 10” N., long a
Sur Orthagoriscus mola.
Exemplaires des deux sexes en grand nombre.
Stn. 764, 15 mai 1897, lat. 43° 23° N., long. Fass surface.
Sur la peau d’un Orthagoriscus mola.
Beaucoup d'exemplaires des deux sexes, les femelles mesu- rant 11 millimètres de longueur.
4. Elythrophora brachyptera, Gerst.
Boe 74, O juillet 1888, lat. 44° 01 26” N., long. 13°10 45” W., surface.
Cavité branchiale et branchies des Germons.
Vingt-deux exemplaires, entre femelles et males, de petite taille, les femelles mesurant 7""5 à 8 millimètres de longueur, tandis que les formes typiques, selon Heller, sont longues de 11 à 12 millimètres.
3 5062, io septembre 1888,-lat. 4717 17° N., long. 07. 30 W.. surface.
Sur les branchies d’un Germon.
Trois femelles.
5. Alebion carchariæ, Kr.
Stn. 1145, 22-23 juillet 1901, mouillage au S.-W. de Santa- Luzia (Cap-Vert), profondeur environ 16 mètres.
Sur des grands squales (requins à petites dents).
Treize femelles, mesurant 8 millimètres de longueur ; avec les tubes ovifères atteignant 11 millimètres de longueur.
Cette espèce fondée par Kroyer (1863) a été indiquée par Brady (1883) comme parasite de Zygaena malleus pour la sta- de Saint-Vincent, Cap-Vert, et par Bassett-Smith (1898) pour l'Océan Indien. Une forme qui lui ressemble et qui pourrait être synonyme ou du moins une variété, a été appelée par Van Beneden (1892) Caligeria difficilis, provenant des Acores.
6. Philorthagoriscus serratus, (Kr.) Horst
Stn. 80, 2 septembre 1886, lat. 48° 00’ 08” N., long. 17° 28’ W., surface.
Sur la peau de la partie postérieure du corps d’un Orthago- riscus mola.
(110)
A SOON URE AP RP AE cr MN, RO Ae OS
A TE Plusieurs exemplaires mêlés avec beaucoup d’Orthagoris- cicola muricala dans le même flacon, et présentant le cas curieux d'association (symbiose) avec de jeunes Conchoderma sp. Stn. 764, 15 mai 1897, lat. 43°23’ N., long. Theo Sur la peau de la région postérieure d’Orthagoriscus mola. Les mâles sont très nombreux, mesurant 5 millimètres et 5™™ 5 de longueur; les femelles de taille plus grande atteignent 8 millimètres. On y voit ensemble quelques jeunes exemplaires avec abdomen plus étroit.
7. Echthrogaleus coleoptratus, Steenstr. et Lütken
Stn. 1904, 15 septembre 1904, lat. 36° 31° N., long 11° 32° W.
Banc Gorringe, surface.
Sur Carcharias glaucus mâle de 74 kilog. et de 225570 longueur.
Quatre femelles atteignant 10™™5 de longueur. Les cordons ovifères sont minces et très longs; dans un exemplaire ils mesu- rent 5 centimètres de longueur.
S. Cecrops Latreillei, Leach
Stn. 80, 2 septembre 1886, lat. 48° 00 08% N, Mens res 28’, W., surface. | |
Sur les branchies d’Orthagoriscus mola.
Un grand nombre de femelles.
Stn, 764, 15 mai 1897, lat 43°23).N., lons om mr surace. wi)
Sur les branchies d’Orthagoriscus mola.
Plusieurs femelles.
g. Pandarus Cranchi, Leach
Stn. 1218, 23 août 1901, entre les îles Fogo et S. Nicolao, parages du Cap-Vert, lat. 15°53’ N., long. 24°36’ 45” W., surface, Sur Carcharias.
Se Er A
Une femelle mesurant 7""5 de longueur sans compter les tubes ovifères.
10. Orthagoriscicola muricata, Kr.
Stn. 80, 2 septembre 1886, lat. 48° 00’ 08” N., long. 17°28’ W., surface.
Sur la peau de la partie postérieure du corps d’un Orthago- riscus mola, le méme poisson étant affecté par d’autres parasites ici indiqués : Cecrops Latreillei, Philorthagoriscus serratus.
Nombreux exemplaires (femelles et mâles) parmi lesquels, quelques uns sont associés avec Conchoderma, symbiose intéres- sante d’une cirrhipede avec un copépode, déjà connue pour cette | espèce par une publication de v. d. Haven (1857) (1) et signalée pour Pennella sp. par Mayer, Giard et Turner.
Bem non. ro juillet 1387, late 39° 56 10" N., long. 34° W., surface.
Sur un Orthagoriscus mola.
Femelles et males en grand nombre. Deux femelles en asso- ciation avec Conchoderma virgatum var. chelonophilus.
11. Pseudocycnus appendiculatus, Heller.
Dime 174, Ojuillet 1888, lat. 44°01 26” N., long 13° 10 45” W.., surface.
Sur les branchies des Germons.
Beaucoup de femelles.
pil. 254,8 septembre 1888, lat. 47°38’ 13” N., long. 19° 53° 2 NV. V
Sur les branchies d’un Germon. Trois femelles.
(1) Haven (J. V.). — Over Cecrops en Laemargus, twe gehlachten van Parasitische Schaaldieren 1857 p. 16-17, pl. 4, fig. 10. Cet auteur a observé Passociation de ce copépode avec Conchoderma (Cineras) vittata Leach.
(110)
ve
Stn. 262, 15 septembre 1888, lat. 47°17 17 on ee 9.58.30. MV. |
Sur les branchies d’un Germon.
Trois femelles ensemble avec trois exemplaires d’Elytrophora brachyptera Gerst. _
Stn. 516, 21 juin 1895, lat. 38° 30° N., long. wen eee surface.
Sur les branchies de Germons. |
Plusieurs femelles avec d’autres formes parasitaires, proba- blement d’ordre different de celui des copépodes.
Stn. 1439, 14 septembre 1902 lat. 46° N., long. 13°39’45” W.,
Sur les branchies d’un Germon.
Une femelle,
12. Pennella sp.? (Fig. 1).
Saint-Jean-sur-Mer, 11 mars 1905.
Dans la peau du ventre d’un Xiphias gladius.
Une seule femelle adulte.
La téte (céphalothorax) est renflée, plus large que longue, portant en arriere deux longues cornes cylindriques et obtuses (Figs iB), |
La partie de l’abdomen qu'on distingue vulgairement sous le nom de cou, ressemble à un cordon grêle cylindrique, très allongé. (Fig. 1 A, C). Près de la tête, sur la partie tout à fait antérieure, du côté ventral du cou, on voit les quatres paires de pattes rudimentaires, ayant perdu les rames, comme dans presque toutes les Pennelles adultes. La tête mesure 7 millimè- tres de largeur pour 6 millimètres de longueur; les cornes céphaliques atteignent 11 millimètres de longueur.
La partie antérieure du corps, très mince, atteint 135 milli- mètres de longueur, mesurant 2 millimètres de diamètre, tan- dis que l’inférieure, annelée, appartenant à l’abdomen et pré- sentant un diamètre plus grand (4™™), mesure à peine 46 milli- mètres de longueur.
a
La queue ou postabdomen ne surpasse pas 25 millimètres de longueur et porte une serie de prolongements styliformes très développés ayant chacun une longueur de 5™™25 et se trouvant réunis le plus souvent, deux à deux sur la même base
die: D, E).
Fic. 1.— A, Pennella, sp. ? femelle, exemplaire de 212mm de longueur, (figure réduite); B, la région céphalothoracique du même ; C, abdomen et postabdomen (figure légèrement grossie) ; D, un faisceau de prolonge- ments styliformes du postabdomen (figure grossie 4 fois); E, un autre faisceau X 4.
Tous ces appendices, au nombre de deux douzaines environ, sont disposés sur une même base de façon à former une série de faisceaux, sortant des deux côtés de la queue et se dirigeant obliquement en arrière comme les barbes d’une flèche (Fig. 1, C).
(110)
RS a or de RP ete OP LT ie PE Dae RE ET PT RE NE AY SAS RENTE Diy Tu LT CAR TE, ON re PAU NE LE TO ER A M a a RE M
4 * DR ee TE TUR ae AE he rats LAPS k KERN N
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La partie antérieure du corps de cette Pennelle était, presque dans toute sa longueur de 115 millimetres, enfoncée et cachée dans les muscles du X7iphias et se montrait enveloppée par une sorte de gaine. La portion visible de l'abdomen sortant de la peau du poisson, et dépourvue de cette gaine atteignait seulement g7 millimetres de longueur.
Les tubes oviferes font défaut dans cet unique exemplaire.
13. Pennella filosa, Cuvier? (Fig. 2-3).
Stn. 131, 10 Juillet.a887, lat. 39° 56°40 „ loser se
Sur Orthagoriscus mola.
Beaucoup de femelles a différents degrés de développement, trouvées sur le méme hote avec des Lepeophtheirus Nordmann.
Un seul exemplaire complet à l’état adulte, et nombreux jeunes exemplaires. On remarque dans la tête de l’animal adulte seulement deux cornes bien développées. (Fig. 2 À, B), la troi- sième, située au milieu, entre les deux latérales, est à peine ébauchée. Sa longueur totale est de 93 millimètres, la tête ou céphalothorax mesurant 6 millimètres de longueur pour 6 milli- metres de largeur ; la partie antérieure de l’abdomen en forme de cou atteint 35 millimetres de longueur, la partie postérieure annelée 34 millimètres, et la queue (postabdomen) garnie de ses appendices péniformes mesure 18 millimètres de longueur. Les tubes ovifères sont tres allongés, l’un des deux tubes attei- gnant 140 millimetres de longneur. Cette forme présente quel- que affinité avec la Pennella crassicornis Steenstr. et Lütk. pour la structure de son corps, excepté seulement pour la forme et la direction des cornes céphaliques.
Jeunes exemplaires.— Une jeune femelle seulement possède en entier la région céphalothoracique (Fig. 2 C, D). La tête dif- fère, pour la forme, de celle de l’adulte ; elle est d’un ovale très allongé (Fig. 2 D) et laisse apercevoir sur la partie antérieure, et autour de la bouche, arrondie en forme de trompe, deux paires d’antennes, deux paires de palpes maxillaires, et en arriére, au
commencement du cou, quatre paires de pattes biramées, la
‘première paire seulement étant garnie de rames. Ce jeune exem- plaire est long de 65 millimètres. Son corps, très long et grêle,
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Bre.2. Pennella filosa?: A, femelle adulte (figure très réduite) ; B, même
| exemplaire (figure a peu pres de grandeur naturelle); C, jeune femelle ;
D, region céphalothoracique (figure grossie); E, abdomen et postabdo-
men dune autre jeune femelle; F, extrémité du postabdomen de la même, grossissement X 18.
(110)
sans compter la tête et l’extrémité antérieure qui porte les pattes natatoires, atteint 62 millimétres de longueur; la partie de abdomen en forme de cou, mesure 47 millimètres de lon- gueur ; la partie avec les annelures est longue de 7 millimètres et la queue de 8 millimètres.
Fic. 3. — Pennella filosa?: Prolongements styliformes ou péniformes du postabdomen des jeunes femelles, dans différents degrés de développe- ment. A, appendices d’un exemplaire tres jeune, X 25; B, appendices d’un exemplaire très jeune, présentant trace de bifurcation, X 17; C, appendice d'un jeune exemplaire (avec postabdomen mesurant dmm de longueur}, X 17; D, idem, X 16; E, appendices d’un jeune exem- plaire avec postabdomen mesurant 12™m de longueur : F, postabdomen tout entier mesurant 8mm de longueur) d’un jeune exemplaire, X 10: G, faisceau de prolongements styliformes de Pennelle adulte, X 12.
D'autres jeunes Pennelles dépourvues de la région céphalo-
thoracique, se trouvent à différents degrès de développement, et
il est intéressant d’examiner la forme du postabdomen dans chacun de ces spécimens. On voit d’abord les appendices péni- formes ou prolongements styliformes de la queue se montrer, dans les exemplaires plus petits (Fig. 2 E, F, et Fig. 3), comme
une simple protubérance, qui plus tard laisse apercevoir seule-
met un commencement de bifurcation, dans laquelle une branche est plus longue que l’autre, (Fig 3 B). Peu à peu la bifurcation devient plus accentuée, les deux appendices s’allongent Jusqu'à devenir presque d’égale longueur, et d’autres ramifications se produisent sur la même base (Fig. 3 C, D, E). Le postabdomen prend un aspect très curieux avec le développement toujours croissant de tous ces appendices ou prolongements styliformes réunis par faisceaux des deux côtés de son axe longitudinal et dirigés obliquement en arrière en simulant les barbes d’une Heche..
Dans l’adulte (Fig. 3 G) ces appendices sont presque tous de même taille et atteignent 5 millimètres environ de longueur.
79. Pennella crassicornis, Steenstr. et Lütken ? (Fig. 4).
mum 04, 15 mai 1897, lat. 439.23: N. long. 7° 36° 15 E.
Sur Orthagoriscus mola.
Quatre femelles trouvées sur le méme poisson avec des Cecrops Latreillei dans la Méditerranée. Il n’y a qu'un seul exemplaire a l’état adulte bien complet possédant la région céphalothoracique (Fig 4 A, B); un deuxième exemplaire, de même à l’état adulte, est dépourvu de la partie antérieure du corps. Les deux autres sont des formes jeunes, non encore bien développées, une seulement portant la tête avec trois cornes ru- dimentaires (Fig. 4 C, D, E); cette dernière a été trouvée fixée sur la cornée de son hôte. Le mieux conservé des exemplaires adultes est celui qui mesure 96 millimètres de longueur
(Fig. 4 A, B) : la région céphalothoracique et la partie antérieure
(110)
de l’abdomen atteignent ensemble 50 millimètres de longueur ; la partie postérieure de l'abdomen avec les annelures mesure 29 millimetres de longueur, et la queue est longue de 17 milli- mètres. Le cou est large de 2™ 5 et la partie de l’abdomen avec annelures mesure 3™5 de largeur. La tête est large 11™™25 entre les extrémités des deux cornes latérales.
L’autre exemplaire adulte mesurant 105 millimétres de lon-
. ——— —
Serer re
> — 27 nun
<= /2 mm
E
Fic. 4. — Pennella crassicornis Steentsr. et Lütk.?: A, region céphalotho- racique d’une femelle adulte (figure légèrement grossie) ; B, la même femelle adulte (figure très réduite) ; C, jeune femelle ; D, région cépha- lothoracique vue du côté dorsal, de la même, (figure très grossie) ; E, région céphalothoracique de la même, vue d’un autre côté.
gueur est le plus développé de tous; malheureusement on ne peut pas connaître sa longueur totale, car il est dépourvu de la région céphalothoracique. La portion antérieure de son abdo- men sans annelures, est longue de 44 millimètres, la partie pos- térieure avec annelures mesure 41 millimètres, et la queue 20 millimètres de longueur. |
Le troisième exemplaire est plus ‘petit encore. Bom cera
NER,
-
(Fig. 4 C.) n’atteint que 76 millimètres de longueur et sa tete (Fig. 4 D, E), pourvue de trois cornes trés courtes ressemblant à de petits mamelons, est très large, 3™™ 25, tandis que le cou plus mince mesure seulement 1™™ 25 de largeur. Le quatrième exemplaire est beaucoup moins développé. Je donne dans le tableau suivant, les longueurs des trois premiers de ces exemplaires :
Différentes portions du corps I xeoipL2jeze mp]. 5 exempl.
adulte adulte jeune / Céphalothorax | — | j à ee Ginn. mer ue 42mm Portion antérieure de l’abdomen AA en forme de cou Portion postérieure de l’abdomen 29 » 4I » PW) avec annelures Queue ou postabdomen aa) 20 » 12 » Longueur totale 96 » 105 » 75
23. Lernecenicus eristaliformis, sp.n. (Fig. 5)
ee 21,17 aout 1888, lat. 59° 1805 N., long. 31° 12’ W.., fond de sable vaseux, coquilles brisées, profondeur 1372 metres.
Sur Bathypterois dubius Vaillant, poisson abyssal tres rare.
Un magnifique exemplaire (femelle) (Fig. 5 B) fixé et enfoncé par la région céphalothoracique dans les muscles du poisson, et sortant avec son abdomen de la base et au milieu des rayons antérieurs de la nageoire anale (Fig. 5 A).
Je me puis donner, jusqu'à présent, de ce très interessant parasite, que la description de la portion visible, du corps, cor- respondant à l'abdomen. Celui-ci, vers avant, s’amincit pour former comme une sorte de cou trés long et gréle: toute la région postérieure de l'abdomen est assez volumineuse, allongée
(110)
ra
et de forme cylindrique. Il n’y a aucune trace de prolongements indiquant la présence du postabdomen, ni de tubes oviferes. Sa couleur est d’un jaune sale avec une pigmentation formée par de petits points bruns. La figure que je donne ici montre suflisamment la position de ce para- site par rapport a son höte. Le point de fixation et de pénétration de son corps, se trouve éloigné juste de 12 centimètres de l’extrémité de la tête, et de 13 centimetre de l'extrémité caudale du poisson.
L’höte qui est un rare spécimen ichthyologique mesure 25 centimé- tres de longueur et 16 millimètres de
A
Fic. 5. — A, poisson Bathypterois dubius portant fixé sur abdomen le cop. parasite. Lerneenicus eristaliformis nov. sp., femelle; B le parasite, figure grossie X 1,71.
largeur pour 23 millimetres de hauteur, tandis que le parasite dans sa portion visible, n’atteint que 33™™ 5 de longueur, sa lar- geur maximum étant de 4 millimètres dans l'abdomen et beau- coup moindre dans la portion du cou; la partie plus grosse de l'abdomen mesure 22 millimètres de longueur.
ay LE
Le corps de ce parasite a la queue tournée vers l’extrémité postérieure du poisson parallèlement à l’axe longitudinal de ce dernier, et cela pour offrir moins d’obstacle au frottement de l’eau pendant les mouvements de natation de son hôte.
J'espère pouvoir donner une description plus complète de ce copépode dans un travail ultérieur. J’ai placé provisoirement cette nouvelle forme dans le genre Lerneænicus car elle montre avec celui-ci plus d’affinité qu’avec d’autres, mais sa place dans
Fic: 6.
«
A, poisson Macrurus sp. por- tant fixé sur le dos un parasite du genre
la systématique ne pourra être établie avec exac- titude que quand le corps de ce parasite aura été complètement étudié. Je propose en attendant pour ce nouveau copépode le nom spécifique de eristaliformis voulant faire allusion à la lointaine ressemblance que son corps montre avec la larve d’un diptere du genre Eristalıs.
16. Rebelula (Lophoura) Edwardsi, Kollik. ? (Pig. 6).
Sime 1455, 25 juillet 10903. late 45° 13. Ne long. 3°06 W., profondeur 358 metres, fond de vase sableuse.
Sur un Macrurus sp. de 35.2 5 de longtreur.
Une femelle (Fig. 6 B) mesurant ı2 millimetres de longueur sans la portion céphalothoracique mais avec les appendices de l’ab- domen.
Ce dernier, sans comp- ter les appendices, est long de 7 millimètres. Le para- Site se trouve, fixe sure
Rebelula; B, le parasite Rebelula Ed- : . Peis Kelle. ale dos,a gauche de la nageoire
dorsale du poisson, tout
pres de la base des rayons, son point de fixation et de pénétra- tion étant éloigné de 10 centimètres de l’extremite antérieure de la tête de son hôte (Fig. 6 A). (110)
ne
J'aicru devoir déterminer cette espèce avec quelque doute, n'ayant pu examiner tout le corps, qui dans sa portion anté- rieure est caché et enfoncé dans les muscles du Macrurus. Les parties visibles du copépode comme l’abdomen et ses prolon- gements digitiformes montrent, cependant, des caractères spé- cifiques qu’on peut considérer comme probablement identiques à ceux de l’espece bien connue: R. Edwards: Köll., qui nest indiquée jusqu’à présent que pour la Méditerranée.
17. Lernæolophus sultanus, Nordm.
Funchal, Madère 1888. Sans indication d'hôte. Deux femelles.
Stn. 1184, 12 aout 1901, Porto da Praia de S. Thiago (Cap- Vert).
Poisson inconnu. %
Un magnifique exemplaire (femelle).
Le corps, sans compter les cornes céphaliques, atteint 27™™ 5 de longueur ; le thorax mesure 12™ 5; abdomen 5 millimètres et les appendices abdominaux 10 millimètres de longueur. Je ferai seulement remarquer pour cet exemplaire que les cornes de la tête n’ont pas tout à fait la même structure que les cornes céphaliques figurées dans l'espèce typique par Nordmann, leurs ramifications étant plus nombreuses et plus compliquées qu’à l'ordinaire.
18. Peroderma cylindricum, Heller.
Stn. 770, 20 mai 1897. Port de Monaco, surface.
Sur les sardines.
Plusieurs femelles enfoncées dans les muscles des sardines ; elles portent de longs cordons oviferes. L’espéce est bien connue surtout par les travaux de Cornalia, Heller, Richiardi et Bau- douin.
|
, ne AS Ya
19. Strabax monstrosus, Nordm.
Stn. 1886,14 septembre 1904, lat. 36°41’ N., long. 14°03’ W., Une femelle dans le palais d’un Sebastes trouvé coupé et mort à la surface.
20. Chondracanthus radiatus, Fabr.?
Bileo27,25jUin 1809, entre lat.38" 09 N., long.23° 15’ 45” W. et lat. 38°08’ N., long. 23°18’ 45” W., profondeur 4020 mètres.
Sur un grand Macrurus, sp.
Une femelle longue d’environ 6™"5 ressemblant a la forme étudiée par Müller et Kroyer (1863) sous le nom de Ch. radiatus, espèce très voisine et probablement synonyme de Ch. macrurus Dh (Challenger Rep. VIII, 1883, p.:137, pl. lv. f. 4; hôte:
Macrurus sp. ; localité : Kermadec).
21. Lernæopoda spinacii, n. sp. (Fig. 7).
SDS 26 août 1905, lat. 38°04’ 45” N., long. 25°54” W.., profondeur 1998 métres.
B
Fic. 7. — Lernæopoda spinacii nov. sp. Femelle : A, un exemplaire (figure grosie 4 fois); B, un autre exemplaire (méme grossissement).
Sur la 2° dorsale de chacun des deux petits Spinax capturés. Deux femelles mesurant 3 millimétres dans leur plus grande
(110)
Des s
largeur et 5™™ 5 de longueur. Les sacs oviferes atteignent 5 milli mètres de longueur ; en regardant ces derniers d’un seul côté, on compte 7 rangées longitudinales d’ceufs très petits.
C’est une espèce qui ressemble un peu dans sa forme géné- rale à la L. salmonea, sans toutefois présenter les mêmes carac- teres de détails (voir la Pie. 7).
22. Clavella (Anchorella) uncinata, Mull. ?
Stn. 927, 14-15 juillet 1898, Baie de Kristvick, Norvége, pro- fondeur 25 mètres.
Dans la bouche d’une Morue.
Cinq femelles de petite taille et cinq males pygméens, ceux- ci étant fixes sur leiconps ides premieres,
Une seule femelle porte fixés sur son corps deux males ; trois autres ont chacune un mâle, la cinquième n’en porte aucun.
Une des femelles mesure 5 millimétres de longueur y com- pris les sacs ovifères ; une autre atteint 6™™5 de longueur: son céphalothorox est long de 2™™ 75, et les sacs oviféres, pris séparé- ment, mesurent 4 millimètres de longueur.Les males pygméens ne surpassent pas o™™ 42 de longueur.
A cause de ses petites dimensions je crois que cette forme est une variété de l’espèce bien connue Anchorella uncinata Müller. Cette dernière, selon Nordmann, aurait une longueur variable de 6mm 5 à 7™™ 5 sans ovisacs, (femelle) et même, selon Bamarde L227, | |
III —
INDEX ALPHABETIQUE
des Poissons énumérés dans cette Note, sur lesquels
on a trouvé des Copépodes parasites.
1. BATHYPTEROIS DUBIUS : Lerneænicus eristaliformis n. sp.
2. CARCHARIAS GLAUCUS : Echthrogaleus coleoptratus St. et Ltk. 3. CARCHARIAS Sp. : Pandarus Cranchi Leach
4. CLUPEA SARDINA : Peroderma cylindricum Heller
5. Gapus MORRHUA : Clavella uncinata Müll.
6. Macrurus sp. : Chondracanthus radiatus Fabr. ?
7. Macrurus sp. : Rebelula Edwards: Koll. 8
ORTHAGORISCUS MOLA : Lepeophtheirus Nordmanni M. Edw. Orthagoriscicola muricata Kr. Cecrops Latreillei Leach Philorthagoriscus serratus (Kr.) Horst Pennella_crassicornis St. et Ltk.? Pennella filosa Cuv.
9. Raia sp. : Caligus rapax H. Edw.
10. SEBASTES sp. : Strabax monstrosus Nordm.
II. SPINAX(?) Sp. : Lernæopoda spinacii n., sp.
12. SQUALUS (?) (requin a petites dents) : Alebion carcharie Kr.
13. THYNNUS ALALONGA : Pseudocycnus appendiculatus Hell. Elytrophora brachyptera Gerst.
14. X1PHIAS GLADIUS : Pennella, sp.?
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(110)
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21 Février 1908
; BULLETIN VINSTITUT OCANOGRAPHIOLE
(Fondation ALBERT Ier, Prince pe Monaco)
_ RECHERCHES OCEANOGRAPHIQUES FAITES DANS LA REGION LITTORALE DE CONCARNEAU PENDANT L'ÉTÉ DE 1907. ©
Par R. Legendre
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Peer VIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE (Fondation ALBERT I", Prince de Monaco)
No 111. — 21 Février 1908.
Recherches océanographiques faites dans la région littorale de Concarneau pendant l'été de 1907.
Par R. LEGENDRE
A la mémoire de M. ALBERT LEVY
DIRECTEUR DU SERVICE CHIMIQUE DE L'OBSERVATOIRE DE MONTSOURIS.
Ce fut sur les conseils de M. Albert Lévy que j'entrepris ce travail. Il y a quelques semaines, je lui en communiquais les résultats, et avant que j'aie eu le temps de les écrire, la mort est venue l’arracher brusquement à l'affection des siens, à l'amitié respectueuse de ses élèves. Je n’oublierai jamais combien il fut bienveillant pour moi, me guidant de ses conseils, m’encoura- geant aux recherches, toujours prêt à aider ceux qui avaient le bonheur de le connaître. À sa mémoire je dedie ce, travail: encore tout étonné et désolé de la perte si inattendue d'un tel maître et d’un tel ami.
Je remercie M. Fabre Domergue, inspecteur général des Pêches maritimes, dont l’obligeance et l'amitié ont facilité grandement mes recherches.
A SN ON SP ea pu | D DE Du EL RER Te A ye 27, OUEN ST ENST le ba a ‘ N ÿ AS an ER RT N hr rn
u —
L'an dernier, j'ai publié dans le Bulletin du Musée Océano- graphique de Monaco le résultat de mes expériences sur la teneur en acide carbonique de l’air marin. Cet été, j'ai pu continuer cette étude et en commencer une autre sur les variations de l’eau de mer de la région littorale. Ce sont les résultats de ces recherches que je voudrais exposer ici.
I. — AIR €
J’examinerai successivement les méthodes employées et les résultats obtenus par les divers auteurs qui m’ont précédé, puis mes propres observations et les problèmes que soulève cette question.
1° MÉTHODES
Trois méthodes peuvent être employées pour doser l'acide carbonique de l’air : le dosage par pesée, le dosage en volume et celui par liqueurs titrées.
La première méthode, imaginée par de Saussure et modifiée par Boussingault consiste à faire barboter l'air, préalablement desséché, dans une solution de baryte ou de chaux dont on note ensuite l’augmentation de poids. Cette augmentation corres- pond à la quantité d’acide carbonique fixée par l’alcali.
La deuxième méthode consiste encore à fixer l'acide carbo- | nique par un alcali, mais la mesure ne se fait plus par pesée : elle se déduit soit de la diminution du volume d’air employé (Petersson), soit du dégagement de gaz qui suit la décomposition du carbonate formé (Müntz et Aubin). |
La troisième méthode, imaginée par Pettenkofer, consiste à fixer acide carbonique par une eau de baryte exactement titrée, et à doser la baryte restée libre par l’acide oxalique.
2° HISTORIQUE
Les auteurs qui ont étudié l'acide carbonique de l’air marin ont employé surtout l’une des deux dernières méthodes.
LS Pas
Lewy, lors d'un voyage du Havre à Sainte-Marthe (Antilles),
en 1847, employa le procédé de dosage en volume de Regnault et Reiset et obtint les résultats suivants :
DATES ETAT DU CIEL OBSERVATIONS
Dm ot nuageux 4,9 23 ee le Hävre. / emps pluvieux. — 4 clair 3 — & Kun peu nuageux | 5,5 a 54 lieues de Madere. — 17 clair DAS. à 30 lieues au sud des tropiques. ng rs 33 , Entre l'Afrique et l'Amérique, a mi-distance. — 18] un peu nuageux | 5,4 — 19 clair 3,4 mer phosphorescente. — 26 — 533 -— 28 == SET 30 — Sl — 31 == 3,8 Entrée au port de Santa-Marta.
Il constata des variations journalières (le jour 5,299 et la nuit 3,459) qui augmentent en s’éloignant des côtes (à 400 lieues de la côte : à 3 heures du matin 3,346; à 3 heures du soir 5,420). Les nombres extrêmes qu'il trouva sont 3,338 et 5,771 dix-mil- liemes. Malheureusement, Lewy opérait sur un volume insufli- Bune 1007 d'air.
En 1873, Schulze fit une série de dosages journaliers sur les bords de la mer Baltique et les continua plusieurs années. Il employait seulement 4 litres d’air qu’il laissait en contact avec une solution titrée de baryte pendant 24 heures. La baryte restée libre était ensuite dosée par une solution titrée d'acide oxalique dilué, la teinture de curcuma servant d’indicateur. Il trouva une moyenne de 2,92 dix-millièmes avec un maximum de 3,44 et un minimum de 2,25. Son procédé avait le défaut d’être légèrement incertain, tant parce que le transport de la baryte jusqu’au fla- con pouvait amener une légère carbonatation de celle-ci, que parce que le débouchage du flacon d’air n’assurait plus un
volume exact. (xx1)
— 4 — Pendant l’expédition de la Discovery, E. Moss fit trois dosa-
ges de l’air de Grinnel-Land par la méthode de Pettenkofer et trouva les résultats suivants :
QUANTITE D’AIR
TEMPERATURE DATES VENT Fr ANALYSÉE cmc. Décembre 10 N.-N.-W. — 14.8 4735 Janvier 18 -- — 40 9565 Hevnler 29 = -— 19128
En 1884, Müntz et Aubin profiterent des missions scienti- fiques chargées d’observer le passage de Vénus sur le soleil pour faire un grand nombre d’analyses sur divers points du globe. Le D' Hyades, de la mission de Patagonie, fit entre le cap Horn et le Cap-Vert une série de dosages qui donnérent une teneur de l’air en acide carbonique de 2,49 à 2,77 dix-mil- liemes. La méthode employée fut celle de Müntz et Aubin : un aspirateur fait passer 320 litres d’air dans un tube rempli de ponce imbibée de potasse puis le tube est soudé a la lampe et rapporté en France où l’on termine l’analyse en décomposant | le carbonate formé par l’acide sulfurique a 100° dans le vide et en mesurant le volume de gaz dégagé.
Thorpe (cité in Krogh), de 51 déterminations faites sur l'Atlantique entre le Brésil et | Angleterre, conclut à une teneur de a:0292%%: \
En 1897-1898, G. Troili-Petersson trouva 0,024 dans le Sud- Atlantique, d’après 19 analyses. 14 autres moins certains lui donnèrent 0,0222 Sun:
En 1902, A. Krogh, avec un appareil de son invention qui est une modification de celui de Petersson, determina la teneur en acide carbonique de l’air de l’île Disko, à l’ouest du Grön- land et trouva des nombres très variables : 0.025 jusqu’à 0,07 °/o, les plus grands pendant les vents de Nord et d’Ouest, les plus faibles pendant les vents du Sud.
a: oe
Enfin, l'an dernier, par la méthode d’Albert Lévy et Pécoul modification de celle de Pettenkoffer par liqueurs titrées, j’ai fait quatorze analyses sur la côte francaise de Bretagne qui m'ont donné une moyenne de 33,5 cent-millièmes d’acide carbonique dans l’air marin.
Comme on le voit par cet exposé, les divers auteurs qui se sont occupés de cette question sont loin d’étre parvenus a des résultats comparables, puisque leurs déterminations vont de 22 à 70 cent-milliemes d’acide carbonique.
3° RECHERCHES PERSONNELLES
J'ai continué cet été mes analyses en employant un appareil d’un plus grand volume que celui de l’an dernier et en opérant le plus souvent à la côte, sur le toit-terrasse du laboratoire de Concarneau.
L'appareil de MM. Albert Lévy et Pécoul pour le dosage de l'acide carbonique dans les atmosphères confinées, que j'avais femiploye Pan dernier, ne permettait d'opérer que sur 5 litres d’air environ et ne donnait de ce fait qu’une approximation de 2,7 cent-millièmes. J’ai utilisé cette année un aspirateur de 5o litres environ, rendant ainsi l’approximation dix fois plus grande.
PaSpirateur (Fig. 1), muni d’un thermomètre destiné à donner à la fin de l'opération, la température de l’air aspiré, communique à sa partie supérieure avec une série de barboteurs, et se termine à sa partie inférieure par un tube plongeant dans un vase plein d’eau pour éviter les entrées d’air par le bas. Un robinet, placé sur le tube inférieur, permet de régler la vitesse d'écoulement de l’eau. Au début de l'expérience, l’aspirateur est rempli d’eau; celui que j'ai employé en contenait 48!, 8. Le tube supérieur de l'aspirateur est relié à une série de trois barboteurs à cinq boules, modèle Albert Lévy et Pécoul, de telle manière que l’air aspiré traverse successivement et bulle à bulle la solu- tion de soude de chacun des trois barboteurs. La durée d’écou- lement des 48!,8 est d'environ 2 heures. Lorsque l’écoulement
(III)
BR PE
a cessé, on lit la température de l’air qui emplit l'aspirateur, on note la pression barométrique puis on analyse la solution de soude des barboteurs.
Fic. 1. — Dispositif de la prise d’air sur le toit du Laboratoire de Concarneau : A, Aspirateur; b', b’, b?, barboteurs; 0, thermomètre; r, robinet de l’aspirateur; B, burette de Mohr.
J’ai employé dans toutes mes expériences une solution de soude à 10 °/% (1). Le premier barboteur retient la plus grande partie de l’acide carbonique, le deuxième fixe le reste, le troi- sième sert de témoin. Le dosage du carbonate formé se fait en versant dans chacun des barboteurs, au moyen d’une burette de Mohr, une solution titrée d’acide acétique à 7,5 °/oo, addi- tionnée de quelques gouttes de phtaléine du phénol. Dès la première goutte, le mélange vire au rose; on continue à verser l'acide goutte à goutte jusqu’à ce que la liqueur du barboteur redevienne incolore. A ce moment, on lit sur la burette la quantité d’acide utilisée. On fait la même opération avec 20°™ de la même solution de soude n’ayant pas servi. La différence des deux lectures donne la quantité d’acide acétique correspon- dant à la moitié de l'acide carbonique fixé pendant la prise d’air.
(1) Voir dans HENRIET, These de Paris 1906, l'exposé complet de la methode, et l’approximation de ses résultats.
ae es a
Voici un exemple de la lecture repere et de celle des trois
barboteurs : Repère R 39205. d'acide acétique hers Rrpacboteun Lan voor 016 = ' ae 25 — ee 7 — a prise d'air} 4, Ms ats i
Dans cette analyse, la quantité d’acide acétique non employée a cause de l’acide carbonique de l’air est égale à 3 R — (L’ + L? + L?) = (39,5 >< 3) — (35,8 + 38,7 + 39,5) — 4% 5. Sachant que 1°™° de la solution d’acide acétique employée équivaut a 1eme 377 d’acide carbonique, on calcule facilement la teneur en acide carbonique de lair analysé.
La teneur pour 100.000 litres d’air est donnée par la formule suivante :
OR Os ie 100 000 Var
dans laquelle sont appelés
R. la quantité d’acide acétique nécessaire pour neutraliser la soude de chaque barboteur avant le passage d’air. L", L?, LS, les quantités du même acide neutralisant la soude de chacun des 3 barboteurs après passage de l'air. HE volume. de l'air du réservoir ramené à o° et à la pression de 760", Le volume V°76 de l’air du réservoir se déduit de la formule
I H —(d-+f) I+at 760
N use Dae
a étant le coefficient de dilatation de l’air (0,00367);
t, la température de l’air de l’aspirateur a la fin de l’expe- Hience:. |
H, la pression barométrique ramenée à 0°;
d, la dépression dans l’intérieur de l'aspirateur (d = 4™ 4);
f, la tension de la vapeur d’eau à la température de l’expé- rience. (tır)
TE RE AR ia abit eA sn AN «
4 À
rg de
Cette methode de dosage a l'avantage de pouvoir être em- ployée à bord et de permettre l'analyse complète aussitôt apres la prise; elle évite donc les causes d'erreurs dues au transport des prises d’air ou des liqueurs alcalines jusqu'au retour à terre. Le volume d'air employé assure une approximation de o! 3 d’acide carbonique pour 100.000 litres d’air.
La moyenne de mes analyses de l’an dernier avait donné une proportion de 33! 5 d'acide carbonique par 100" d’air en y comprenant les analyses 15s et 3®'s dont les résultats me sem- blaient douteux (1) ou de 32!7 sans tenir compte de ces deux analyses.
Mes analyses de cet été ont été faites sur le toit-terrasse du laboratoire maritime de Concarneau, sauf deux qui furent faites à bord du vapeur garde-pêche le Pétrel entre la tourelle du Cochon, à la sortie du port de Concarneau, et l’archipel des Glénans. Pour ces deux dernières, l'appareil fut placé, comme l'an dernier, à l'avant du Pétrel en marche, par conséquent a l'abri des fumées de la machine et de la respiration de l'équipage.
Voici les résultats de ces analyses.
DATE et HEURE
LIEU OBSERVATIONS
DIRECTION du vent
de la prise
PRESSION TEMPÉRATURE
LITRES de C0? dans 100me d'air
| NUMEROS
en | es | es | | mm nn nn nn Bi,
\ ¥
1 | juillet 20] midi | Toit du Bora 765 23.1 | S.-O. | 29.25 | © soleil; mer cal 2e 211,8 me — 764.3 123.0 SE) 29.00 == 3} __ 22| 1 s. | Cochon aux Glénans | 762.4 | 21.7| N.-E. | 31.14| soleil, légère houl 4| — 22| 4 s. | Glénans au Cochon | 762.4 | 21.6] N.-E. | 31.76 oo | 5) __ 23l1r m. |: Toit du laboratoire | 759.0! 17.3] .S. 32.22], Pios zur houle bl —. 24135. — 760 |21.6|calme|31.64| nuages, mer calm Fale see 1251.38: = 761 [24.74 à 02.0 ciel clair, houle 8 Tt m — 765.41 19.9] O. |28.50| pluie fine, calme DL — 763.3 | 18.9] O. | 28.45 | nuages, lee hou 2.5
24.0 30.40 : —
4 3
ee 765.3 | 21.6| N.-O.| 29.41 | soleil, mer cal 1 3 ; 7|20.9| — |30.35| ciel gris, mer call
(1) Cf. Bull. du Musée Océanographique de Monaco, n° 84. 15 nov. 1906.
>
La moyenne de ces douze analyses est de 30! 3 d’acide car- bonique par 1oo™ d'air, chiffre inférieur de 2'4 à celui trouvé l'an dernier, probablement à cause de la plus grande précision des résultats.
4° CONSIDERATIONS GÉNÉRALES
Le chiffre (30! 3) d’acide carbonique que j'ai trouvé dans l’air du littoral breton est très voisin de la moyenne générale. Cette égale répartition de l'acide carbonique dans l’atmosphère est vraisemblablement due aux vents qui brassent constamment lair des différentes régions (Reiset). C’est à cette cause qu'il faut rapporter les très faibles différences observées entre l’air des champs et de la ville (2,962 dans la Seine-Inférieure; 3,057 à Paris, d'après Reiset), entre l’air du parc de Montsouris et l’air du centre de Paris (Albert Lévy), par exemple, et entre l’atmos- phere terrestre et l'atmosphère marine.
Cependant les causes de production et de fixation de l’acide carbonique sont nombreuses et variées. Parmi les premières, on peut citer : la respiration des êtres vivants; la combustion de charbon et de bois par l’homme; le dégagement d’acide car- bonique libre par les volcans et certains terrains volcaniques, la dissociation des carbonates. Parmi les secondes, les plus importantes sont peut-être l’assimilation chlorophyllienne des végétaux, la formation de carbonates aux dépens des silicates alcalins, etc.
Malgré toutes ces causes de variation, la moyenne de la teneur de l’air en acide carbonique oscille toujours autour de 3 dix-milliemes, sauf, naturellement, dans les atmospheres con- finées ou dans certains lieux comme la Grotte du Chien, à Pouzzoles, par exemple.
De plus, la proportion d’acide carbonique contenu dans l’air
_ varie très peu entre le jour et la nuit, pendant les diverses sai-
sons et même pendant plusieurs années.
Schloesing a expliqué cette constance de l’acide carbonique par l'hypothèse suivante : Un mélange de carbonate de calcium, de bicarbonate de calcium et d’acide carbonique dissous est en
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équilibre chimique variable par suite de la sensible tension de dissociation du bicarbonate à la température ordinaire. Or, l’eau de mer contient une assez grande quantité de ces trois corps. Quand la tension de l’acide carbonique diminue dans l’air, l’eau de mer abandonne de ce gaz; une certaine quantité de bicarbo- nate se dissocie et un nouvel équilibre s'établit; quand, au con- traire, la tension de l’acide carbonique augmente dans l’air, l’eau de mer en dissout une partie qui passe à l’état de bicarbonate par réaction sur le carbonate. De cette facon, la mer serait le véritable régulateur de la quantité d’acide carbonique contenu dans l’atmosphère.
Krogh, qui a soigneusement étudié cette question, explique de cette manière les légères différences observées entre l’atmos- phere des océans et celle de la terre et la faible quantité d’acide carbonique trouvée dans lair des larges océans de l’hemisphere austral. Il explique également de cette facon le fort pourcentage
7
observé par lui dans Vile de Disko ars « possibly due to a
liberation of the gas from the sea, such as will take place ıf bottom waters, possessing a high tension, should rise to the surface ».
Il a calculé que à la même tension (0,03 °/,), l'océan contient sous forme libre ou combinée, 27 fois plus d’acide carbonique que l'atmosphère; qu’il peut en dégager 1/10 si la tension dans l'air tombe 2 0,02 2°, et en absorber ~g si la tension s’eleve a 0,04 °/o. Par des calculs approximatifs, il a montré que cet équi- libre s’etablit rapidement puisqu’une différence de tension de 0,01 °/, entre l’ocean et atmosphere amènerait en un an l’ab- sorption de 4.000 millions de tonnes d’acide carbonique par les eaux du globe.
L’Océan est donc bien le régulateur de l’acide carbonique de lair que les vents amènent à son contact.
Quant à savoir si la teneur en acide carbonique de l’air va lentement en augmentant ou en diminuant, ou reste station- naire, les expériences n’ont pas duré assez longtemps pour qu’on puisse le dire et par là infirmer ou confirmer la théorie de Phipson que l’atmosphère s'enrichit peu à peu en oxygène et s’appauvrit en acide carbonique.
Il. — EAU
En méme temps que ces recherches, que je viens de rap- porter, sur l’acide carbonique de l’air marin, j'en ai fait d’autres sur l’eau de la zone littorale. La région littorale est une des plus intéressantes pour le biologiste, tant par la richesse que par la diversité de sa faune et de sa flore. De plus,. depuis quelques années les animaux qui l’habitent ont été l’objet d’un grand nombre de travaux dans lesquels ont été étudiées les variations de leurs réactions physiologiques (tropismes, behaviour, etc.). La zone littorale a encore une grande importance au point de vue pratique puisqu'elle est la région de pêche la plus exploitée. Cependant, les données physico-chimiques sur cette zone sont très peu nombreuses, la plupart des recherches ayant eu lieu sur les océans, au large, et n’ayant porté que sur les variations en profondeur.
Je me suis occupé des variations de température, de densité et de teneur en oxygène de l’eau de la côte et des mares supra- littorales.
1° HISTORIQUE
On sait par de nombreuses observations que la température de l’eau de mer varie avec la latitude, les vents, les courants, etc. Par contre, les recherches faites a la côte sont tres peu nom- breuses. Les variations doivent y étre cependant plus grandes a cause des marées et de l’influence de la côte elle-même.
Pouchet et Chabry ont étudié la température du port de Concarneau pendant plusieurs années et sont arrivés aux con- clusions suivantes :
« Le tableau des années 1882 et 1883 montre que la tempé- rature varie avec l’heure de la journée; elle est toujours plus élevée a 5 heures du soir qu’a midi et a midi qu’a g heures du matin, et cela soit au fond, soit à la surface. La différence du man au soir mest du reste que de 1/2 degré; elle trahit
(111)
RE a SE a Sein Ae ety RU id abil a i le f , , 1 EN 5 Er ai A CAL 4 I DR AU Er CN 2 RE N 1 * : a 0% \ À ae
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l'influence du voisinage de la cöte..... Au voisinage de la céte, a l'entrée des estuaires, dans le port de Concarneau, le thermo- metre enregistreur donne les courbes suivantes: Chaque jour ramene deux maxima et deux minima et l’intervalle qui les sépare est exactement celui des marées. Dans certains points du tracé, on remarque deux sortes de maxima de grandeur diffé- rente alternant avec régularité..... L’explication de cette parti- cularité est facile à donner. Le thermomètre mouillé à l’entrée d’un estuaire (la rivière du Moreau, la rivière de Saint-Servan, la rivière de Benodet) est arrosé par l’eau du large au moment du flot, et à ce moment il se refroidit; pendant le jusant, il est arrosé par un courant de sens inverse plus chaud que le précé- dent, l’eau s'étant échauffée par son séjour dans l’estuaire. Or, l’eau monte et descend deux fois par 24 heures; mais on conçoit que, si l’une des hautes mers a lieu la nuit et l’autre en plein midr, l'eau sera dans des conditions toutes différentes pour s'échauffer dans l'estuaire: il en résulte que l’un des maximums est moins élevé que l’autre, car le jusant du matin ramène une eau moins échauffée que le jusant du soir. Mais à cause du retard de la marée, le jusant du soir se transforme apres huit jours en jusant du matin, et à ce moment, au lieu de déterminer le grand maximum, il determine le petit maximum. »
Regnard a pris en 1888, avec un thermomètre enregistreur de son invention, la température de l’eau de la Manche près du Havre. Les deux graphiques qu’il a publiés montrent que la température de l’eau est beaucoup plus constante que celle de lair. Pendant la première semaine d’aoüt 1888, l’eau est a 14-15°; pendant la dernière semaine de 1888, elle est à 7-8° avec maximum journalier vers 4 à 6 heures du soir. Malheu- reusement, nous ne savons pas a quelle profondeur nia quelle distance du rivage furent faites ces mesures.
La densité de l’eau de mer doit varier à la côte avec la marée, la marée montante amenant de l’eau du large et refoulant l'eau douce dans les estuaires, la marée descendante permettant l'écoulement de l’eau douce des cours d’eau, du ruissellement et de la nappe d'infiltration.
Bi, Ca
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Les recherches sur cette question sont trés peu nombreuses. Seul, M. le professeur Jolyet, je crois, a observé des variations de densité de l’eau du bassin d’Arcachon, en rapport avec la marée.
L'étude de l’oxygène dissous dans l’eau de mer est peut-être moins avancée encore. Pendant longtemps, on s’est contenté de prélever des échantillons d’eau qu’on analysait après retour à terre. Ainsi firent Frémy en 1838 pour l'expédition de la Bonite et Moreau en 1843 à Saint-Malo. Dès 1869, l'expédition du Por- cupine montra que l’analyse des gaz dissous, pour être exacte, doit être faite immédiatement à bord, mais elle ne put réaliser cette analyse. Depuis, diverses méthodes ont été employées : methode de Jabobsen (1871) employée par son auteur pour l'étude de la Baltique, puis par Buchanan a bord du Challenger et par Tornoé à bord du Véringen; méthode de Knudsen, méthode de Pettersson, etc. Toutes ces méthodes sont basées sur le méme principe. L’eau recueillie dans une bouteille de modèle variable est, aussitôt arrivée à bord, portée à l’ébullition dans le vide. Les gaz qui s’en dégagent sont recueillis dans un tube puis analysés immédiatement ou après le retour à terre. Leur analyse a lieu volumétriquement : la vapeur d’eau est absorbée par l'acide sulfurique, l’acide carbonique par un alcali, la potasse généralement; l'oxygène par l'acide pyrogallique. Malheureuse- ment, ces analyses sont longues, et prêtent facilement à de nombreuses erreurs. De plus, elles nécessitent l'emploi à bord d'une pompe à mercure, et l’on sait les difficultés de son emploi à cause des oscillations du bateau, difficultés qui avaient amené M. le professeur Regnard à construire une pompe à roulis. En 1890, Natterer employa pour la première fois, pendant l’expedi- tion de la Pola, une méthode colorimétrique évitant l'emploi de
la pompe (méthode de Winkler) pour le dosage de l’oxygène
dissous. En 1891, M. le professeur Regnard publia quelques analyses faites à la pompe à Dieppe, à Concarneau, au Croisic. En 1896, Albert Lévy et Marboutin décrivirent une méthode colorimétrique de dosage de l’oxygène dissous dans l’eau de mer, modification de la méthode au permanganate de potasse, mais ils ne l’utilisèrent pas pour des recherches océanographiques.
(111)
en Enfin en 1904, Niels Bjerrum fit, avec la methode colorimétrique de Winkler à l’iodure de potassium, une série de dosages dans les detroits danois.
Mais toutes ces recherches, dont beaucoup sont d’ailleurs incertaines, n’ont donné de renseignements que sur l’eau du large et ses variations en profondeur. La question de l’oxygéne dissous dans l’eau de la côte reste donc entière.
2° RECHERCHES PERSONNELLES
Comme on le voit, la région littorale, la plus intéressante pour le biologiste et le pêcheur, est restée la moins explorée. J’exposerai successivement les méthodes que j'ai employées et les résultats que j'en ai obtenus.
a) Méthodes. — Mes analyses ont porté sur l’eau du rivage et celle des mares supralittorales. Dans les mares supralittorales, je plongeai directement dans l’eau le thermomètre et la pipette a deux robinets de M. Albert Lévy pour le dosage de l’oxygéne. A la côte, un vase de verre était rincé plusieurs fois avec l’eau a analyser, pour étre en équilibre de température avec elle puis il était empli d’eau. On y plongeait la pipette, le thermomètre et le densimétre. Les mesures étaient ainsi aussi exemptes que possible de toute cause d’erreur. La prise d’échantillon ayant toujours lieu soit à l’extrémité des viviers du laboratoire, soit dans les rochers voisins de la cale de la halle aux poissons toute proche du laboratoire, l’analyse suivait immédiatement, avant toute modification possible de l'échantillon.
La température fut prise avec un thermométre ordinaire gradué en dixiemes de degré, la lecture étant faite dans l’eau.
La densité fut prise avec un aréomètre de R. Küchler d’'Ilme- nau in Tubingen, donnant la quatrième décimale.
Le dosage de l’oxygène dissous fut fait par la méthode colo- rimétrique au bichromate de potasse d'Albert Lévy et Marboutin. Je décrirai ici cette méthode dont MM. Albert Lévy et Marbou- tin n’ont donné qu'une courte indication. Elle n’est d’ailleurs, qu'une modification de la méthode au permanganate de potasse,
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longuement décrite par M. Albert Lévy dans l Annuaire de l'Observatoire de Montsouris pour 1888.
La méthode si simple et si rapide au permanganate de potasse ne peut être employée pour les eaux très chlorurées et par conséquent pour l’eau de mer. Elle amène en effet un déga- gement de chlore et donne des valeurs d'oxygène trop élevées. Le remplacement du permanganate par le bichromate évite cet inconvénient.
Le principe de la méthode est le suivant : Si l’on verse dans l’eau rendue alcaline par la potasse un volume déterminé de sulfate de fer ammoniacal, il se forme du sulfate de potasse, l’oxyde de fer se préci- pite et en présence de l’oxygène dissous se transforme partiellement en sesquioxyde. Le dosage du sesquioxyde donne le poids d'oxygène contenu dans l’eau analysée.
L'analyse se fait de la manière suivante: une pipette à deux robinets, modèle de M. Albert Lévy (Fig. 2), dont le volume est exactement jaugé (101, 103, 114" pour les pipettes employées dans nos recherches), est emplie de l’eau à analyser. Pour plus de précautions, la pipette est préalablement rincée plusieurs fois avec cette eau puis égouttée. Le remplissage se fait, sans bar- botage d’air, en plongeant dans l’eau la pipette, ses deux robinets ouverts. Quand Ir Bipette est pleine, on férmeles deux pe.
2. — Dispositif robinets, puis on place la pipette sur un d'une analyse d’oxy- N gene dissous dans
support de façon que son extrémité infé- ‘eau de mer.
rieure plonge dans un petit vase contenant
2cme d'acide sulfurique au demi. Dans l’entonnoir supérieur, on verse 2°™ de potasse à 10 °/, qu'on introduit dans le liquide par le jeu des deux robinets, en ayant soin de ne pas laisser pénétrer de bulle d’air. Il se forme dans la pipette, un précipité riziforme de magnésie qui se dépose au fond; ce précipité ne gène en rien l analyse et se redissout d'ailleurs en milieu acide, à la fin de
(III)
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l'opération. L’entonnoir supérieur est lavé à l’eau distillée puis essuyé pour qu'il n'y reste aucune trace d’alcali. On y verse alors 4°” de la solution de sulfate de fer ammoniacal qu’on fait pénétrer dans la pipette par le jeu des robinets. L'eau qui s'écoule par le robinet inférieur entraîne quelques grains de magnésie et parfois un peu d’oxyde de fer, mais son arrivée dans l'acide concentré empêche toute oxydation. On agite la pipette pour assurer le mélange des liquides et l’on voit se produire un précipité brun d’oxyde de fer. Pour revenir en milieu acide sans contact d’air, on verse dans l’entonnoir supérieur 2°™ d’acide sulfurique au demi puis on ouvre seulement le robinet supérieur. L’acide, grâce à sa grande densité, se mêle au liquide de la pipette et dissout les grains de magnésie et les sels de fer. Quand la liqueur est devenue incolore, on la verse dans un récipient où l’on y joint le liquide du vase inférieur et l’eau de lavage de la pipette. Le liquide ainsi recueilli contient un mé- lange de sulfate ferreux et de sulfate ferrique. Au moyen d’une burette de Mohr, on lit la quantité de la solution titrée de bichromate de potasse nécessaire pour ramener tout le fer à l’état de sulfate ferrique, la fin de la réaction étant indiquée par le procédé de la touche, au moyen du ferricyanure de potassium (sel jaune). La lecture repère se fait en opérant sur la même quantité de sulfate de fer ammoniacal resté constamment en milieu acide. La différence des deux lectures donne la quantité d'oxygène contenue dans l’eau analysée.
Voici, par exemple, le détail d’une de ces analyses.
La lecture repère. a montré que r16°%2 de bichaomares potasse sont nécessaires pour peroxyder 4°™ de sulfate de fer
ammoniacal. La lecture faite après analyse n’a plus donné que
5eme 1 de bichromate. C’est donc que l’eau analysée contenait une quantité d'oxygène égale à celle que dégage 16,2 — 5,1 — 11% 1 de la solution titrée de bichromate. Sachant que ime de la solution de bichromate fournit 0”8 16 d'oxygène, on en conclut que l’eau soumise à l'analyse contient 0,16 X 11 = 18 776 d'oxygène. Comme la pipette employée avait un volume de 103", le volume d’eau analysé a été de 103°"° moins 2% de
potasse et 4°™ de sulfate de fer ammoniacal, soit 97%. On en
‘ » 2 ¥
déduit facilement la teneur en oxygène dissous d’un litre de 1.776 >< 1000 €ette eal : Be — 18,593.
Cette méthode a l’avantage d’être très simple et très rapide : 20 à 25 minutes suflisent pour faire un dosage. Le matériel nécessaire aux diverses opérations est peu volumineux et faci- lement transportable. Elle peut donc servir en mer, a bord, comme je m’en suis assuré pendant plusieurs sorties du vapeur garde pêche le Pétrel.
Les résultats sont très exacts, comme le prouvent les déter- minations suivantes faites par MM. Albert Lévy et Marboutin sur une eau de mer expédiée dans une bonbonne de Concarneau a Paris.
1" analyse au bichromate 07352 We — 92232 is — — Cae nt 4°. par la pompe à mercure 9g 51
Les déterminations que J'ai faites sont exactes à o"8 16 près.
Les objets nécessaires pour faire une série d'analyses, sont une burette graduée pour le bichromate; une pipette à deux robinets pour l’eau à analyser; trois pipettes dont deux de 2°™ et une de 4°™°; un flacon d’acide sulfurique; un de potasse; un de sulfate de fer ammoniacal; un de bichromate de potasse; un ede terricyanure de potassium; un- matras de 150% environ; un support; une plaque de porcelaine.
Les diverses liqueurs que j'ai employées sont titrées de la manière suivante :
Acide sulfurique. Mélange à volumes égaux d’eau et d'acide sulfurique pur, dans une capsule de porcelaine, à cause de l’échauffement.
Potasse : liqueur au dixième : 1008" de potasse par litre d’eau distillée. |
Bichromate de potasse : la liqueur normale N fournissant
(111)
yg Bee | : | N par litre 88" d’oxygene, on emploie une liqueur $a faite en dis- solvant 18966 de bichromate de potasse cristallisé dans un litre
me
Sie : We À d'eau distillée ; 1°™° de cette liqueur tourmt Fo Oo 16 d’oxy-
gene. La solution conserve son titre presque indéfiniment. Sulfate de fer ammoniacal. La liqueur normale étant celle qui emprunte au permanganate par litre 88 d'oxygène, on se
N sert d’une liqueur “= obtenue en dissolvant dans un litre d’eau
distillée 31836 de sulfate double de fer et d’ammoniaque pur et desséché. La liqueur ne se conservant bien qu’en milieu acide, on y ajoute par litre 4°™° d’acide sulfurique pur. Le titre de cette solution doit être fréquemment vérifié à cause de son altérabilité. Voici, par exemple, les quantités de bichromate de potasse nécessaires pour oxyder, à diverses dates, 4°™ de la même solution de sulfate double :
Palen. re. ee 7 30 a APE CURE 16 8 LOL CRE Re PME 19 40 D RL DRM AGE RAR M em
La vérification du titre de ces diverses solutions est faite au moyen de l’acıde oxalique. | L'analyse doit toujours être faite immédiatement après la prise. Divers auteurs ont montré, en effet, que les microorga- nismes de l’eau font peu à peu varier sa teneur en gaz. Il y a enrichissement en oxygène quand la majorité des organismes sont à chlorophylle et que la bouteille qui les contient est exposée à la lumière, appauvrissement au contraire quand la majorité des organismes sont animaux. J’ai observé des phéno- mènes semblables. Des pipettes pleines d’une eau riche en plankton végétal étant exposées à la lumière, la formation d’oxy- gène y était telle qu’il se dégageait bulle à bulle, ayant dépassé son coefficient de solubilité. D'autres pipettes étant restées à l'obscurité pendant un temps variable se sont au contraire
appauvries peu a peu en oxygène, comme le montrent les nom- bres suivants :
2 5 IE UL Be eli me ee 17° 77 d'oxygène par litre me Après la prise..:...... 1708213 — 2 jours a 19092 —
Deux autres pipettes pleines de la même eau riche en copé- podes ont montré un appauvrissement encore plus rapide :
Fat... ne AA: RES 17°™° 77 d'oxygène par litre après 1 Jour d'exposition au soleil 15 61 —
Ces nombres montrent combien il est important que l’analyse de l'oxygène dissous suive immédiatement la prise.
b) Résultats. — Pour connaître influence de l’aeitation sur o
la teneur en oxygene de l’eau de la cöte, on pourra consulter les analyses suivantes :
TABEBAU: TI. CE DATE HEURE R Ap D = = = OBSERVATIONS LE Juillet 23 2.30 s. | 760.0 | 18.5 |1.025 18.27 Pluie, forte houle, vent S.-O. — 23 5 Se 72929 1870/1020 10027 — me 2% | 3.30 s. | 760.0! 19.5 1.024 | 17.61 Légères ondées, mer calme Mer 24 | 6-50 s. | 760.0 | 19.5 |1.025 DUT Ciel gris, mer calme nr 27, | 0 S. | 765.4] 18.8 |r.026 | 18.10 Ciel gris, houle, vent S.-O. 58.3 s. | 767.0] 20.r |1.024 ee] Ciel gris, mer calme, vent S.-O. a 0 | 8.30m. | 763.6} 18.2 |1.025 18.43 Soleil, mer calme fe 0. | 2.30 5: | 764.2 18.9 |1.0264| 17.94 -— 550 | 4.30 s. | 765.3 19.2 |1.0266| 18.10 Nuages, mer calme Be) 0 "m. | 767.4 | 37.1 1.0271] 17.04 Soleil, mer calme, vent N.-O. Sue 4 S. | 766.1] 19.1 |r.0265| 18. ro =
eg
| Ces analyses ont porté sur de l’eau prise à la cale du marché aux poissons.
J'ai, à deux reprises, relevé exactement, d'heure en heure,
pendant vingt-quatre heures la température, la densité et la
teneur en oxygène de l’eau de la côte prise à l'extrémité du
vivier du laboratoire. (11x)
La première série d’observations fut faite du 3 août à 6 heures du matin au lendemain 4 août à la même heure, pendant une marée de morte eau. Les résultats obtenus sont réunis dans le tableau et le graphique suivants (Fig. 3) :
TABLEAU II.
= : HEURE = = |DENITE] = & : en pa = OBSERVATIONS de la prise = 2 (1) |S & 6h m. 7053, AG GOM|t CUP Ciel gris, mer calme 7 769.6. 18.0 266| 17.44 7 8 705.83, 18.4 2606| 17.44 — 9 70540 | TO 202 17:77 Soleil, mer calme ıoh 15 700.0418. 1 2608| 17.28 — 1230 702.9.|.18- 2660] 19.42 — Pleine mer à 114 36(H = 36) [2] midi 15 765.0 | 18.8 200! 19.42 Soleil, mer calme 16.30, 5.24 709). 8 |G). a 2065| 19.57 = 2.730 765.6 | 19.4 264| 20.42 = PTS FOS: DA Ow 264] 19.26 Ts Ar 705.34. 79-4 264| 18.76 = DAS 764.9 | 19.9 266] 18.60 ae Oe) 764.8 | 19.9 206| 18.76 CE Basse mer à 5h 45 (H = 17) 119 764.8 | 19.8 207| 18.76 Soleil, mer calme 8-45 764.8 | 19.8 266| 18.27 Nuit, mer calme 10°, 15 704.7 | 19.4 2071 18.27 a Lie 764.5) 19.2 268] 18.10 + minuit 15 .704.17.10.2 268| 17.6 En Pleine mer à minuit ıım (H = 36) Th 50m. 4703 (64) 20.1 265] 16.79 Nuit, mer calme Dears 7034 18.2 270| 16.06 = Byer is 703.32, 228%0 269| 17.28 — ANDRE 702.8: 18.4 270| 16.29 Jour, brume, mer calme 5 702.74 44078 268| 16.46 | - = 6 702.9 | 18.3 206] 17.61 Soleil, mer calme Basse mer à 6h18 (H = 16)
(1) Les densités sont données dans ces tableaux sans aucune correction, [2] H : hauteur de la marée d’après l’Annuaire des Marees.
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Fic. 3. — Graphique des observations du 3-4 août (morte eau).
La deuxième série d'observations fut faite du 12 août à 6 heures du matin au lendemain 13 août à 6 heures du soir, pendant la grande marée suivante. Les observations furent interrompues pendant quatre heures de l'après-midi du 12. Voici les résultats obtenus :
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— 22 —
TABLEAU II.
= Ë HEURE = = ee : S — |DENITE = = OBSERVATIONS de la prise = 2 Qe oS = = = ABB VE SERBIEN as ake en a | 6h m. 108400 11.0271]. 192.07 Soleil, mer calme Pleine mer 5837 (ia = 49) 7 768.6 | 16.4 2731 10.20 Soleil, mer calme 8 768.8 | 16.5 27 31178 ee! 9 769.4 | 16.8 271 0,28 — 10h 15 769.6 | 17.8 270| 17.28 = eB 5 770 17.9 269| 17.77 — midi. 15 770-0108 20719008 = Basse: mer a 118521) TH 30 Suen 1770.32 10.8 266| 19.09 ‚Soleil, mer calme 2. 103 20: 2 TO 207| 18.03 ae 6 30 770.04 AZO 270| 17.44 Nuages, mer calme Pleine mer “a 5255 (El == 46) E30 770.0 17219 270| 17.77 Nuages, mer calme SAS TO SALON 270| 17.04 Nuit, mer calme | 10 770.7) LS 269| 17.94 ae II 770.8 | 18.0 208] 18.12 = minuit 770.9 | 18.1 270| 17.96 = Basse mer à minuit 9 (H= 8) 1h m. 770 -7 | Len 268| 16.79 Nuit, mer calme 2 7170.31 10.3 270 17 02 — 3 770.4) 78.1 268| 17.28 | wale 4 770.4 | 18.2 209| 17.62 — 5 770254 wig) 270| 17.28 Nuages, mer calme 6 779.2 39.7 270| 17.49 = Pleine mer à 6h 13 (H = 44) 7 779.3 | 27:9 270| 17.11 Nuages, mer calme 8 FIO). Fale kG 269] 17.96 Brume, mer calme 9 770:.9 | 17.7 268| 18.12 = Io ig it 18.0 268] 18.46 = 11 77a 28.2 209| 17.62 Nuages, mer calme midi TPP eal Lone 266| 17.62 Sete Basse mer a midi 27 (H = 8) Th 45 5 TE AN 10.0 265| 19.30 Nuages, pluie, mer calme 25 30 I AA kh Oral 267] 18.29 == 4 700) AO 268] 19.13 Brume, pluie, mer calme 5 770.8| 18.4 268] 18.80 Nuages, mer calme 6 770.6 | 18.1 209| 18.46 == Pleine mer à 6h 32 (H —45) 7 77.0 178.1 270| 18.12 Nuages, mer calme
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— 24 —
Enfin, dans une troisième série de recherches, j'ai observé jour par jour, les variations de densité et de teneur en oxygène de l’eau d’une mare supralittorale où M. G. Bohn étudia les variations du mode de vie d’un Copépode libre, Harpacticus fulvus. M. G. Bohn décrit ainsi le lieu de nos observations : « À Concarneau, entre le laboratoire et la halle aux poissons, dans les flaques d’eau supralittorales, vivent des multitudes de Copépodes rouges, excessivement petits, appartenant à l'espèce Harpaclicus fulvus. Pendant les périodes de morte eau, la mer n'atteint pas ces flaques où s'accumulent des débris de poissons et des matières organiques diverses en voie de putréfaction; petit à petit, l’eau devient excessivement impure. Pendant les périodes de grande marée, les vagues viennent balayer toutes ces impuretés et l’eau redevient pure. » Mes observations ont porté sur une mare dont le fond était tapissé de Fucus et dont l’eau n’était en communication avec la mer que par les marées de 42. Les résultats se trouvent dans le tableau et le graphique suivants :
TABLEAU IV.
HAUTEUR
de la marée
DATE OBSERVATIONS
DENSITE Oxygène dissous mg. par litre
—lo_[ DT
Juillet; 31%) 47 | 21,0) 140244 28 82.1 Soleph
NODE 11391 38 23) 20.810 i m De a 27.120,00 6 nd OLE. DA TANZEN Nee Sry O0 Do 28 | 15.61 | Ciel gris ee ae aS 31 | 13.92] Soleil Se NT AO age 30 | 10.40] — Communication avec la mer =) 0420045 26 [16.451 — — == ON RTS 27 | 16.096 | Ciel gris =
2A} 16.1 11 Pluie = 23 | 16.96| Nuageux — 21-1 17.451 Soleil ee
24 | 16.62 | Pluie = 23 | 16.28 | Soleil | 2 24 | 14.60 | Ciel gris 25 | 11.58 | Brume 25.1 10.961 Soleil
a NT |) Se 26.70.30. Communication avec la mer |f-
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Presque toutes ces mesures furent prises à la même heure, onze heures du matin.
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Fıc. 5. — Graphique des observations faites sur la mare supralittorale a Harpacticus.
3°22 CONCLUSIONS
Le nombre des séries d’expériences relatées ci-dessus est encore trop petit pour qu’on puisse en déduire des lois générales relatives aux variations des conditions physico-chimiques de l'eau de la côte. Toutes, en effet, ont été faites au même lieu et à la même époque. J’essaierai cependant d’en extraire les indi- cations qu’elles nous donnent et les problèmes qu’elles soulèvent.
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— 26 —
a) Température. — La température varie pendant la journée; son maximum a lieu de 2 à 5 heures de l'après-midi, son mini- mum au lever du jour. Ces conclusions sont très voisines de celles de Pouchet et Chabry. Les variations dues à la marée qu'ils ont observées dans l'estuaire du Moro perdent leur impor- tance à la côte. Peut-être cependant faut-il attribuer à la marée le fait que le maximum de température du 3 août a eu lieu à 5 heures, la basse mer étant à 5" 45 tandis que les maximum du 12 et 13 août ont eu lieu vers 2 heures, la basse mer étant vers midi. Mes observations ne sont pas encore assez nombreuses pour résoudre cette question.
b) Densité. — La densité varie avec la marée, les plus faibles densités s’observant à marée basse, les plus fortes à marée haute (1). Cependant, les variations de densité sont loin d’être aussi régulières que celles de la température et de l'oxygène dissous; divers facteurs atmosphériques (insolation, pluie), océaniques (courants) ou géographiques (ruissellement et infil- trations d'eau douce) pouvant les modifier. Les écarts de densité sont moins grands à la côte que dans les estuaires ou à la sortie d’un étang alimenté par une rivière (bassin d'Arcachon).
Il se peut qu'ils soient en rapport avec la nature du sol de la côte; des recherches faites en différents lieux seraient intéres- santes à cet égard.
Il y a lieu de remarquer sur les graphiques du 3 et du 12 août une série d’oscillations de densité, de température et d’oxyge- nation de l’eau se produisant vers 2 heures du matin. Je ne sais à quoi sont dues ces variations, ni si elles sont constantes en tous lieux et en tous temps.
Dans les mares supralittorales semblables à celle que j'ai étudiée, la densité ne varie pas avec la marée, mais bien avec les grandes marées; sauf les irrégularités dues aux apports d’eau douce par les chutes de pluie, etc., elle a un rythme de quinzaine, augmentant pendant les marées de morte eau (jusqu’à 1,031) pour baisser ensuite pendant les grandes marées.
(1) Il serait intéressant de savoir si les variations de densité synchrones de la marée sont dues à une variation quantitative ou qualitative des sels de l'eau de mer.
— 27 —
c) Oxygène dissous. — La teneur en oxygène dissous de l’eau de la côte oscille entre 16 et 208 par litre. On sera surpris de cette richesse; mais elle est explicable par la faible profon- deur de l’eau qui laisse pénétrer facilement la lumière jusqu’aux algues vertes tapissant le fond, ce qui provoque dans la journée une abondante assimilation chlorophyllienne et un fort déga- gement d'oxygène. C’est également à cette cause que sont dues les variations journalières de la teneur de l’eau en oxygène. En effet, la quantité d’oxygene dissous augmente dans la journée jusque vers 2 heures de l'après-midi, heure de la plus grande insolation puis diminue ensuite lentement jusqu’au lever du jour suivant. Les variations sont plus grandes par les jours ensoleillés que par temps de brume ou de pluie. Le fait que la courbe de l'oxygène est synchrone de la courbe de température est une preuve de l'influence de l'assimilation chlorophyllienne puisque le coefficient de solubilité des gaz est inverse de la température.
On pourrait supposer que l’agitation de l’eau a une grande influence sur son oxygénation. Cependant les analyses rappor- tées dans le tableau | faites soit pendant la houle, soit pendant le calme, montrent que ce facteur a fort peu d'importance.
Il est vraisemblable aussi que la richesse de l’eau en plankton influe sur sa teneur en oxygène; mais je ne possède pas encore de données à ce sujet.
Les observations faites sur la mare supralittorale à Harpac- licus sont très intéressantes. Elles montrent un appauvrisse- ment de l’eau en oxygène coïncidant avec une augmentation de densité. A quoi faut-il attribuer ce phénomène? Y a-t-il un rapport entre ces variations? M. G. Bonnier suppose dans un ouvrage récent (1), à propos des plantes terrestres de la côte, qu'il y aurait un optimum de densité particulièrement favorable à la fonction chlorophyllienne des algues, toute augmentation de celle-ci correspondant à une diminution d’activité de la fonc- tion chlorophyllienne. Est-ce à cette cause qu'il faut attribuer la diminution de l'oxygène dissous? Malheureusement les bota- nistes n’ont guère étudié les variations physiologiques des algues
(1) G. Bonnrer. — Le Monde végétal. Paris 1907.
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dues a la température, a la densité, etc., et je n’ai trouvé aucun renseignement a ce sujet dans le récent ouvrage d’Oltmanns Morphologie und Biologie der Algen.
Comme on le voit, l’etude de l’eau de la côte est encore bien peu avancée. Et cependant elle souléve et pourrait résoudre un grand nombre de problèmes des plus intéressants. Je l’ai entre- prise cette année, mais je n’ai pu songer a dégager de mes observations ce qui est particulier au lieu et à l’époque où je les ai faites de ce qui est général sur toutes les côtes et en toutes saisons; il faudra encore de longues et patientes recherches pour découvrir les lois des facteurs physico-chimiques qui con- ditionnent la vie des êtres de la zone littorale.
Je n'ai pas encore parlé de l'influence de ces facteurs sur la vie des animaux de la côte. Depuis quelques années, on a signalé chez ceux-ci de curieux rythmes de vie : rythmes jour- naliers, de marée, de quinzaine, saisonniers, etc. Il y aurait lieu de rechercher, quand nous connaitrons mieux ces divers facteurs, quels sont ceux qui influent le plus sur les variations d'activité des êtres littoraux.
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(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco)
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SERVATION S DE. TEMPERAT URE DES EAUX. =
INES ARCTIQUES FAITES PENDANT LES _
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CAMPAGNES DU YACHT PRINCESSE- ALICE
Par le Dr Jules Richard |
Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes : Pe
10 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès a
ÿ internationaux. Me AS Nae de eee ieee Vin 2° Supprimer autant que possible les abréviations. UN a er, 30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indications D bibliographiques. - ED AIO UC RCE a ane 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique Yeting 2 ae RT SR 5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc. au AR Wolf (H. B. Jo ce a l’encre de Chine. ve = , =
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originaux mais sur r les papiers: os. calques les recouvrant. | = ea ERS 7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur A papier procédé. ER SX PRE 80 Remplacer autant que possible les planches a des figures aise de:
_ texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart 2 grands que Fe la dimension définitive qu’on désire.
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Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. als peuvent, en. outre; SCH faire tirer un nombre quelconque — faire la demande Sur le manuscrit — suivant le tarif suivant: _ she + LUS een
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50 ex. | 100 ex. | 150 ex. | 200ex. | 250 ex. | LIE
Be nes quart de feulle 4.12)" 480 520 | 6f 80 LAPS | ro 40 | 1780 ‘Une demi- foules rs) 4 70% 20) 70,1 8 80 TES NE 13 40 | 22 80 | Une fenille entiere,...... | ‚8 10°} 9 80:} 43 80 | 46 20 | 19/40” #2 ko
Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il ya lieu. wa oe
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BULLETIN DE L’INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE (Fondation ALBERT§I*, Prince de Monaco)
No 112. — 10 Mars 1908.
Observations de température des eaux marines arctiques faites pendant les campagnes du yacht Princesse-Alice
_ (1906-1907).
Par le D' Jules RICHARD
CAMPAGNE DE 1906.
Dans le courant de cette campagne je me suis particulière- nent attaché à exécuter des séries verticales de températures et le prises d’eau. Les échantillons d’eau recueillis ont été étudiés lans le n° 88 de ce Bulletin par M. Allemandet, qui a notamment léterminé la salinité et aussi le point cryoscopique. Je ne rap- yellerai que la première de ces données.
J’ai noté en outre un assez grand nombre de températures le surface dont certaines présentent un intérêt spécial.
TEMPÉRATURE
Heure Air Bau
5 juillet. Vestfjord, près Vile Rost (Lofoten) 2h Pum 0,093 9° De 405: N: 16037” E.. (Gr.) brume . 9 au ono 243 14.37 13430 — — 4 pm. 38 25
M ig 31 II 20 — 9 al AS 5 78.28 10 30 — 4 Don 22 0 3 6
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A DE Les N net Heure Air Eau 17 juillet. 79°53’ N. 10635 B. Gr) 8h a:m.' aa 305 à (Au nord du Spitsberg) ; a. 800 3 Near reqs) Gr) 3 | 30). pam eee 359 : : Tout pres des glaces flottantes nn (M. le D' Portier a obtenu 2° 2 dans l'eau de la banquise 4 fe même, entre les glaces). | : Ay. | 19 juillet. Mouillage à la côte sud de liîle 1 Hi. ve Amsterdam | gh p.m. 402 # “ | | ER (M. le Dt Portier a obtenu 3°54 157 de profondeun es 4 $, 25 juillet. Baie Wijde (eau trouble jaunatre) 6h 45’ p.m. 904 goo) 0 ‘4e —- — = =. 04 à = (eau bleue) | HA dar Re at Cette tache d’eau bleue froide était très limitée et provenait ® peut-être d’un courant ascendant local dû à une inégalité du
fond et agitant les couches superficielles voisines.
26 juillet. Baie Wijde, mouillage à la côte E. de l’Eastfjord, — série verticale entre 4125 et 6"24. (Stn. 2439) Ain age
Heure Profondeur Température 49 25. pin. om 492 4 47 3 453 2 3 D 3 2
3.8 5 2 0.8 SER 2 640 5 50 2 5,29 6 - O SM 6 I G7 6 50 - 0 5 40 7 - O > 47 7 a 0.24 7 - 0 5:40 10 - O 5759 13 - 0
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L’eau trouble de la surface est de l’eau douce venant des rivieres et qui s’échauffe jusqu’a 4°2 par le soleil en se mainte- nant ala surface par sa faible densité. (Dans des conditions analogues le 13 juillet dans le havre Coal (baie King) J'ai trouvé que l’eau boueuse de la surface avait pour densité 1,00100 tandis qu’à quelques centimètres au-dessous, l’eau beaucoup plus claire était plus dense (1,01405). La température diminue graduelle- ment jusque vers 5 ou 6™ de profondeur puis passe au-dessous de o° (eau polaire). On peut voir que suivant lheure on a des températures différentes pour une même profondeur. Cela tient sans doute aux remous et aux mouvements causés par exemple par te déplacement du yacht à l’évitage suivant le vent, etc. Nous verrons le méme fait plus accentué ailleurs.
Vers 6"30 du soir on voit la couche boueuse superficielle changer rapidement de place et se montrer moins étendue, sans doute sous l’influence du vent.
28 juillet. Baie Wijde, mouillage de Lake Valley, dans la région nord de la côte W. (Stn. 2441). Air 4°. Le mouillage est au nord d’une flèche qui limite une lagune et qui protège du sud. |
Heure Profondeur Température 10°20 a.m. om ous 1025 I 2.085 10 32 2 0 65 u 37. pm. 2 32 ee ,8,2.m. 3 0.25 10 45 4 O 19 207 SI a) ©) By E240) p.m. 5 06 10 58.4.1. 6 Os) 12 40 p.m. 6 0.5 Wie 9° 2.0: 7 O 5 A AE S OMS MS 9 0 6 11 St 10 045 14:59 IT 0 49
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Ar; 12 0 38
16:56 19 0,33
E23 CO patie 14 o 30
12.30 15 - o 30 (?)
12525 17 Or
12 9 21 I fond
12 10 21 0 97
Cette série est très irrégulière à cause des remous etides courants suivant l'heure et la marée. Ainsi à 10°30 à 2" l’eau est à -+ 0°65 tandis qu’elle atteint 3°2 à 12h57. Le — 0°30 de 12h30 est sans doute une erreur de lecture pour + 0° 30 ? Dans la série normale la température de la surface est comme à la Stn. 1437 assez élevée à la surface mais sur une moins grande épaisseur et il y a, entre am et 67, une ‘couche beamcomm pis froide tandis que l’eau du fond est relativement chaude. On ne ~ constate pas ici la présence d’une couche profonde à température au-dessous de 0°, ce qui est sans doute dû à ce que en ce point l’eau est beaucoup plus brassée que dans la Stn. 1437 beaucoup plus éloignée de entrée de cette baie profonde et où les eaux ont sans doute des mouvements bien moins accusés.
30 juillet. Mouillage de Hollandar Point, ile Amsterdam. (Stn..2447). Pond aig. Ar.
Ileure Profondeur Température I Sor pin OF 4° 65 2 50 I 5125 2 2 122 2.42 3 4 85 2 36 4 575 DNS 5 4 9 on 7 49 2 10 4 5 3 12 RM 2 1G 15 46 2 ur 15 4:55 2,25 16 4 6
eh Re
Le mouillage se trouve juste par le travers de North Gat; il soufflait un vent d’W. assez fort.
On voit que toute la couche de l’eau est à environ 4°5 — 5°, dans ce point où les eaux du N., du S. et de l’W. se rencontrent et se brassent; on n'est plus dans les conditions de l’Eastfjord dans le fond de la baie Wijde longue, fermé et abritée.
D 23.1001..,7900535 N. 100 15° E. OMe." SUD FAC CMD or
(au lange des seven Icebergs):
moe N. 100) 5 E. 8h20 p.m. surface 504 (Au large des Seven Icebergs).
2 aout. Mowillage, cote E. de la partie N. de Prince Charles Po land. Fond-a 1o™. (Stn. 2454). Air, de 298 à 3°4.
Heure Profondeur Température Salinité 10/20 a.m. om 6° 34.18 10-19 5 à Ob 10 8 14 3,09 TEMPERATURE Heure Air Eau
4 août. Mouillage, côte E. de la partie N.
de Prince Charles Foreland. Sur am.) 24080800 73020) N. „9045 E. SD mie 53 A environ 3 milles de la côte W. de
Prince Charles Foreland. or En entrant dans l’Icefjord. 635) ARE DS
Par le travers de la baie Coal. (In- fluence des grands glaciers de
la. cote N.). Il ED 5 aout. Entree de la baie Advent. minuit 5 6 2 Mouillage de la baie Advent. — 37 7 8
(Eau jaune et très trouble. Salinité 4.20
Mouillage de la baie Advent. OASIS 7 5 (Eau jaune et très trouble).
(112)
me ne
5 aout. Mouillage de la baie Advent. Eau jaune et trés trouble. (Stn. 2471). Mond 724107
Heure Profondeur Température Salinité 11140 am. oF Sr 17.59 95 I 7 is 131 2 6 4 11425 3 6 + HS 4 502 A FLO 11 020 5 37 2 10 3.43 31.40 1094 20 4 33.04 10 45 30 278 10 159 40 2 50 10,25 50 2. 50 Gh Dy) 50 2 38 34525 Heure Eau 5 août. Debarcadere de la baie Advent. 9h50 p.m. 80
Au milieu, entre les rives N..et S. de da baie : par le travers de la pointe de la baie Advent. 7 4 7
Débarcadère de la mine de charbon, rive sud.
En dehors de la pointe qui protege le mouillage, dans une eau verte. 10 50 6
Oo
D’une des terrasses qui dominent la baie on voit très bien | la limite entre l’eau verte de l’Icefjord à 6° 2 environ et l’eau jaunatre, trouble, et peu salée de la baie Advent à 7° 4-8°.
7 aout. Mouillage de la baie Advent, à midi 30 l’eau est à 7° 1, # et à 115 du soir à 6° 95. Ce refroidissement est dû à l'absence de soleil, un brouillard bas durant depuis deux Jours.
TEMPÉRATURE TT N Heure Air Eau 8 août. Mouillage de la baie Advent. 7h10 a.m. 509 (Temps couvert). 9 — Mouillage de la baie Advent. 7 30 p.me 7x3 (Soleil toute la journée). 10 — Mouillage de la baie Advent. 9 "ame 77 (Soleil toute la journée). | — 104: DD. 8.3 — 10 40 7°4 . 801 à 9014
Près de la pointe de la baie Advent 11 32 8 8
— 7, = 11 aout. Dans l’Icefjord, en quittant | la baie Advent, l’eau de surface est à wg 6.
Mouillage du Havre Green (Green Harbour), par 39". (Stn. 2480). Série verticale.
© Heure roten Temperature Salinité
g'45 a.m. où 6°9 26.80 9 48 I 51
10.7 I 50 AS 9 42 2 302
10.15 2 Ae DD 32:40
10 20 2 4 40 9 36 3 3 62
10 26 3 3148
10 32 5 3 40 Selle 9 30 4 San: 9 24 5 3 30 Cae 10 SED DIBA) 9 10 20 3020 39102 a 30 3020 34.09 8 54 38 3 1OOn (i) 3419 9 59 38 3125 I. Vi
Les températures de 2™ et 3™ sont trés différentes suivant l'heure : il y a pendant toute l’operation un courant assez fort qui sort de la baie.
11 août. Mouillage du Havre Safe (Safe Harbour). A 10" 50 soir l’eau est à 5° ı à la surface.
12 août. Havre Safe. Commencé une série verticale près de la partie N.-W. du fond de la baie, très près de la partie la plus haute du glacier en un point où le fond est à 30™. 2 colonne: Sti. 2431, mer haute.. Les 3 dernières tempé- ratures ont été prises dans le N.-N.-E. au-dessus d’un fond
(1) Le lest ayant touché le fond, je crains que le thermomètre ait basculé trop tôt. C’est pourquoi on recommence à gh 59.
(112)
RRS STIL ae as ee D à AN RR a a We) + CO A PET [al DAT PIED RON PE PA ae de al ( i x Khao VAE |
towne RR tas Oe APT VAN H ete a f Mi RE at oa al } ne A Y
de 58", plus loin du glacier que les 4 premières. 2° colonne : : série faite au mouillage, à marée descendante sur fond de 21".
Sins, 24017
oo N
Heure Profondeur Temperatnre Salinite LOM same ox 4°5 27.08 9 58 2 6.55 30:25 9:25 OR Sad 9 19 10 | g. 12 20 4.2 32.81 9 © 9 3 7 33.44 9 50 an 3 34.16
Stn. 2484.
Heure ees eee ee A gro p.m: om 592 GT I Ye Da OP 17 0) 5 40 923 1,30 3022 DE 6 58 9:25 3 OT 8 59 5 02 8.33 10 5 95 8 46 20 do
On voit qu’à la même profondeur, à des intervalles de temps très courts (pour 1" 5o et 2"), la température varie notablement, sans doute à cause des remous. D'une facon générale toutes les températures prises près du glacier sont plus basses que celles du mouillage qui est plus éloigné, notamment la température à la surface.
À 11130 a.m.. l'air est à 7°, l’eau à 5°05. au mounlase: 5 13 ;
7. 20 pin, _ 48 — 5 — < TEMPERATURE — I, Heure Air Eau 13 août. 78048 N. 9°20’ E. 8h30 a.m. (5° 507.8
(Au large de Prince Charles Foreland)
vanilla: Pics
14 août. Mouillage de Cross Road (baie Cross).
8" a.m. dif 194 surface 3° 4
Stn. 2488 (fond à 13")
| Heure ge. a Salinité
G735.a:m. om 3 31.83 9 33 I 220 OQ) 27 2 2% 0
9 20 > 2 32.08
9 10 10 red 33.04
Orr 2 12 ee 99 12
Série prise à bord au mouillage.
Stn. 2489 (fond inconnu)
ner
Heure Profondeur 345. p.m, gu 2:9 2 ADI 5 4 44 10 Aa 20 4 29 30 4 20 40 Ar 12 50 Ang 60 5 60
Temperature Salinité 9° 3-05 I 45 3290 156 DD: 20 Dig 33.80 21 35.89 2078 34.09 Di 3A 91 2, °4 3450
Série prise dans le youyou au large du yacht.
Vers 6" 45 p.m. à 12" de profondeur au mouillage 1° 6.
S 30 Al aln 374
LE Le,
surface ı°8,
Temps couvert toute la journée.
15 aout. Mouillage de Cross Road.
16
LOT game
Gi 49...
an 394
9
3 4
— Mouillage de Cross Road.
10°15 a.m.
air 4°2
SRE sls 2 2
203
(112)
— Oe
Dans la baie Cross à 290", eau 0°7. | 7°35 p.m, air 4°2, surface 3955 a l'entrée dejla Bare 17 10) 30 3 au mouillage de Cross Road.
Pendant les sondages faits par le yacht dans la baie, la plupart à plus de 250™ ou 300”, la température de la surface oscille entre 3°4 et 3°62, en moyenne 315,
17 aout. Mouillage de Cross Road, pres des glacons qui entou- rent le yacht. aoa ny. air 2°9 surface 2° 2 2°30 p.m. se 3,73
La temperature de la surface oscille entre 3°55 et 4°5. Les plus hautes températures se trouvent du côté E. opposé aux glaçons flottants et recevant plus directement l’eau du large, le prolongement sous-marin du cap Mitre empêchant la côte ouest d'être directement influencée par cette eau.
Des mesures du courant de marée le long du yacht, au mouil- lage de Cross Road, donnent le 17 aout vers 9"-ro" du matin et >" du soir une moyenne de 6oo™ a l'heure:
18 aout. Mouillage de Cross Road. gr. a.m. air 304 surface 4°1
19 — Baie Cross. Moyenne de l’air 6°4 pendant les sondages fait en différents points de la baie. La température de l’eau de surface varie de 3°8 à 4°15 dans les mêmes conditions que le 17a0it.
20 août. Baie Cross. 2h10 p.m. air o08 profondeur 334m.
799.32 SME un 10049 E. II AD (Au large du cap Mitre)
21 août. Au large du Prince Charles Foreland.
TEMPERATURE TT Heure ARS è 78° 40° N° 62507 E. 504 78 44 6 56 11h25 a.m. 78 45 729 midi TAS. 30° 8 30 1h30 p.m. eee 718.33 30 10,70 4 30 4 6 70; > 10 30 6)
Preside la pointe N: de Prince Charles Foreland. 9 30
en
Les températures de l’eau de surface diminuent 4 mesure qu’on se rapproche de terre, deja hier soir en sortant on avait 4°3 au large du cap Mitre.
22 aoüt. Pres la pointe N. du Prince Charles Foreland.
9" 10 a.m. air 1°2 surface 4° 1 24 — Mouillage de la baie Muller, située au fond de la baie Cross. h 45 ae, f. 03 9" 45 a.m. airy 2" 4 surface 4
Sta. 2515 (fond. a, 23™)
———
Heure Profondeur Température 725 où 195 12 25 I | 43 10625 3 310 10 48 5 3 82 Ro 10 3. 18 0:58 22 3805
Le soir après 8 heures on voit contre le navire, vers le nord, une eau superficielle très trouble, boueuse sur à 5°” d’épaisseur et couverte par places de plaques de glace, épaisses d’environ D. tandıs que de l'autre côté du nayire l'eau est aussi claire que dans le reste de la baie et donne + 1° 9 à la surface. Etant allé dans une embarcation, je constate que, en appuyant sur la glace mince de façon que le réservoir du thermomètre ne soit recouvert que par 2 ou 3™™ d’eau, la température indiquée est — o°ı, tandis qu à 14% de profondeur le thermomètre donne 3° 3. Ce fait concorde bien avec l'observation de M. K. Schuh de Gmiinden. Ce savant a en effet constaté que, au moment de la congélation des lacs, la couche superficielle ayant o° est extré- mement. mince et n’a que 7 à 8™™; immédiatement au-dessous, l’eau varie de + 1°6 à+2° (1). Il faut employer un thermomètre à réservoir très mince. Celui dont je me suis servi remplit ces conditions et est divisé en dixièmes. L’eau trouble est une couche d’eau douce venant du glacier du fond de la baie et surnageant
(1) Ch. RaBor. Revue de limnologie, La Geog. (15 août 1901, p. 110).
(112)
Cg Mun RENTE
J ‘ | 1 4 CE REPAS PE eum titi a Dian uate Se
— 12 ==
sur l’eau plus salée. Son rayonnement amène un refroidisse-
ment marqué dans la couche tout à fait superficielle. Une petite brise se levant il n’y a bientôt plus ni eau boueuse ni glace au mouillage.
Je crois bon de mentionner ici quelques observations de temperature bien qu’elles aient été faites hors de la mer. Le soir vers 11 heures le thermomètre placé sur une grosse pierre, le réservoir étant à 1°" au-dessus d’un gros lichen noir et ainsi suspendu dans lair, donne + 0°6.
Dans une petite flaque d’eau douce le thermomètre donne, a la surface’: 3° 6;-et au-fond SHE
Dans une autre, à la surface 2° 9; et au fond, (8 à 10™) : 4°7.
La température superficielle plus basse est évidemment due au rayonnement.
Le sol est imbibé comme une éponge.
25 aout. Comme hier soir on voit a 8 heures, par un ciel splen- dide, à la surface de l'eau jaunätre très trouble, de la petite glace d’eau douce de 3™™ d’épaisseur que le canot fait cra- quer en nous portant a terre.
À g"45 du matin, à 13°" de profondeur la température du Sol, a terre, est »A.
A ıı heures du matin, au bord de la mer a maree basse, à l’ombre d’une pierre, on trouve 3° 9 dans 2°" de profondeur d’eau trouble au fond de la baie Müller.
A marée descendante un fort courant trouble de la rivière venant du glacier donne 4° 7 avant midi.
A terre, dans une flaque d’eau douce profonde de 5°", le réservoir étant à 2% de profondeur, on a à l'ombre 5°2, au soleil 5°5; et 5°42 en. plein courant au soleil dans za glet d’eau voisin; un autre ruisselet plus gros donne 3° 7.
27 aout. Dans la baie Cross. 11 36p:m; air 2° 2 surface 3°9
29 août. Entre la baie Cross et la pointe N. du Prince Charles Foreland la température de la surface est successivement : 39.5, 3°55, 3° 65, 3°79, à mesure qu'on va vers eee
ab et
31 aout. Havre Green (Green Harbour). Série verticale par 33™ de profondeur (Stn. 2527).
Heure 8255 8.592 8 46 8 39 8 32 8 23
Profondeur om 2 3 IO 20 +52
Température 3°60 3 68
D OS 02 LO QD D
25
Il est intéressant de comparer cette série avec celle de la Stn. 2480 faite au méme endroit; la différence porte surtout sur la température de la surface et sur celle du fond.
LS
2 septembre. Havre Green.
Au milieu entre les Havres Green
et Safe.
En quittant le Spitsberg.
On NN
N.
190272. Tans co 13 18 13 30 19549 TA. 5
Heure
9h15 a.m.
10 40
TEMPERATURE
SS en
Air Eau
202 305
Ww O9 OO
je MH MBN} Pp
we Te — =
La température de la surface baisse donc à mesure qu’on va vers le sud en s’écartant du Spitsberg, de 3°8 (entrée de l'[sfjord) a 1° 1, à peu près par le travers du Horn Sound. C’est l'influence de l’eau froide venant du S.-E.
Biseptembre. 75014 N.
1792917 AE, 16 20 10132 16 48 17 12
17 22
TOT) 19 38 2015
Heur:
855 acm
midi
midi
Ay 50, etn
TEMPERATURE
SS À TS
Air Eau
La série des températures de la surface hier et ce m intéressante. Entre midi et 5 heures du soir, hier, nous avons — évidemment traversé le courant froid venant de lest. Aus jourd’hui nous sommes en pleine eau atlantique. :
_ TEMPERATURE
Heure
5 septembre. 69°57’ N. gh a.m. 69 47 ARR midi
ait: + Gibostad. gh a.m. Fjords Fjords 50 Fjords 45 p.m.
65041’ N. 12080: BE. 2
64 23 10 6 8 50 a.m. Fjord de Trondhjem. 3 :30 Plas
63° 0’ N. 6052). Boi 9 a.m. 62 39 6 27 midi 62 26 5,53 2 20 Pam. Mouillage de Storhl (Kvamsö) 5 50
Un I © Sy De LU KO
nr UT ES)
61° 10° N, 59:53 ‘E. 11 10 a.m. Kraakhelle Sund. 7 45 p.m.
6005130 1N |. 858 20 En 107. ac 59 38 SET 2 +4 pate Hoievarde. 5
= 8 30 a.m.
58036 45” N. | 6 15p.m.
CAMPAGNE DE 1907.
L’etat des glaces se présentant dans des conditions très particulières dans les parages du Spitsberg pendant l'été 1907 je me suis spécialement occupé de faire le plus d’observations possible sur la température de la surface de la mer, notamment par le travers de Beeren Eiland.
Ces températures (en rouge) ainsi que celles que j’aı observées en 1906 (en bleu) sont inscrites sur la carte annexée à ce mémoire et dont l'examen fournit un certain nombre de résultats intéres- sants.
Voici d’abord les indications précises des localités où les températures ont été observées.
° DATE HEURE TEMP, LATIT, LONG. OBSERVATIONS
1907 eau surf. N. E. (Gr.) Pete Ts p.m. 10035 65035’ 120 5 6 — EU oo dm. 0 40 07 22 :14 30
2 09.m., ‚10 45. :68:.09.'. 12:09
9 — 4 TOON AO, 19.04 Tromso 8 30 870° OOD, 190 56 10 45 Grier 0 00 ,20.:01 Store Skaarö 10 — 8 30 89 — — — 10 30 TE 7° 7 OL 1LO ES 20132 i PS OT NN 7217,20 18 9 40 TOG TIR Owe 30% 17 11 30 7029 2.7244 20 OO 2.0.9.1. 10205 173704: «20 07 2 30 OO 20,07 4.1) EN 20 06 6 15 0881997. 73-23.) 8.10. 20 Sr) DAT EN CAE 10 tee 4 028,18, 20 10 45 Ge 174.07, Toe D Beeren Eiland a tribord devant E13 il ati KEG) Ps) Nike) 70 I, 20 20935, 74017, 2.10.08 Glace signalee a l’avant minuit DIE TAT 7800
(112)
— 16 — DATE HEURE ~ ‘TEMP, LATIT. LONG. 1907 eau surf, N. E. (Gr.)
12 juillet. 1h matin 108 74°20 18004 de HQE 74.25 18501 Beeren Eiland presque | par le travers a 74 17 56 Beeren Eiland parle travers — iy) LF 17 Glaces en vue devant 17,39; Près de la glace 17 A lalisiere de la glace T'AS — (entre glacons) 10 A 16 10 15
15 32 Glaces devant et de côté (tribord)
©
3
LS O0 SE ASU ep
©
13:54 | | 15:24 En quittant l’Erik Jarl 13153
14 04 Retour vers Tromsö 14 18 SS
14 32 —
5 6 6 70 5 6 5 | (6) 6 4 6 7 7 7 7 7 7 7
Oy OO ©
i,
x
DATE HEURE TEMP. 1907 eau surf. 20 julllet.. 0b am- 7°g midi Ser 2; ‘p.m. |! 8. 40 4 SR TS 6 8 30 8 15 7 80 10 Re) 11 Gee) 21 — ra me 07 7 ÜN55 9 7 10 6:35 II 3 Gp) 12 5 I pum. 223.4 1 30 des 2 4 80 3 7 05 4 6 70 4125 6 60 4 40 67 4 45 6 455 70 5 20 3,83 0 32.45 7 4 60 8 20 4 40 9 4 25 9 40 3620 10 - OI 10 30 - O 95 Tid - 0 70 12 + 11 I. 8 ARR 005 9 19 10 4 65 II 1755 12 4 75 mer 3 20:28
FE RT NR RR Woe gata Y mat DR wae :
LATIT. LONG. OBSERVATIONS N. E, (Gr.) 709 10 20020? Près de Fuglö (en partant) 70.32 TORO ea: 708.30 19 40 Zero 19 30 78 27 19 20 71 45 19 09 72 00 19 00 72 08 18 56 FOF D0 LONSO 73 16 18 13 73034 18 05 TOMAS 18 03 71 172.30 73 59 17 45 74 O8 SR) 74 14 17 30 JA 17 10 74 26 BERND 74 33 PRO 74237 16 58 Zone de taches de gum of ice (avec écume) 74 41 10892 74 40 LORS 74 4I 16 50 74 44 10 49 74 49 16 45 74 58 10892, 75.07 16 20 7 bateaux phoquiers en vue oa) 10 10 Ta AL 16 oo Glaces en vue dans l’est 724 1D) XO 75 27 19 AS Au milieu de nombreux très petits glaçons 75 35 15 24 ( (sur la lisière des glaces) 73 34 15 08 70823 13 00 76 33 Bates | Longé la glace toute 5 la matinée 76 41 12 45 ) 70450 eee 36 76 40 LIAL 70° 24 VOTE Iresıpgesiderlarglace 76 26 Im 52, Assezloın de la glace
(112)
Bs a aN a Mae ibs £ is ae 7 A x LE RAR URN | MISES er DATE HEURE TEMP. JATIT. LONG. OBSERVATIONS | 1907 — | eau surf. N. E. (Gr.) TSE ne 22 juillet. 6h30 + 0030 76041 10040’ es) 0.19 0MAS 10 40 8 10 002820 53 i0 20 oy 13 255 7098 9 52 Brume épaisse et mer 25 — 10 30 2m igs 24 478096 8 10 | 130 26 078241 8S 434) | midi 218: 178.45 9 00 | 2h Dim. Ur 07840000 23 Brume St) 118 470002 035 3 30 IL (O° 770.53 9 40 5 DOS 50 9 50 6 LITE PO 9 57 7 2.25. 78 20 30, 10,00 7120 2 4079-02 10 15 9 1120087000 10 47 10 15 PONTS 50 10 50 Mouillage pres Prince Charles Foreland 24 — midi 340527858 11,47 Mouillage | = pres Coal Haven (Quade Hook) Ret . a 3 : 25 — 9 am. 5 60 79 0830 11 40 Mouillage Cross Road 38 (Baie Cross) 26 — a.m. Ada FOS 17 50 Baie Lilljehook (a 300m du glacier) 28 — p.m. 4.2.0701 11.50 = ou 3 2 Er un a — 2 — — Baie Lilljehook (a 200m du glacier) = 4 2 — > 2 — 3 55 — — Baie Lilljehook (dans eau saumatre) 4 aout. | 2 204700 12105 En face du 3e glacier
(près la baie Muller) 12 00 Devant le glacier Tinayre
11 50 Devantle glacier de la baie Lilljehook (à environ 200m)
5 — O5 a.m. 4.238) 70108 11 40 Entre Mock Hook et
Quade Hook (Baie Cross) 9 30 28 790230 11 30 En sortant de la baie Cross 4 Een midi 215 785930 950 Au large à YW. deda partie “à N. de P. Charles Foreland M
DATE HEURE TEMP, LATIT. LONG, OBSERVATIONS 1907 eau surf. N. E. (Gr.) 5 août. 2873 Dem 10354780457 10005’ J 3 78 24 10829 5 30 240. 78#.07.30.,.12. 00 230 MAO NO7 13 35 Près de l'entrée de l’Icefjord 8 10 HWOMMSLOZ EA A hentree de: lcetonud Q 20 46 78 0330 14 15 Au mouillage de Green Harbour 7 — Nor AD aati. 403005 — — —
5 PTT SRI DURE a) Be
9 — 1 10 5250778 10 500014. 37 Entre Green Harbour et Advent Bay I EMG (a) Sethe) aul! 15 35 Mouillage d’ Advent Bay 14 — ram. 103078 TA 192.33 — gis) 450 — — Mouillage d’Advent Bay (un peu sous la surface) 8 30 4 93 — — Mouillage d’Advent Bay
(dans l’eau agitée par le navire en partant)
8 40 AST, a) En tournant la pointe d’Advent Bay
Ovid GD 70 10 11 Po ie) Entre Advent Bay et
Coal Bay |
10 4 4 78 1530” 14 46 Par le travers de Coal Bay
10 45 Ara 78 14 14129 En approchant de Safe Harbour
Ei. 45 455) 78 1230 13.59, Entrée de Safe Harbour
10 — Morse p.m. 4 60, 78 12 1955 En sortant
de Safe Harbour
6 30 Pel TION O4 12 43 Quelques glaçons épars 7 2 78 OI Pe Zip 8 25 DOM Fg 52 12243 5) 749 12 43 9 30 TON 77.48 112,177 OL res ad une lonaule bande de glace 10 10 1.909.277. 40 Tigo 10 45 3 70,20 en 11-30 ED 776 AS 10 50 Brume 17 — I AS den 77,38 10 38 2 SON a7 28 10250 3 Aon 7 LO 11002 4 2008 771.08. 304, 17. 18 Petits glacons epars 6 240, 700748 11255 — 9 30 Sa 701 110277
(172)
DATE HEURE TEMP. LATIT. LONG. OBSERVATIONS
1907 eau surf. N. E. (6r.) 17 aout. 10630 a.m.2 „ 4042 77.010: 11/207 171.30 3.4 76.08.30. M 78 midi 30 SD 302 11 26 42 pm. Daas 775 4930,23 81748 6 53.75.38 1150 8 DOS MST 12 21 IS — (REC WS Cat RN EHESS 14 38 8 7 74 20 14 54
9 18 27a 19 2 ° 10 7D. SFA 02 19197 11 7285. “7A OO 15 30 midi 5 9 7349 19150 Th pm. O73 40 16 03 2 TIL 16 20 4 A Oo TS 05 10156
D'après les renseignements obtenus de divers côtés par S. À. S. le Prince (1) et par le capitaine Isachsen (2), pendant cet été les glaces ont été plus abondantes qu’on ne l'avait jamais constaté auparavant, sur la côte W. du Spitsberg et vers Beeren Eiland, comme le montre le cartouche spécial de la carte. Ces glaces ont été amenées de l’est par les vents qui ont dominé du N. et de l'E. dans les régions d’où elles sont venues.
Le fait le plus remarquable et qui frappe de suite en exami- nant sur la carte les températures de surface observées en 1906 et 1907, dans les parages de Beeren Eiland, est sans contredit celui-ci : alors qu’en 1906 la mer était, la, complètement libre de glaces, la température superficielle était beaucoup plus basse (1°8, 1° 95), en septembre où l’eau est ordinairement plus chaude, a une grande distance de l'ile, qu’en 1907 à une distance plus rapprochée de celle-ci, le 20 juillet (4° 80 à 6° 70). En un mot, en 1907 alors que les glaces abondent, il faut se rapprocher beaucoup plus près de l’île pour trouver une température aussi basse qu’en
(1) Ces indications sont portées sur la carte qui accompagne la liste des Stations de la campagne de 1907 de la Princesse-Alice (Bulletin de l’Institut Océanographique n° 106). Elles sont d’ailleurs reportées sur la carte qui accompagne le présent mémoire.
(2) G. Isacusen. Les glaces autour du Spitsberg en 1907 (Ibid. n° if)
?
— 91] —
1906 où les glaces manquaient. Ce fait en apparence paradoxal, est évidemment dû à ce que ces glaces amenées par le vent cons- tituent, en quelque sorte, un détail dans le phénomène beaucoup plus important du mouvement d'ensemble des eaux polaires, dont une langue plus ou moins avancée vient envahir Beeren Eiland. Cette langue était moins avancée en 1907, malgré la glace anormale, qu'en 1906 où la glace faisait complètement défaut.
Ces langues d’eau polaire présentent d'ailleurs des indenta- tions déjà indiquées par d’autres observateurs et qui sont signa- Es par les alternatives de températures si différentes à de faibles intervalles, comme on peut l’observer dans le cartouche Porm les temperatures du 12 juillet 1907: 0°8 entre 1°25 et 3°4 PP plus haut, 0°9 entre 2°5 et 2°75. Ces températures basses ne doivent pas être attribuées à la présence des glaces puis- qu'elles sont observées à des distances de celles-ci égales ou plus grandes que celles constatées plus près de ces mêmes glaces, comme on peut en voir de nombreux exemples sur le cartouche de la carte. C’est notamment le cas pour la langue froide (- 0°70 à -0°95) du 20 juillet 1907, alors que plus à l’est, PH 0006, On observait 2°5 le 11 du même mois. Cette langue froide parait donc avoir suivi une marche inverse de celle qui baigne Beeren Eiland. Il n’y a d’ailleurs pas à s'étonner de ces oscillations alternantes des diverses langues d’eau froide.
Dans certains cas les choses paraissent être moins nettes et se prêter à diverses interprétations. Ainsi nous avons une ligne oblique de températures basses en 1907, par le travers du Prince Charles Foreland, alors que la température était bien plus élevée dans ces parages en 1906. Faut-il attribuer cet abaissement à une pénétration plus grande des eaux froides du N.-W.en 1907 ou à un séjour suflisamment prolongé des glaces dans ces parages, cette même année. Y a-t-il un balancement tel que, lorsque l’eau atlantique s’avance vers le N.W. (1906) elle se retire à l’ouest de Beeren Eiland, et inversement se retire-t-elle vers le S.-E. quand elle refoule vers l’est la langue froide de cette île?
Il semble bien, dans d’autres cas, que l’abaissement marqué
(112)
Ita Ba) FRE hi PERS Era, te f LE ‘ Me oe ee EAN I hon se Ie TEA ie 92 —— a Mion IR ee
de la température soit dû à un séjour plus ou moins prolongé de … la glace en un point donné. C'est sans doute le cas pour la tache froide (0°, — 0,15 + 0,30) constatée près du bord W. de la glace rencontrée le 21 juillet 1907 alors que toutes les températures environnantes sont bien supérieures. a Il est facile de voir d’autre part sur la carte une foule . d'exemples montrant qu'on peut observer des températures élevées dans le voisinage immédiat de la glace. Je me bornerai à ces quelques réflexions, laissant à chacun le soin de se former une opinion. L'essentiel est d’avoir les élé- ments nécessaires, c’est-à-dire la carte ci-jointe qui, je pense, intéressera les océanographes en général et ceux du nord en particulier. |
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IN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE
(Fondation ALBERT I", Prince de Monaco)
No 113. — 15 Mars 1908.
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- Description de deux nouvelles especes . dAmphipodes des parages de Monaco.
Par Ed. CHEVREUX
Stenothoe cavimana, nov. sp.
"Cette petite espèce a été draguée par la Physalie au cap *Aglio (ou cap d’Ail), près Monaco, par 20 à 30 mètres de pro- ondeur, le 18 mai 1905. |
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Fig. 1. — Stenothoe cavimana. — Male, vu du côté gauche, X 24.
eMail. — La longueur du male est de 2" 1/2, dans la posi- yn ou il est figuré ici (fig. 1). La femelle mesure à peine 2™™ ensteur, ke corps est fortement comprimé. La tête porte un petit rostre et des lobes latéraux assez saillants, subaigus.
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Les plaques coxales de la deuxième paire (fig. 2, C) sont à peu près deux fois aussi hautes que le segment correspondant du mésosome. Leurs ee antérieur et inférieur présentent une courbure régulière ; le bord poste ans est ‘droit. es plaques coxales de la troisième paire (tig. 2, D), peu développées, n’attei- gnent pas la largeur des plaques coxales, précédentes Les plaques coxales de la quatrieme paire, un peu plus larges que hautes, se pro longent en arriére pour former un lobe régulière- ment arrondi, recouvrant à peine la moitié des plaques coxales
Fic. 2. — Stenothoe cavimana, mâle. — A, plaque épimérale du dernier segment du métasome ; B, gnathopode antérieur : C, gnathopode posté- rieur ; D, pereiopode de la première paire; E, péréiopode de la troisième paire ; F , péréiopode de la cinquième paire. (Toutes les figures X 40).
suivantes. L’angle postérieur des plaques épimérales du dernier segment du métasome (fig. 2, A), un peu prolongé en arriére, est légèrement arrondi à l'extrémité.
Les antennes supérieures atteignent à peu près la longueur du corps. Le premier article du pédoncule est un peu plus long que l’ensemble des deux articles suivants. Le flagellum, beau- coup plus long que le pédoncule, comprend dix-huit articles assez allongés, finement ciliés au bord postérieur.
Les antennes inférieures sont un peu plus longues que les antennes supérieures. Le troisieme article du pédoncule est
relativement allongé. Les quatrième et cinquième articles sont |
d’egale taille. Le flagellum, a peine plus long que le pédoncule, comprend dix-huit articles absolument glabres, sauf les quatre derniers, qui portent quelques petites soles.
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Comme chez toutes les Stenothoe, les mandibules ne possè- dent ni palpe ni processus molaire et le palpe des maxilles anté- rieures est biarticulé. Chez S. cavimana, les maxillipedes n'offrent pas trace de lobe externe ; le lobe interne atteint à peu près le quart de la longueur de l’article contigu.
L'article basal des gnathopodes antérieurs (fig. 2, B), lége- rement tordu, s’élargit quelque peu dans sa partie distale. L'article méral, finement cilié au bord postérieur, ne se pro- longe pas tout à fait jusqu’à l’extrémité du carpe. Le carpe, triangulaire, atteint à peu près la moitié de la longueur du propode. Ce dernier article, ovale allongé, est deux fois aussi long que large. Le dactyle présente une petite dent à l'extrémité | du bord interne.
Les gnathopodes postérieurs (fig. 2, C) sont très robustes.
L'article basal, assez court, s’élargit fortement à son extrémité. Le propode, quadrangulaire, n’est pas tout à fait deux fois aussi long que large. Il présente un bord antérieur légèrement con- exe, un bord postérieur à peine concave, presque droit. Le bord palmaire est profondément échancré en son milieu. Cette échancrure, partagée en deux par une dent aiguë, est suivie d'une forte dent, puis de deux petites épines, situées pres de l'intersection du bord palmaire et du bord postérieur. Le dac- tyle, à peine aussi long que le bord palmaire, est robuste et fortement courbé.
Les péréiopodes de la première paire (fig. 2, D), assez grêles, sont de beaucoup les plus longs de tous. Les péréiopodes de la troisième paire (fig. 2, E) présentent, comme chez presque toutes les Stenothoe, un article basal étroit, semblable à celui des péréiopodes des deux paires précédentes. Les péréiopodes de la quatrième paire dépassent un peu en longueur ceux des troi- Flemie et cinquième paires, qui sont d’égale taille. L'article basal des péréiopodes des deux dernières paires, ovale allongé, est faiblement crénelé au bord postérieur (fig. 2. F).
Dans les uropodes des deux premières paires, les branches sont beaucoup plus courtes que le pédoncule. Le pédoncule des uropodes de la dernière paire (fig. 3, A) est beaucoup moins long que la branche. Le premier article de la branche n’atteint pas tout à fait la longueur du second article, qui est presque aussi long que le pédoncule.
BtebBon, us: 3, B), ovale allongé, à. peu près deux fois aussi long que large, est aigu à l'extrémité. Il ne porte pas Bepines,
Tlemelle. — Les antennes (fig. 3, C), à peu près d’égale taille, Matteignent guère que la moitié de la longueur du corps. Le pédoncule des antennes inférieures est à peine plus long que celui des antennes supérieures. Dans les deux paires, le fla- ‘gellum se compose de onze articles.
Les gnathopodes antérieurs sont semblables à ceux du mâle.
(113)
Gem leg
Dans les gnathopodes postérieurs (fig. 3, D), le propode, ova- laire, est deux fois aussi long que large. Son bord antérieur est a peu pres droit. Le bord postérieur, fortement convexe, se
Fic. 3. — Stenothoe cavimana. — A, B, uropode de la derniere paire et telson du male. C, antennes ; D, gnathopode postérieur de la femelle. (AV Bre Eee ED var: ER
confond avec le bord palmaire, dont il n’est séparé que par une forte épine. Le dactyle atteint un peu plus de la moitié de la longueur du propode.
Stenothoe assimilis, nov. sp.
Cette espèce a été trouvée en assez grand nombre eur coffre du port de Monaco, le 24 janvier 1903.
Male. — Le corps, assez obèse, mesurait 5™™ de longueur, dans la position où il est figuré ici (fig. 4). La tête ne porte pas de rostre ; ses lobes latéraux, peu saillants, sont arrondis. Les plaques coxales de la deuxième paire, subtriangulaires, présen- tent un bord antérieur fortement convexe, un bord inférieur concave. Les plaques coxales de la troisième paire (fig. 5, F), remarquablement développées, sont plus grandes que celles de la quatrième paire (fig. 5, G). Les angles postérieurs des plaques épimérales du dernier segment du métasome, un peu prolongés en arrière, sont à peine aigus.
Les yeux, de taille moyenne, arrondis, comprennent un très grand nombre d’ocelles.
Les antennes supérieures égalent en longueur l’ensemble de ‚la tête et des quatre premiers segments du mésosome. Le pre- nier article du pédoncule, à peu près de la longueur de la tête, est beaucoup plus long que le second article. Le troisieme article, extrêmement court, n’atteint pas tout à fait la longueur du premier article du flagellum. Le flagellum, beaucoup plus
Sieh PES
long que le pédoncule, se compose d'une quinzaine d’articles. Les .antennes inférieures dépassent quelque peu en longueur les antennes’ supérieures. Les deux derniers articles de leur pédoncule sont d’égale taille. Le flagellum, beaucoup plus court que l’ensemble des deux derniers articles du pédoncule, com- prend une dizaine d'articles.
Les mandibules (fig. 5, À) ne présentent rien de particulier. Le palpe des maxilles antérieures (fig. 5, B) est remarquablement développé. Son deuxième article porte une rangée d’épines le
Fic. 4. — Stenothoe assimilis. — Male, vu du côté droit, X 15.
. long du bord interne. Le lobe externe est armé de six grandes epines. Les maxilles- postérieures (fig. 5, C) n'ont qu'un rudi- iment de lobe interne, armé de trois petites épines. Le lobe
= externe porte dix épines au bord distal. Le lobe interne des
maxillipèdes atteint le tiers de la longueur de l’article contigu.
Les gnathopodes antérieurs (fig. 5, D) sont remarquables par les dimensions de leur article méral, qui atteint pres du double de longueur du carpe et se prolonge jusqu'à l'extrémité de ce dernier article. Le propode, ovalaire, beaucoup plus long que le carpe, est à peu près deux fois aussi long que large. Son bord palmaire est séparé du bord postérieur par un groupe de petites épines, sur lesquelles l'extrémité du dactyle peut s'appuyer. La partie distale du bord interne du dactyle porte une petite dent.
Les gnathopodes postérieurs (fig. 5, B) sont très développés. L'article basal se recourbe assez fortement dans sa partie distale. Les trois articles suivants sont très courts. Le propode, ovalaire, est plus de deux fois aussi long que large. Son bord antérieur affecte une courbure régulière. Le bord postérieur, confondu avec le bord palmaire, présente une partie droite, finement ciliée, se terminant, au voisinage de l'articulation du dactyle, par
(113)
une dent longue, aigué et courbée, suivie d’une profonde et étroite échancrure. Le dactyle, aussi long que le propode, est brusquement coudé au voisinage de sa base. Il est finement cilié sur la plus grande partie de son bord interne, qui est un peu échancré près de son extrémité.
Dans les péréiopodes des deux premières paires (fig. 5, F et G), l’article méral se prolonge en avant pour former un lobe aigu. Le propode est beaucoup plus long que le carpe. Comme d'habitude, les péréiopodes de la deuxième paire sont plus courts que les péréiopodes précédents.
Fic. 5. — Stenothoe assimilis, male. — A, mandibule; B, maxille antérieure; C, maxille postérieure; D, gnathopode antérieur; E, gnathopode posté- rieur ; EG, Pero des premiere, deuxième et troisième paires. (A, B,C X 76; OA 24).
L'article basal des péréiopodes de la troisième paire (fig. 5, H) est étroit et présente des bords antérieur et postérieur paral- lèles. L'article méral, plus développé que dans les péréiopodes précédents, se prolonge en arrière pour former un lobe anguleux, dont l'extrémité atteint à peu près au niveau du milieu du carpe.
L’article basal des péréiopodes des deux dernières paires,
ET Oe
_ fortement dilaté en arrière, est à peu près aussi large que long dans les péréiopodes de la quatrième paire et notablement plus large que long dans les péréiopodes de la cinquième paire (fig. 6, A). Le lobe de l’article méral se prolonge presque jusqu'au niveau de l'extrémité du carpe. Les péréiopodes de la cinquième paire sont plus courts que les précédents.
Les extrémités des uropodes des trois paires atteignent à peu près au même niveau. Dans les uropodes de la dernière paire (fig. 6, B), le pédoncule est beaucoup plus long que la branche. Le premier article de la branche n'atteint pas tout à fait la lon- gueur de Particle terminal.
Le telson (fig. 6, C), subtriangulaire, est un peu plus long que large. Il porte trois paires de grosses épines latérales.
Fig. 6. — Stenothoe assimilis. — A, péréiopode de la dernière paire; B, uropode de la dernière paire ; C, telson du mâle; D, tête et antennes ; Beer, onathopodes antérieur et postérieur de la femelle. (A, D, E, need 3B, CX 56).
Femelle. — Les femelles sont généralement de la taille des males, mais celle dont la description suit mesurait un peu plus de 6™™ de longueur. Elle portait un grand nombre d’ceufs entre ses lamelles incubatrices. Les antennes (fig. 6, D) sont un peu plus courtes que celles du male. Les gnathopodes antérieurs different peu dans les deux sexes. Cependant, chez la femelle (fig. 6, E), l’article méral, moins développé, est loin d’atteindre le double de la longueur du carpe. Les gnathopodes postérieurs,
(113)
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presque aussi developpes que ceux du male, n’en difterent que par leur propode un peu moins long et dont le bord palmaire ne porte qu une dent courte et droite et pas d’echanerure, We dactyle est régulièrement courbé.
Le professeur Della Valle (1) a décrit, sous le nom de Steno- thoe valida Dana, avec Probolium polyprion Costa et P. mega- cheles Heller comme synonymes, un Amphipode du golfe de Naples, qui présente de nombreux caractères communs avec S. assimilis. Stebbing (2) admet, avec quelque doute, l'existence
de S. valida en Méditerranée et la synonymie établie par Della
Valle. | Stenothoe valida diffère des autres espèces du genre (3) par la forme de l’article basal de ses péréiopodes de la troisième paire, cet article étant dilaté en arrière comme dans les péréio- podes des deux paires suivantes. Il semble que ce caractère existe chez l’espece décrite par Della Valle, bien qu'il n’en ait pas figuré les péréiopodes. D'après le texte, les péréiopodes des trois der- nières paires sont de dimensions égales. On lit, un peu plus loin, que le lobe de l’article basal est surtout grand dans les péréiopodes des deux dernières paires, ce qui implique l’exis- tence de ce lobe dans les péréiopodes précédents. D'autre part, Costa, dans sa description de Probolium polyprion, dit que
l’article basal des péréiopodes des trois dernières paires est.
dilaté. Le manque de lobe à l’article basal des péréiopodes de la troisième paire de Stenothoe assimilis la différencie donc bien nettement de Sienolhoe valida et de Probolium polyprion. Quant à Probolium megacheles, dont l’article basal des péréiopodes du groupe postérieur n'a pas été décrit par Heller, 1l semble sufli- samment différencié par sa tête armée d’un rostre et par la grande taille de ses antennes, aussi longues que l’ensemble de la tête et du mésosome.
Une autre espèce méditerranéenne de Stenothoe, S. Dollfusi
Ed. Ch., voisine de S. assimilis par la forme de ses gnathopodes.
postérieurs, s’en distingue facilement par le peu de longueur de l’article méral de ses gnathopodes antérieurs et par ses péréio- podes grêles et allongés.
(1) Gammarini del Golfo di Napoli, p. 566, pl. Lvin, fig. 74 à 78. (2) Das Tierreich. Amphipoda, I. Gammaridea, p. 194. (3) Sauf une forme de Ceylan, Stenothoe gallensis Walker.
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TOUR DU SPITSBERG EN 1907.
Par Gunnar Isachsen
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BULLETIN Dee te re OCEANOGRAPHIQUE à (Fondation ALBERT I, Prince de Monaco) No 114. — 18 Mars 1008.
Les glaces autour du Spitsberg en 1907.
Par Gunnar ISACHSEN
En raison de mes travaux au Spitsberg J'ai été amené a . m’interesser tout spécialement a la distribution des glaces flot- tantes dans les parages de cet archipel; comme celle-ci a affecté, cette année, des conditions toutes particulières, il m’a paru intéressant d’en présenter un tableau rapide aux diverses épo- ques de l’année d’après les renseignements que j'ai pu recueillir.
Ce tableau est établi d’après mes observations personnelles, et les indications qui m'ont été fournies avec une extrême obli- Beance par S. A. S. le Prince Albert, à bord du yacht Princesse- Alice, et par les capitaines des vapeurs suivants : MM. de Gerlache, de la Belgica; Naess, du Kong Harald; Hansen, du Bun: Henriksen, du Mars; et Th. Olsen, de Express, ainsi que par MM. les directeurs des stations de baleiniers (au Bpitsberg) de M. Albert Grön, et de M. Sev. Dahl et par plusieurs chasseurs de phoques. Je leur adresse à ce sujet mes remerciements les plus respectueux et les plus sincéres.
Sur la carte ci-jointe est portée la position approximative des glaces au milieu des mois d’avril, de mai, de juin, de juillet et d'août. Les traits indiquent : dans la mer du Grönland et sous le Grönland, le bord oriental des glaces flottantes; dans cette mer et autour. du Spitsberg, le bord ouest; dans la mer de Barents, le bord sud; et dans la mer Mourmane. le bord nord de la glace.
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April. — Le 30 mars la banquise .a été rencontrée par 69° fat. N. et 42° long. E., au nord de la mer Blanche; de là elle s’etendait dans le sud et dans l’est, souvent en dessinant des baies profondes. Pour faire route dans l’est, il faut se maintenir aux environs du 69°, soit à environ 20 milles marins au nord de la presqu’ile de Kanin, jusqu’à ce que l’on soit par le travers de la pointe nord-est de la presqwile; de 1a la glace prend la direc- tion du nord-est au nord de Kolgujev, et puis celle de l’est-sud- est. La glace ne se retire que lentement. A la fin d'avril et au commencement de mai, la presquile de Kanin semble même être libre; par contre la glace se maintient aux environs de Kolgujev, à deux ou trois milles seulement de terre du côté du nord-est.
‘Le Storfjord (Spitsberg oriental) était en partie rempli de bandes de glaces flottantes rattachées par de la glace nouvelle. La glace dérivait le long de la terre, entraînée par le courant, et disparaissait dès que le vent montait au nord. Pendant tout Men. depuis octobre, le fjord resta libre tout entier, la mer brisant la nouvelle glace à mesure quelle se format.
La côte nord-ouest du Spitsberg occidental a présenté pen- dant l'hiver et le printemps des situations très variables, suivant que la glace se trouvait poussée vers la terre ou refoulée vers le large par le vent. Tantôt les fjords et les baies se trouvaient ainsi remplis de glaces et tantôt entièrement ou presque dégagés, suivant les changements de vents. Il pouvait même arriver que Bébanquise demeurat hors de vue de la. côte. Pendant tout l'hiver il ne se serait pas établi une nappe fixe dans ces parages.
Mai. — Dès la fin d'avril, la côte ouest de la Nouvelle- Zemble, à partir de la pointe sud du Grönland jusqu’au 75° lat. N., n'avait qu'une ceinture de glace peu résistante, large de 2 à 5 milles; il semble même qu'à partir du Matotschkinchar Ermiceme de plus loin dans le sud, la mer ait été à peu pres More. Vers le nord, la mer de Barents était libre à la fin d'avril fesquau dela du 75°, et même au sud de l’île Hope vers le 27° de long. E., jusqu'au 76°; mais, à partir de là, la glace pousse une pointe vers le sud-sud-ouest très loin dans l’ouest de Beeren Eïland.
Vers le milieu de mai la limite de la banquise se trouve beaucoup plus au sud, presque sur le paralléle de Beeren Pile, soit par 7445’ de lat. N., entre le 25° et le 52° long. E.
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un de Greenwich. — De là elle se dirige dans l’est vers la Nou- velle-Zemble, et dans l’ouest-sud-ouest au sud de Beeren Eiland. Droit au sud de cette ile, la glace descend jusqu’au 74°, et encore plus à l’ouest entre le 15° et le 16° long; Eon ren- contre la glace dès le 73°30’ de: lat. N. De ce paraliele a) taut faire route dans le nord-ouest pour doubler la glace au 74°. On peut alors marcher dans le nord jusqu’au 75°30’, mais on doit alors gouverner au nord-ouest pour dépasser la glace, et ce n'est qu'après être remonté jusqu’au 77° environ que l'accès, du Spitsberg devient libre.
A la fin du mois, dans l’est de Beeren Eiland, la glace s'étend jusqu'aux environs de 75° de lat. en se rapprochant de cette ile. Au sud de cette terre elle s'étend au-delà de ce parallèle et dans l’ouest elle a une telle ‚extension quetememametmie 1° Juin, on doit s’avancer jusqu'au. 14° environ de lonp E; pour trouver une mer absolument libre; il est vrai que la glace est peu résistante et qu’elle forme souvent de grandes baies.
Le Storfjord semble avoir été rempli de glaces en dérive, quoique le vent du nord ait soufilé très fréquemment.
Sur la côte nord-ouest du Spitsberg les conditions de la glace paraissent être les mêmes qu’antérieurement, et les glaces dérivent tantôt vers le large, tantôt vers la terre. Par temps clair - on pouvait, vers le milieu du mois, voir que Vile des Norvegiens se trouvait en mer libre.
Dans la partie ouest de la mer du Grönland, on trouve la banquise, au commencement de mai, juste au nord de Jan ~ Mayen, vers le 72° lat. N. De là elle forme des zarllıessere l’ouest-sud-ouest et l’est-nord-est. Il faut souvent faire route bien loin dans l’est avant de pouvoir reprendre la direction du nord; mais la glace forme des baies larges et profondes. La limite moyenne de la banquise oscille entre le 5° et le 6° degré de long. W. jusqu’au 76° degré, où elle prend la direction de l’est-nord-est. |
Juin. — Comme il a déjà été dit, on devait encore, le 1° juin, faire de l’ouest pour pouvoir atteindre en mer libre le Spits- berg. Pendant la plus grande partie de ce mois, la glace demeure au nord du 75°, mais s’etend bien plus loin vers l’ouest qu’en mai; souvent aussi elle rétrograde un peu plus au nord, de sorte qu'il faut remonter jusqu’à hauteur de Bellsund pour pou- voir atteindre la côte du Spitsberg. La glace s’etend à 20 milles
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dans le sud de Beeren Eiland, moins loin par suite que pen- dant le mois précéden:. Par contre, sur la côte est de cette ile elle touche la terre et de là se dirige vers l’est-nord-est et le nord-est. A Beeren Eiland, la glace est, à partir du milieu du mois, si faible qu’on peut naviguer autour de l'île, à une assez petite distance de la côte.
Le Storfjord est encore plus que pendant le mois précédent rempli de trains de glace composés de bandes de glace nouvelle _enserrant des blocs plus résistants. Le vent souffle plus généra- ment du sud et de l’est.
Sur la cote nord-ouest, la glace continue comme antérieu- rement son mouvement de va et vient.
Dans la mer du Grönland, la banquise s’est retirée vers Vouest, et l’on peut maintenant, à la hauteur du 74° lat. N., Prreimdre le 10° long. W. A partir. de ce méridien elle se dirige principalement vers le sud-sud-ouest et le nord-est. On peut naviguer dans le nord-est jusque vers le 76°, pour cela on doit faire route vers l’est-nord-est et l’est, jusqu’au 1° long. E., ensuite il est possible d’avancer de nouveau dans le nord-nord- est et le nord. La glace forme de grandes baies profondes et est souvent peu résistante sur les bords.
Juillet. — Comme on l’a vu, on pouvait après la mi-juin pousser au nord et même très loin au nord de Beeren Eiland. La limite méridionale de la banquise rétrograde successivement misqu aul 75, dans le méridien de cette terre. À l’est de cette terre on peut naviguer dans la direction du nord-est en passant usud de l'ile Hope jusqu’au 78° lat. N. et 35° long. E.; on doit ensuite obliquer un peu vers l'est. À l’ouest, par contre, on doit descendre en dessous de l’ouest, et parcourir de 50 à 60 milles avant que l’on puisse faire route vers le nord-ouest et le nord-nord-ouest; mais on ne peut naviguer ainsi que jusqu'à la hauteur du Hornsund; on se trouve alors arrêté par le bord de la banquise dirigé vers l’ouest. Il faut alors faire un long détour d'environ trente milles marins et s'éloigner encore davantage dans le sud avant de pouvoir remonter de nouveau vers le nord. Mais il faut atteindre presque le 70° lat. N. pour passer au nord de la glace dans un chenal large d’environ 20 milles entre la glace et le Foreland, et pour entrer ensuite, non sans difliculté, dans l’Isfjord au sud du Foreland en traversant des glaces éparses. Sous le 79° lat. N., la glace pouvait à certains moments
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s'étendre, plus ou moins épaisse, jusqu’à la banquise du nord et à celle de l’ouest de la mer du Grönland; cette dernière déta-«
chait un promontoire qui n’était éloigné que de 70 milles de
l'extrémité nord du Foreland, ce qui veut dire qu'il atteignait
environ le 4° long. E. D’une manière générale, la glace n'était M
pas très résistante au nord de la Dunderbay, elle l'était cepen-
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& dant suflisamment pour être impossible à forcer. Dans le sud ~ elle était au contraire très dense. Voici ce que raconte un capi- taine chasseur des mers polaires : « Le 21 juillet la glace se déta- —
cha près de la Dunderbay et dériva au nord en même temps qu'elle remplit completement l’Isfjord. 3 ou 4 jours plus tard, elle ressortit de l'Isfjord et disparut (1). A partir de la Dunderbay
et vers le sud, la glace resta compacte le long deterre a ung
distance de 5 à 6 milles ». Il y avait eu pendant plusieurs jours une très forte brise de sud-ouest et d’ouest-sud-ouest.
Le Storfjord était en partie ouvert pendant les premiers jours
du mois, mais des bandes de glaces, qui s’étendirent jusqu’au Mille Iles, s'y amoncelèrent de nouveau. Sous la terre courait un chenal libre vers le sud dans la direction du cap Sud.
Sur la côte nord-ouest les conditions de la glace sont à peu près les mêmes qu’antérieurement.
Sur la côte nord, on rencontre de la glace polaire pres de: Pile Moffen le 4 lie
Aoüt. — Comme ila été-dit, la glace, sous la cöte ouest du Spitsberg, dégagea le 22 juillet la cote, a partir de la Dunder- bay vers le nord; elle se retira vers le nord et disparut (2). La mer était alors oes jusqu'à la latitude du Bellsund et de l’Isfjord, tandis que la côte plus au sud continuait à être bloquée. Cet état de choses dura jusqu’au 16 août, date à laquelle une grande quantité de glace arriva de nouveau du sud et barra entièrement la côte ouest jusqu’au Foreland et même jusqu’à
(1) J'ai souvent entendu les chasseurs de phoques raconter que la glace,
en dérivant vers le nord, devant l’ouverture du Bellsund, entre presque
toujours dans ce fjord, tandis que l'opposé se produit le plus souvent en ce qui concerne l'Isfjord, où le courant qui sort du fjord tend à tenir la glace éloignée de l’embouchure.
(2) La De Alice et le Kvedfjord durent, forcés par cette glaces quitter leur mouillage sous la pointe nord du Poneland et’aller a Quades
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es sa pointe nord (1). Par le travers de cette pointe, la glace s’éten- dait sur environ 60 milles dans l’ouest avec une largeur de 10 à 15 milles. Elle s'étend ainsi jasqe à environ 79° par 6° long. E. Cette situation persista jusqu’au 29 aout. Acette date une tem- péte de vent du nord poussa cette glace dans l’ouest du Fore- land. Si bien que le 5 septembre, avec le Kvedfjord, nous dimes faire un crochet de 60 milles dans l’ouest, a partir de la pointe sud du Foreland, avant de pouvoir mettre le cap sur la Norvége. Le long de terre, dans le sud, la glace était si faible que les navires à vapeur pouvaient la traverser jusqu'au cap Sud; mais là on était obligé de faire environ 15 milles dans l’ouest avant de pouvoir sortir des glaces.
Ec'lons de la côte est du Spitsberg, on pouvait naviguer dans un chenal libre sous la terre et plus au sud au milieu de glaces divisées qui ne disparaissaient qu’à environ 50 milles au sud du cap Sud.
Dans la mer de Kara les conditions de la glace semblent avoir présenté des difficultés sérieuses pendant tout l'été. Durant cette saison, le vent a soufflé continuellement du nord-est. Lorsqu’au commencement de juillet, la Belgica essaya d'entrer dans cette mer par le Matotchkinchar, elle rencontra une glace très épaisse et impénétrable avec laquelle elle dériva au sud le long de la côte est de l’île méridionale, puis à travers le détroit de Kara et ensuite le long de la côte sud. Près du Gaaseland seulement, le 20 août, le navire se dégagea après avoir été en dérive avec la banquise pendant 33 jours. La Belgica ne ren- contra plus ensuite de glace, le long de la côte ouest de la Nou- velle-Zemble jusqu’au 1° septembre, date à laquelle elle en trouva de nouveau près de la pointe nord de cette terre.
(et ensemble de renseignements montre que cet été sur la cote ouest du Spitsberg, et plus au sud, vers Beeren Eiland, comme autour de cette île, les glaces ont été bien plus abon- dantes qu'on ne l'avait jamais auparavant constaté.
D'où toute cette glace est-elle venue? Nous savons tout au mois une chose, c'est que cette glace est venue de l'est. Cela ressort clairement de ce qui a été dit plus haut, et de ce que
(1) A cette date, on vit du haut de la montagne, à l’est de la Hamburger Bay, de la glace éparse dans l’ouest.
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nous savons des courants chauds et froids autour du Spirsbérg et dans la mer du Grönland.
Mais alors se pose la question : de quelle région située à l’est du Spitsberg cette glace provient-elle ? La plupart des chasseurs de phoques pensent que cette glace était originaire de la mer Mourmane, où les vents ont soufflé, cette année, presque géné- ralement du nord et de l’est. Dans les conditions ordinaires, dès que la débacle a eu lieu, la glace de la mer Mourmane monte ° généralement vers le nord le long de la côte ouest de la Nouvelle- | Zemble. |
Or, d’après leurs dimensions, la plus grande partie des gla- — cons rencontrés entre le Spitsberg et Beeren Eiland étaient évidemment vieux de plusieurs années; autrement dit, une grande partie provenait du bassin polaire. Lorsqu’on considère la direction prédominante des vents pendant l’année dernière, il est évident qu'il a du descendre cette année, plus de glace polaire que de coutume de la partie est du Spitsberg.
Les glaces qui ont été rencontrées l’été dernier entre le Spits- berg et Beeren Eiland proviennent donc non seulement de la mer Mourmane et de la partie sud de la mer de Barents, mais aussi, et peut-être pour une part très importante, du bassin polaire.
De l’ensemble des faits rapportés on peut conclure que deux facteurs ont tout spécialement déterminé l’abondance des glaces en 1907, autour du Spitsberg et de Beeren Eiland : 1° l’hiver a été peu ordinaire, avec presque point ou pas du tout de glace compacte dans des parages où ce genre de glace se forme géné- ralement, et 2° les vents ont soufflé presque continuellement entre le nord et l’est, ce qui a provoqué un fort rassemblement des glaces dans les- dits parages.
Les chasseurs de phoques ne peuvent pas se rappeler avoir rencontré la glace dans des conditions aussi particulières que cette année, et, à en juger d’après les rapports qui ont été faits, il semble que l’on doive remonter à au moins 20 ans pour retrouver un semblable état de choses.
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un par L. Joubin |
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| Professeur au | Muséum d Histoire naturelle de Paris
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Les auteurs sont priés de se conformer aux . indications suivantes : rg
10 Appliquer les règles de la noménclature adoptées par les Congrès - internationaux. BR : 2° Supprimer autant que possible les abréviations. LE Er 30 Donner en notes au bas des pages ou an un index les indications | ae bibliographiques. ee ete ee 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique lau 2. Le: | 5° Dessiner sur papiér ou bristol bien blane au crayon Wolf (H. B. lo ra l'encre de Chine. this \ ee RSR 6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originaux mais sur les papiers | 5 calques les recouvrant. ER Re Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon ı noir sur papier procédé. : | | 80 Remplacer autant que possible les planches par rade tunes de le texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d'un quart ph gauss que la dimension définitive qu’on désire, ve
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Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire a demande sur le. ae — suivant lestärif;suivant U. HN |
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| Adresser tout ce “qui concerne le Bulletin a l'adresse. suivante sith Musée océanographique (Bulletin), Monaco. ane
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE Bey” (Fondation ALBERT I“, Prince de Monaco) | Ne #15: — 5 Avril 1008.
ETUDES
SUR LES
Gisements de Mollusques comestibles
des Côtes de France.
Ea cote Nord du Finistère.
par L. JOUBIN
Professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris et à l’Institut Océanographique
La carte des gisements de Mollusques comestibles qui Beorrespond a cette note comprend la portion des côtes de France qui va de la baie de Lannion aux environs de la baie de Guisseny. C’est la huitième de la série que nous publions, M. Guérin et moi, depuis quelques années, grace a la libéralité de S. A. S. le Prince de Monaco quia bien voulu faire les frais considérables de cette publication.
Comme je l’ai fait pour les feuilles précédentes je dois remercier l’administration de la Marine qui a consenti à prendre cette entreprise sous ses auspices et donner aux divers agents de l’Inscription Maritime et des Pêches des instructions qui m'ont été fort utiles. C’est surtout à M. Cadiou, Administra- teur de l’Inscription Maritime de Morlaix et aux Syndics et Garde-pêches placés sous ses ordres depuis Locquirec jusqu’à Guisseny que je dois une foule de renseignements sur de nom- _ breux points de la côte, renseignements que j'ai ensuite con- trôlés moi-même.
Mais je n’aurais certainement pas pu mener à bien ce travail considérable si je n’avais trouvé au Laboratoire de Roscoff un accueil et une installation qui m'ont été de la plus grande utilité. M. le professeur Delage a mis sa Station biologique, son personnel et ses embarcations à ma disposition, et c’est ainsi que J'ai pu circuler sur de nombreux points de la côte que je n'aurais pu visiter autrement tant leur accès est diflicile. En outre, grâce à l'intelligence du patron Le Matte du bateau auto- mobile, j'ai pu lui faire exécuter au loin des vérifications et des observations importantes pendant que j'en faisais moi-même ailleurs. J’ai pris la station biologique de Roscoff comme centre d'action, et J'ai pu grâce aux avantages que j'y ai trouvés, faire l'étude d’une étendue de côte bien plus considérable que si j'avais opéré dans une autre région de ce littoral si difficile. Je prie mon cher maître, M. Delage, de vouloir bien agréer tous mes remer- ciements pour le service qu’il m'a rendu. Pendant mon séjour à Roscoff le laboratoire a été rattaché au service des pêches de la Marine; ce travail de zoologie appliquée sera donc le premier qui paraîtra sous la nouvelle organisation de la Station. Je suis heureux d’inaugurer cette nouvelle série et de faire hommage a M. Delage de ce travail spécial; c'est je crois latacon gem témoigner ma reconnaissance qui lui sera le plus agréable.
La série des cartes que nous avons publiées jusqu à présent, M. Guérin et moi, comprend toute la côte de France de Lorient
à la Gironde. Les feuilles nouvelles prêtes à paraître, contien-
dront les portion de la côte de la Gironde à la Bidassoa et de la Vilaine à la rivière d’Auray. Nous aurons donc ainsi fait l’étude complète de la côte de l’Océan, de Lorient à l’Espagne. En outre une feuille relative à la Manche, du Havre à Cherbourg, a paru. Nous n'avions pas encore entamé |’étude de la côte gra- nitique du Nord de la Bretagne, côte qui présente un faciès si particulier et des conditions biologiques très différentes de celles que l’on observe sur les autres points du littoral déjà décrits.
Il est utile de donner d’abord quelques détails sur les carac- tères généraux de cette portion de la côte; ils n’ont pas encore été l’objet de descriptions particulières au point de vue spécial
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— 4 — qui nous occupe dans ce travail, en outre, ils pourront être uti- lisés pour les feuilles suivantes de notre carte (pointe de: la Bretagne, Lannion à Saint-Malo, Saint-Malo à Cherbourg).
La côte est entièrement formée de granites, granulites et roches analogues, de diorite, de schistes anciens, etc... Toutes ces roches sont fort dures, mais elles le sont inégalement, et l'usure qu’elles subissent par l’action de la mer, se traduit de différentes manières.
La mer est très violente sur toute cette pointe avancée du continent dans l’Océan, et les courants sont très forts; les marées y atteignent jusqu'à g mètres de hauteur. Malgré ces actions violentes, le travail d’usure et de démolition de la côte par la mer doit être fort lent; il se traduit par un polissage des roches les plus dures et un déchiquetage des autres ; en certains points, souvent sur de grandes étendues, la côte est formée d'énormes blocs éboulés et polis, arrondis, et malgré cela, sus- ceptibles d’être remués par la mer; nous verrons qu'ils offrent une condition très spéciale d'habitat aux animaux. Ailleurs la côte est déchiquetée en innombrables écueils qui sont les ves- tiges de l’ancien littoral détruit par l’action des phénomènes « d’abrasion. Le plus grand de ces écueils est Pile de Bas, dont la « côte, profondément découpée, est fort intéressante à étudier au point de vue de sa faune et de sa flore. Aïlleurs ces écueils man- quent et la falaise très élevée tombe verticalement dans la mer, sans îlots n1 rochers détachés. ;
Une seule coupure dans cette côte donne issue, dans son fond ~ bifurqué, 4 deux petites rivieres, celle de Morlaix et celle de Saint-Pol de Léon, ou Penzée. Ces deux rivières, comme toutes _ celles de Bretagne, ne sont que de simples ruisseaux dont les «
estuaires considérables, à l’aspect de fjords, ne répondent pas par leurs dimensions au minuscule débit du cours d’eau. Ces estuaires sont fort intéressants par la riche faune qu'ils abritent, faune qui varie beaucoup selon qu’on l’examine plus ou moins près du large.
Il va sans dire que les mollusques comestibles varient, comme les autres animaux, selon la nature du sol côtier, et que si en certains points ils sont peu abondants, ailleurs ils sont au contraire nombreux et variés. |
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- On remarque de nombreuses grèves sur cette portion de-la côte ; les unes sont de petites dimensions, les autres atteignent plusieurs kilomètres de long. Certaines d’entre elles sont très en pente et formées de sables très purs, d’autres sont peu incli- nées, à sable très fin ou vaseuses. Les unes sont très riches en Dnimaux. les autres très pauvres. Certaines d'entre elles se
-prolongent par des dunes sur le littoral.
_ En aucun point de cette portion de la côte bretonne il nya de roches calcaires, bien que l’on trouve des débris crayeux rejetés cà et là sur le rivage. Je renvoie aux beaux travaux de my. te professeur Pruvôt pour l'exposé de la nature de’ cette cote et sur l’action que les divers phénoménes marins y pro- duisent. On y trouvera aussi des indications détaillées et pré- cises sur les diverses variations des faunes littorales des envi- rons de Roscoff. Je n’y insisterai pas davantage ici, n’ayant en vue que l'étude très spéciale des Mollusques comestibles. Je prendrai successivement chacun de ces Mollusques et j étudierai l’utilisation commerciale qui est faite.
I. — OSTREA EDULIS
L’huitre commune est confinée dans l'embouchure des deux rivières de Morlaix et de Saint-Pol de Léon. Dans le reste de la cote il ny en a. pas, et d’après les renseignements qui. m'ont été fournis par les pêcheurs, jamais la drague ni le chalut n’en rapportent du large.
Comme je l’ai fait pour les feuilles précédentes de cette carte je décrirai d’abord les huîtrières naturelles, et ensuite les parcs.
A. — Bane naturel.
Il n’y a qu’un seul banc naturel important; les autres se ré- duisent simplement à quelques points, assez voisins du premier, où l’on trouve quelques huîtres. | Pi : Ce banc est connu sous le nomde Bane St. Yves. Il occupe
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un portion du chenal de la Penzée ou rivière de Saint-Pol de Léon, dans sa partie haute, assez loin de l'estuaire propre- ment dit. |
Ce banc fort étroit occupe le fond du chenal sur une longueur de deux kilomètres environ, entre le rocher des Cheminées en aval et le château de Kerlaudi en amont. (N° en rouge, I, 2, 3). Mais il est loin d’être partout également garni d’huitres. Une première portion (I) est peu étendue, mais assez bonne; une seconde (2), plus longue est également assez bonne ; mais entre les deux se trouve une région pauvre (en pointillé rouge). Ce sont là les limites officielles du banc. Mais au-dessus on trouve encore des huîtres, et en dessous il y en a sur pres de ro kilomètres de long dans le chenal, jusqu’en face de la plage de Pempoull (3) où l’on en trouve fréquemment dans les grandes marées ; lorsque la mer baisse assez pour que l’on puisse s’ap- procher du chenal on en recueille en quantité appréciable.
Les dragages officiels sont autorisées sur ce banc tous les ans pendant un jour sous la surveillance de l’Inscription maritime. La drague donne 25.000 huîtres dans les bonnes années, 12.000 à 15.000 ordinairement. Ces huîtres sont belles et grosses, mais elles sont peu estimées en raison du goût de vase assez pro- noncé que leur donne la nature très vaseuse du terrain qui forme le fond du chenal. Celles que l’on prend plus bas,.sur la grève de Pempoull n’ont pas ce goût; d’ailleurs un court séjour dans les parcs suflit à le faire perdre à celles du banc propre- ment dit.
Comme la plupart des bancs d’estuaires, le banc Saint-Yves est en voie de disparition; il est bien certain qu’il occupait il n’y a pas encore beaucoup d’années tout le chenal de la rivière jusqu’à la pleine mer; il se rétrécit par ses deux extrémités et il est en outre fragmenté par une portion pauvre. Il est vrai- semblablement voué à une disparition prochaine. On voit, à ce sujet, se poser là comme ailleurs, une question fort controversée. Quand on interroge les pêcheurs, les ostréiculteurs ou les agents de la marine, on se trouve en présence de deux opinions contra- dictoires. Les uns disent que le banc s’envase parce qu’on ne le netloie pas assez, et ils voudraient que la drague fut plus
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=a galt fréquente afin de remuer les huitres. Les autres soutiennent que les huitres disparaissent parce qu’on les drague trop et que le seul moyen de reconstituer le banc est de le laisser tranquille. Ce sont là des opinions qu'il faudrait étayer sur des observa- tions scientifiques et non sur des aflirmations sans bases. Il faudrait que l’administration de la marine instituat des expé- riences de longue durée et de précision sérieuse. Cela serait peut-étre facile a organiser sur le banc Saint-Yves, maintenant que la station biologique de Roscoff qui en est toute proche est rattachée au service de la marine.
Il faudrait aussi, là comme partout, que la surveillance fut efficace et que les pillards fussent sévèrement punis. Il y aurait beaucoup à dire et à faire de ce côté.
En outre du banc Saint-Vves et de ses annexes sur la grève de Pempoull on trouve encore des huîtres dans la partie sud du rocher de Beclem (5) et à l’ouest de la pointe de Barnenez (8) à l'embouchure dela rivière de Morlaix. Elles sont peu abondantes mais de grandes dimensions; c’est la grande huitre pied de cheval qui n’est autre que la forme agée de l'Ostrea edulis. Elles sont le plus souvent collées sur des pierres d’où l’on ne peut
‚les détacher qu’au moyen d’un ciseau. On en trouve encore
quelques-unes sur l’ilot de Duon, et même dans les herbiers qui entourent l’île verte sous le laboratoire même de Roscoff.
B. — Parcs Ostréicoles.
L'industrie ostréicole de cette région, consiste exclusivement dans l’exploitation d’un petit nombre de parcs situés sur la rive droite de l'embouchure de la rivière de Morlaix, entre le ruis- seau du Dourdu et les deux phares de l’entrée de la rivière. Cet estuaire est formé par une immense vasière couvertes d’herbiers de zostères, et le chenal y serpente sur une grande longueur. C’est sur le bord du chenal que se trouvent les parcs qui ne sont autre chose que des surfaces dont les zostéres ont été enlevées et le sol consolidé par des dépôts de sable et de coquilles.
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La surface totale des concessions est officiellement de 38 hectares et demi, mais il y en a quelques-unes qui ne sont pas du tout occupées et d’autres qui ne le sont pas entièrement. Il y a actuellement onze ou douze parcs seulement qui sont utilisés et je ne crois pas que la surface recouverte d’huitres atteigne la moitié des 38 hectares concédés. Il est impossible de connaître exactement ces surfaces qui d’ailleurs peuvent varier d’une saison à l’autre.
Les principaux groupes de parcs sont situés un peu au-
dessous de l'embouchure du Dourdu (6) sur la rive droite sous la pointe de Barnenez (7) autour des deux phares (8 et 9) à Fentréerde la rivière:
Il est nécessaire de remarquer que l'accès de ces parcs ne peut guère se faire que par bateau, la vase de l’herbier qui les sépare de la côte étant très molle il est difficile, sinon impos- sible, d'y marcher. En outre, il est nécessaire de faire remar- quer que ces parcs sont situés trop près du chenal qui, à mer basse, recoit les égouts de la ville de Morlaix (16.000 habitants). Il serait bon, me semble-t-1l, si on se décide à exiger que les huîtres de certains parcs passent quelques jours en eau pure dans des bassins de stabulation, de transporter dans des parcs annexes installés hors du chenal, en dehors des phares, les hui- tres qui auraient put être contaminées dans le chenal. Ce serait facile et peu coûteux à organiser dans certaines petites anses abritées du voisinage, par exemple dans la baie de Barnenez ou
quelqu’autre analogue bien abritée. Les ostréiculteurs de la
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region échapperaient ainsi à toute critique et ils ne pourraient qu’en tirer profit. |
Les huîtres des parcs proviennent soit de la drague dans le banc de Saint-Yves. soit de la rivière de Tréguier, soit de celle d’Auray.
C'est à ces installations très restreintes que se réduit l’indus- trie ostréicole de la région. Si l’on y ajoute quelques caisses et dépôts temporaires qui se trouvent dans le port même de Morlaix et qui seraient à supprimer radicalement et sans aucun délai on aura un apercu complet de cette industrie très rudi- mentaire comme on peut s’en rendre compte.
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Quelques essais d’ostreiculture- ont été, il y a quelques années, tentés par M. de Lacaze Duthiers, au laboratoire même de Roscoff, mais ils ne paraissent pas avoir été suivis avec assez de persévérance et de précision. Ils n’ont pas donné de résultats et ont été abandonnés.
1 MY TILUS EDULIS
Les moules sont excessivement abondantes sur presque toute la côte qui nous occupe. Mais elles ne sont point distri- buées au hasard et on ne les trouve que dans les endroits qui répondent à certaines conditions biologiques très précises. C’est ce qui fait que le cordon de moulières littorales est interrompu ca etlà sur la côte, et l’on constatera, à la simple inspection rapide de la carte,que ces coupures correspondent a des modi- fications de la constitution physique ou des conditions océano- graphiques du littoral.
Voici qu'elles sont les principales de ces conditions physi- ques indispensables à la présence des moules. Notons d’abord que toute la moulière est sur roche et qu’on ne trouve pas de moulières sur vase comme 1l y en a si fréquemment au Sud de la Bretagne.
1° La roche est solide, immuable, elle fait en quelque sorte partie intégrante du sol et les vagues en déferlant dessus ne l’ebranlent pas; alors, si elle présente les conditions favorables qui sont énumérées plus loin, elle se couvre de moules.
2° Pa core est couverte de blocs plus ou moins arrondis; souvent énormes, gros comme des maisons, mais ne faisant plus partie intégrante du sol; ils sont le résultat de la démolition ancienne de la falaise. Alors, quel que soit leur volume, quelle que soit leur exposition favorable, ils m’ont jamais de moules à leur surface.
3° La côte rocheuse est exposée aux coups des vagues venant directement du large qui n’ont pas été amorties par des obs- tacles quelconques interposés ; alors elle se couvre de moules.
4° Si l’on a affaire à des rochers, écueils ou îlots détachés de
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la côte et battus par la mer sur leur face exposée au large. on observe lès dispositions suivantes de la moulière :
a) Le rocher est petit, complètement recouvert à haute mer de mi-marée, et les vagues déferlent dessus presque aussi forte- ment devant que derrière ; il y a alors des moules sur toute sa surface venant à sec en marée moyenne, mais 1l y en a généra- lement davantage du côté du large.
b) Si l’écueil est plus gros, le ressac. sensiblement meins fort derrière qu’en avant et son sommet au-dessus de la hau- teur moyenne des marées on voit la moulière atteindre soz maximum d'épaisseur et de vitalité en avant, diminuer sur les cotés et disparaitre complètement ou presque en arrière,
c) Si l’écueil est plus important et devient un îlot, la protec- tion qu'il produit sur sa face arrière est telle que la moulière y disparait.
5° Comme conséquence de ce qui vient d'être dit oni peut affirmer que les moulières naturelles sur roches ne peuvent exister que si ces roches sont suffisamment exposées au ressac.
6° Il en résulte aussi que les écueils ou îlots situés dans des baies profondes et abritées ainsi que les falaises de ces mêmes baies, sont dépourvus de moulières; celles-ci cessent au point précis où l'agitation de la mer n’est plus suffisante.
7° Pour ces mêmes raisons, dans un archipel lets ou d’écueils, les moules ne se développent que sur ceux qui forment le front de l'archipel du côté du large. Ceux du milieu ou de l'arrière n’en portent pas.
8° Exceptionnellement on peut trouver derrière un ilot, de côté tourné vers la côte, des mouliéres très restreintes ; c’est qu'entre l'ilot et la côte il y a un courant violent qui determine une agitation de l’eau équivalente à celle du ressac du côté du large. Le même effet peut-être produit sur la ligne d'interfé- rence des vagues derrière un ilot.
9° Les moulières ne s’établissent qu’au niveau moyen des marées sur les rochers. Elles correspondent à peu près à la zone des Fucus. Elles ne dépassent pas la zone des Pelvetia en haut et ne descendent pas jusqu’à la zone des laminatres en bas.
10° Etant donné cette préférence pour la zone des fucus, on
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peut dire — du moins en ce qui concerne la région dont il est question — que dans les régions trop battues pour que les fucus y vivent, ils laissent la place libre pour les moules qui s’y installent en foule. La dite zone peut alors s’appeler zone des moulières ; 2° Si la côte est moins battue et que les fucus et les moules puissent s’y installer, 1l y a en quelque sorte lutte pour l’occupation des bonnes places entre eux. Diverses conditions secondaires font que l’un ou l’autre l'emporte. 3° On voit, à la limite, des régions peu étendues où se fait la transition; elles sont couvertes de maigres touffes de fucus, entremélées de pla- ques fragmentées plus ou moins grandes de moules ; plus loin, du côté abrité, les fucus l'emportent, du côté battu ce sont les moules.
iv our certains rochers, les moules restent maigres, petites, a coquilles tres épaisses, 4 byssus tres développé. On remarque ces faits surtout dans les points où l’eau est le plus agitée ; l’ani- mal a dépensé toute son énergie à se fabriquer des moyens de fixation, et il semble ne plus avoir assez de substance ni de force pour développer sa chair et ses organes mous. Au contraire, lorsque les conditions d'existence sont moins dures, l’animal a une tendance à s’engraisser, à s’accroitre, à diminuer l'épaisseur de ses valves et la résistance de son byssus. Il en résulte qu’au point de vue commercial, les moules des premières régions sont sans valeur, celles des autres sont exploitées pour la consom- mation.
12° Il arrive quelquefois que les moules disparaissent sur certains points où elles étaient abondantes, pendant une ou plusieurs années. On attribue ce fait à l'exploitation intensive de ces moulières. Cette explication me paraît inexacte, car cette disparition peut se faire dans des points où les moules ne sont pas exploitées; en outre, les moules pullulent à tel point, au moins sur les mouliéres de rocher, que les pertes d’une année seraient infailliblement comblées l’année suivante. Enfin l’ex- ploitation même intensive d’une mouliére, ne la détruit pas radicalement en une année. Or dans les disparitions subites dont je parle, il n’en reste pas une seule, Je n’ai aucune expli- cation plausible à donner de ce phénomène; il faudrait suivre
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une méme mouliere pendant plusieurs années et voir si ses oscillations ont un rapport avec celles de la température de l’air et de l’eau, les modifications des courants, etc...
13° Dans plusieurs points de la côte arrivent, surtout dans le fond des baies, de petits cours d’eau douce; les moules qui se trouvent sur les rochers du large et qui sont susceptibles d’étre touchées par un peu de cette eau douce, ont une tendance à s engraisser et à -accroitre leurs dimeénsions., @esr ta) ame utes pécheurs vont de préférence les récolter. |
J'ai tout lieu de croire que les indications que je viens de donner sur la biologie des moules de rochers, sont générales sur toute la côte de Bretagne; je crois devoir la formuler, bien que le travail actuel ne se rapporte qu’à une section de la côte assez restreinte. Il faudrait y ajouter quelques compléments en ce qui concerne les moulières à plat sur vase ; mais 1l ne s’en trouve aucune dans toute la région qui nous occupe. Je puis dire cependant que ces moulieres sont la plupart du temps artifi- cielles et que les moules y subissent une adaptation due au changement de leurs conditions d'existence normales qui sont d'être sur rocher. Ces moulières ne sont disposées que