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27 © ANNALES

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE

DE FRANCE.

FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1852

RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE

PAR DÉCRET DU 23 AOÛT 1878 Natura maxime miranda in Mminimis. ANNÉE 1921. VOLUME XC

AN

+

294+7ZS3

| PARIS AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 28, rue Serpente, VE

1921-1922

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| FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832, RECONNUE COMME INSTITUTION D "UTILITÉ PUBLIQUE

PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878 7 2408

Natura maxime miranda. in minimis

VOLUME XC. ANNÉE 1921 4er TRIMESTRE

PARIS

AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ

HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 28, rue Serpente (VI

1e21

a2eramatà , Les Annales paraissent trisestri non

Le | Secrétaire-pérant L, CnopAnn.

La

Täbrairie de la Société en‘rmologigue de Franoo Hôtel des Sociétés savantes, ru® Serpente, %8 La Société dispose des ouvrages suivants :

(Le premier prix est pour les membres de la Société, le deuxième, pour les personnes étrangeres à la Société.)

Annales de la Société enlomologique de France, années 1843 à 1845, 1859 à 1870, 1872 à 1879 et 1883 à RBMD MST. Ou. 0e RON NT 12 et 15 fr.

Annales [années 1896 5 1918). :.%: pa Sur. 2. 25 et 30 fr. :

Tables des Arnalrs (1832-1860), par A.-S. Paris. 2et 3 fr. Tabies des Annales, de 1861 à 1880, par E. Lærèvre. 40 et 12 fr Tables des Annales, de 1881 à 1890, par E. Lerèvre. 7,50 et 40 fr, Bulletin de la Socièté entomologique de France

(publication distincte des Annales, depuis 1896),

annécs 1896 à 1915, chaque année , . . . . . . . 48 fr. Bulletin (numéros isolés S),GRABMO 7. Re t Let 4 fr. Bulletin, comptes rendus du Congrès (4 ou plus. N°“). Bet 5f L'Abeille (série in-12), la plupart des volumes, chacun. 8 et 42 f L'Abeille (série in-8°),1892-1906, prix de l'abonnement par volume. (port:compRis) TER EE 4 10 et 12 fr. Faune des Coléopières du bassin de la Seine, par L. BeDeL: Vol. I (Carnivora, Palpicornia) . . (Epuisé.) Vol. II (Staphylinoidea, 1e part.) (par J. Se Craie DANILLE Let à Re rite de ie ee eos 3 et 4fr. Vol. IV, 4er fascicule (Scarabaeidue) . . . . . . . &et fr. MN CPANIODRAT NN ER En TERRE 8 et 10 fr. ve ascicule seul. EX Ph er Eee 3 et 4fr. BArascieule. SOUL SE En Se bet 6 fr. MON CRAUNEROPROTR) ET DS SET (Epuisé.) nr faeCICUIR Seul, SR RP enne 5 et Gfr.

Catalogue raisonné des Coléoptères du Nord de

l'Afrique, par L. BepeL, fasc., pp. 41-208, in-&,

PR et ETS te DR RE NE a ; 10 et 12 fr. Mémoires entomologiques (Études sur les Coléo:

ptères), par A. GROUVELLE, fasc. 1 (1916), pp. 1-80. 3 et &fr.

Synopsis des Onthophagides d'Afrique, par H. »’OrBieny 20 et 25 fr. Les zoocécidies du Nord de l'Afrique, par C. Houarp. . 8 et 10 fr.

L'ABEILLE, Journal d'Entomologie, fondé par S. DE MARSEUL, continué par la Société entomologique de France, publie spé- cialement des travaux sur les COLÉOPTÈRES de l’Ancien Monde.

M. L. BEDEL, 20, rue de l'Odéon, est chargé de la publication du Journal (examen et admission des mémoires et correspondance scien- tifique).

Le montant des abonnements L'Abeïlle 10 fr. ou 12 fr. par.

volume) doit être adressé à M. J. MAGNIN, Bibliothécaire adjoint de la Société entomologique, 28, rue Serpente.

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ANNALES

DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

CHIRONOMIDES DE L'AFRIQUE ÉQUATORIALE (dre PARTIE). par J.-J. KIEFFER.

Les Diptères décrits dans ce travail proviennent de l'Afrique équa- toriale et m'ont été envoyés par M. le Dr Rosen. Les uns ont été cap- turés par M. HESSELBERGER au Soudan, dans plusieurs localités . situées sur le Nil Blanc, à savoir : sud de Khartoum, Shambe, Mongola, Wad el Zaki et Shabasha Shary; les autres au Cameroun, à Kribi, ville située sur le fleuve qui porte le même nom; d'autres enfin proviennent du Congo belge. La capture s’est faite la nuit, à laide de la lumière ; les insectes capturés de la sorte me furent envoyés con- servés dans l'alcool. Tous les dessins ont été exécutés à la chambre claire et sont fortement agrandis.

La 4% sous-famille comprend 2 genres nouveaux et 25 espèces nouvelles; la 2% renferme 27 genres nouveaux et 139 espèces nou- velles , la n’a qu’un genre nouveau et 18 espèces nouvelles.

I. Sous-famille CERATOPOGONINAE.

1. Genre Lepidohelea Kieff.

1. Aile avec deux taches sombres, thorax jaune, en partie D Cru Am NT EU a US 1. L. ornatipes, n. Sp. Aile sans tache, thorax brun noir....... 2. L. nilotica, n. Sp.

1. L. ornatipes, n. sp. (PI. 1, fig. 1). G ©. Jaune ou blanchûtre, tête roux brun (Go) ou jaune (©). Yeux presque confluents, séparés seulement pär une fine ligne. Bouche d'au moins deux tiers aussi longue que la hauteur de la tête, non chitineuse, mais molle et blanchätre. Palpe court, et articles à peine plus longs que gros,

Aun. Soc. ent. Fr., XC 11921]. 1

2 J.-J. Kierrer.

un peu plus long que le et le 4 réunis, très grossi, en ovoïde allongé, avec un grand organe sensoriel elliptique, plus court que le 4, Antenne du blanchâtre, scape roux brun, panache jaunâtre, brun à la base, articles 2-10 ensemble aussi longs que 41 -14 réunis, 3-10 graduellement plus minces et plus longs, les premiers globuleux, à coltransversal. les derniers ovoïdaux, à col allongé, col du 10° article deux fois et demie aussi long que gros, 10-14 longs, graduellement raccourcis, le 11e au moins deux fois et demie aussi long que le 40, mince, cylindrique, comme les deux suivants et comme ceux-ci avec un renflement basal transversal muni d’un long verticille de poils ou, au 44°, d’un verticille du panache; 12° guère plus de moitié aussi long que le 44°, d’un quart plus long que le 13°, 44° à peine plus court que le 43°, plus gros que les trois précédents, cylindrique, avec un verticille basal et un mince stylet terminal. Antenne de la © brun jaune, articles2-9 ovoidaux, les premiers à col transversal, les autres à col un peu allongé, soies sensorielles obtuses, blanches, atteignant le milieu de l’article suivant, deux fois aussi grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à 10-12 poils ; articles 410-1% peu longs, chacun à peine plus long que le 9, cylindrique, avec un verticille basal, aminci distalement, 44° avec un court stylet. Mésonotum, scutellum, chez le x; encore le métanotum et le mésosternum roux brun. Balanciers blancs () ou brunâtres, à tige blanche (©). Aïle graduellement amincie en avant, faiblement brunie (@) ou blanchâtre (G'), attei- gnant presque le milieu de l'abdomen (c'), avec deux taches sombres situées au bord antérieur, tache proximale sur radiale et cubitale, la distale allongée en trait, également distante de la 1"° et de la pointe alaire; cubitale atteignant presque le milieu alaire, confluente avec la radiale dans sa moitié proximale, l’unique cellule radiale guère plus longue que large, rameau postérieur de la discoïdale oblitéré à sa base, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la cubitale ; surface à poils appliqués et fragiles, costale avec des écailles ap- pliquées, noires, obtuses, striées en long. Pattes brunes, grosses, un anneau médian sur les fémurs, genoux, anneau médian el extré- mité des tibias, extrémité des quatre premiers articles tarsaux et le 5e article, chez le encore la base des quatre premiers articles tarsaux * jaunes ou blanchâtres, poils en partie très longs, entremêlés d’écailles appliquées, noires, arrondies au bout et striées; métatarse antérieur un peu peu plus long (o') ou de moitié plus long (Q) que le article, article à peine plus long (G') ou à peine plus court (Q) que le à?, tous deux d’égale grosseur, crochets non courbés en angle drôit, aussi longs que l’empodium, celui-ci blanc; aux quatre tarses pos-

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 3

térieurs le 4% article est distinctement plus court () ou presque

plus court (©) que le 2°, 4 plus long que le ÿ. Abdomen du avec des bandes transversales larges, brunes, celui de la © brun au tiers postérieur. Pince brun noir, lamelle triangulaire, lamelle inférieure jaunâtre, articles terminaux de la pince jaune clair, très minces, ayant à peine le cinquième de la grosseur des articles basaux, glabres, pubescents seulement au côté latéral de la base, subeylin- driques, élargis subitement en forme de pied au côte externe du tiers distal. Long. c' 2,5 mm., © 1,2 mm. Cameroun : Kribi.

2. L. nilotica, n. sp. ©. Tête jaune brunâtre. Palpe jau- nâtre, article fusiforme, rétréci en col distalement, un peu plus iong que les deux suivants réunis, plus long (c') ou à peine plus

court (©) que le 4°. Antenne du ç' brune, scape noire, panache brun

noir, fauve distalement, articles 2-10 ensemble à peine plus courts que les quatre derniers réunis, subglobuleux, col des premiers trans- versal, celui des suivants plus longs que gros, articles 11-14 longs, graduellement plus courts, le 11° faiblement grossi à la base, muni d'un verticille de panache, deux fois aussi long que le 41%, celui-ci de moitié plus long que le 43°, tous deux à base grossie et munie d’un verticille de poils, 44° plus gros, cylindrique, un peu plus court que le 43, sans verticille, avec un mince stylet. Antenne de la Q jaune, articles 2-9 ensemble presque deux fois aussi longs que les cinq derniers réunis, 10° article pas plus long que le 9%, soies sensorielles des articles 2-9 n'atteignant pas le milieu de l'article suivant. Thorax brun brun noir. Balanciers brunâtres, à tige blanchâtre. Aïle sans tache, costale, radiale et cubitale à écailles appliquées, noires, obtuses et striées; cubitale atteignant le milieu de l'aile, deux fois aussi longue que la transversale. Pattes brunes, fémurs et tibias avec un anneau plus clair et peu distinct situé au milieu, articles tarsaux

4-4 jaunâtres à l'extrémité, métatarse antérieur de la Q@ de moitié

plus long que le article, aux quatre pattes postérieures chez le c atteignant les deux tiers du 2°, chez la © à peine aussi long que le 2%, 4 et subégaux, tibias et tarses avec des écailles noires, appliquées. obtuses et striées. Abdomen blanchâtre, tergites sauf le bord pos- térieur, pince et, chez la ©, une courte bande transversale des ster- nites bruns; lamelle inférieure et articles terminaux de la pince jaune clair, la partie élargie en pied non pointue comme chez l'espèce précédente, mais obtuse. Tout le reste comme chez l'espèce précé- dente. Long. © 2,5 mm., © 1,8 mm. Soudan : Shambe, 20-11-1942.

4 J.-J. KIEFFER. 2. Genre Ceratopogon Meig.

1. Cubitale et radiale confluentes, donc pas de cellule radiale ; 2e article des palpes grossi au milieu, rétréei en long col ax deux bouts (C7). MARNE ENS 1. C. niligena, n. Sp.

Cubitale confluente seulement proximalement avec la radiale, formant distalement une cellule radiale; ar- ticlé des palpes non rétréci en long col aux deux BOULES JO )e ERREUR DES PR Arr 2

2. Soies sensorielles des articles antennaires 2-9 blanches, obtuses, au moins deux fois aussi grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à 48 poils; les quatre articles pénultiè- mes de l'antenne au maximum deux fois aussi longs que gros, non cylindriques ; 2 article des palpes à peine grossi, moitié distale rétrécie en col, moitié proximale ellipsoi-

Dale Ar SL SN ete TAN 2. C. leucochaetus, n. Sp.

Soies sensorielles des articles 2-9 brunes, conformées

comme les poils des verticilles et pas plus grosses, ceux-

ci à 10-12 poils; les quatre articles pénultièmes de lan-

tenne longuement cylindriques, trois fois aussi longs que

gros; article des palpes plus de deux fois aussi gros

que le 3, chaque extrémité rétrécie en col transversal. . RE NE DL 7 ES ar ARS 3. C. kribiensis, n. sp.

1. C.niligena, n. sp. ©‘. Tête jaune brunäâtre. Yeux confluents. Trompe sublinéaire, aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe jaunâtre, 1% article deux fois aussi long que gros, graduellement aminci en avant, un peu plus long que le support, article presque deux fois aussi long que le et le réunis, son tiers médian très grossi, côté médian avec des productions cylindriques ou coniques, obliques et petites, tiers distal et tiers proximal rétréci en col, pas plus gros que le article, celui:ci cylindrique, plus de trois fois aussi long que gros, de deux tiers plus long que le 4, celui-ci oboval. Antenne jaune, panache brun noir, articles 2-10 ensemble aussi longs que les quatre derniers réunis, 3-10 subglobuleux, leur col transversal aux premiers, deux fois aussi long que gros au 10°, 14°-14e allongés, AA°-13 graduellement raccourcis, leur base renflée et munie d’un verticille du panache (11° article) ou de poils (12° et 43°), 11° presque trois fois aussi long que le 40€, de moitié plus long que le 42, celui-ci un peu plus long que le 13°, tous deux avec un col un peu plus long

\

* Chironomides de l'Afrique équatoriale. ) que gros; 14°, plus gros, cylindrique, aussi long que le 43°, avec un stylet court. Thorax brun, pleures plus claires. Mésonotum à longs poils jaunâtres, scutellum à poils encore plus longs. Aïle hyaline, sans tache, à poils appliqués, étroite, cubitale confluente avec la radiale, dépassant peu le milieu de l'aile, trois fois aussi longue que la transversale oblique, rameau postérieur de la discoïdale oblitéré à k base, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l’extrémité de la cubitale. Pattes jaune blanchâtre, grêles, les quatre postérieures à longs poils, mélatarse antérieur à peine plus long que la moitié du article, celui des quatre tarses postérieurs plus court que la moitié du article, et articles subégaux, crochets courbés presque à angle droit, aussi longs que l’empodium mais plus minces. Abdomen blanchätre, brun dorsalement sauf le bord postérieur des tergites. Pince brune, à poils très longs, ceux-ci trois fois aussi longs que la pince; articles terminaux grèles, glabres, presque droits, graduellement amincis depuis la base; lamelle arrondie. Long. 2,5 mm.

Soudan : Shambe, 4-11-1912.

: 2. G. leucochaetus, n. sp. ©. Blanchätre. Yeux confluents. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe bru- nâtre, 1 article guère plus long que gros, 2% pas plus gros que le 1°, un peu plus long que les deux suivants réunis, moitié proximale ellip- soïdale, avec un petit organe sensoriel circulaire, moitié distale rétré-

cie en col; 3 plus long que le 4, cylindrique, deux fois aussi long

que gros. Antenne brune, articles 2-9 ensemble de moitié plus longs que les cinq derniers réunis, et les premiers suivants subglobu- leux, à col transversal, les suivants subovoïdaux; soies sensorielles blanches, obtuses, incurvées, au moins deux fois aussi grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à 18; articles 10-13 presque coniques, graduellement raccourcis, le 10° un .peu plus long que le 9, le 43° aussi long que le 9, 1%e un peu plus long que le 10°, avec un stylet étroit, 10-14 sans soies sensorielles, avec un verticille de 10-42 poils. Thorax brun sur le dessus. Mésonotum à pubescence grise. Balanciers blancs. Aïle faiblement brunie, avec une petite tache transversale blanche sur le bord antérieur, couvrant la cellule radiale et la dépas- sant distalement; en outre une faible tache allongée brune sur la lourche intercalée; surface à poils appliqués, sans lobe, cubitale quatre fois aussi longue que la transversale oblique, atteignant presque le milieu de l'aile, confluente avec la radiale dans ses deux tiers proxi- maux, l'unique cellule radiale très petite, subcirculaire; tige de la discoïdale à peine plus longue que la transversale, bifurcation de la

6 J.-J. KiIEFFER.

costicale vis-à-vis de l'extrémité de la cubitale. Pattes blanches ou jaune päle, à longs poils, fémurs et tibias gros, métatarse antérieur pas plus court que le 2 article, celui des quatre tarses postérieurs distinctement plus court que le 2 article, un peu plus court que le 5e, empodium aussi long que les crochets, ceux-ci courbés presque à angle droit. Tergites bruns, sauf le bord postérieur, sternites ayant de chaque côté un trait longitudinal brun; cerci blancs. Long. 2,3 mm. (2 ©, ne mesurant que 4,2 mm., étaient d’un blanc brunûtre).

Kameroun : Kribi.

3. C. kribiensis, n. sp. ©. Blanc jaunâtre ou roussâtre. Yeux confluents. Trompe aussi longue que la hauteur de la tête, un peu élargie avant l'extrémité. Palpe brun noir, 4* article à peine plus long que gros, 2 de moitié plus long que les deux suivants réunis, presque trois fois aussi gros que ceux-ci, à chaque extrémité rétréci en un col transversal, article plus long que le 4°, deux fois aussi long que gros. Scape (!) et les cinq derniers articles antennaires brun noir, ceux-ci ensemble un peu plus longs que 2-9 réunis, cylindri- ques, à col transversal, sans verticille et sans soies sensorielles, 40€ deux fois aussi long que le 9, 44° un peu plus long que le 13°, avec un mince stylet; 3-9 globuleux, puis ovoïdaux, soies sensorielles hyalines, à trois; pas plus grosses que les poils des verticelles, ceux-ci bruns, à 10-12. Mésonotum à poils jaunes, brun brun noir comme le métanotum et le mésosternum. Balanciers blancs. Aïle subhyaline, à poils appliqués, base lobée, radiale et cubitale brun jaune, les autres nervures päles, cubitale dépassant le milieu de l'aile, contluente avec la radiale dans sa moitié proximale, trois fois aussi longue que la transversale oblique, l'unique cellule radiale allongée, très étroite, tige de la discoïdale égale à la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la radiale. Pattes jaune clair, fémurs et tibias gros, à longs poils dorsaux, comme les quatre premiers articles tarsaux, tous les métatarses de moitié aussi longs que le article, à peine plus long que le 5°, empodium et crochets comme chez l'espèce précédente. Abdomen brun noir sur les côtés. Long. 2,5 mm.

Cameroun : Kribi.

3. Genre Kempia Kictr.

K. pusilla, n. sp. ©. Brun noir. Yeux pubescents densément, séparés par une fine ligne. Tête vue de devant peu transversale.

(1) A la base du scape on voit encore un petit article transversal.

Chironomides de l'Afrique équatoriale. Trompe linéaire, presque aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe grêle, articles 1, 3 et 4 guère plus longs que gros, plus mince, cylindrique, au moins aussi long que le et le réunis, avec un petit organe sensoriel circulaire. Panache brun; quatre derniers arti- cles antennaires allongés, ensemble à peine plus longs que 2-10 réunis, ceux-ci graduellement plus longs, 10° presque deux fois aussi long que gros, sa base grossie latéralement, comme celle des articles pré- cédents, 11° cylindrique, de moitié plus long que le 40°, avec un verticille du panache, 12-14 sans verticille, le 12° de moitié plus long que le 11°, pas plus long que le 13e, 44° plus gros, un peu plus long que le 13°, avec un étroit stylet. Balanciers blancs. Aile atteignant presque l'extrémité de l’abdomen, hyaline, à soies microscopiques, cubitale dépassant le milieu de laile, deux fois aussi longue que la transversale, unie en son milieu, en un point, avec la radiale, sa moitié proximale presque adjacente à la radiale mais sans former une cellule distincte, cellule distale très étroite, tige de la discoiïdale un peu plus courte que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à- vis du milieu de la cubitale, rameau antérieur subdroit. Pattes grêles, sans longs poils, d’un jaune sale, les trois derniers articles tarsaux plus sombres, métatarse très long, article à peine plus court que le o°, empodium au moins aussi long que les crochets. Abdomen jaune sale. Articles terminaux de la pince grêles, pubescents, graduellement en pointe, faiblement courbés seulement distalement; lamelle plus longue que les articles basaux, obtuse, graduellement amincie. Long. 1,5 mm.

Cameroun : Kribi.

m 4

4. Genre Atrichopogon Kielf(!.

1. Cellule radiale distale plus courte que la proximale, cubi-

tale dépassant à peine le milieu de l'aile, articles anten-

paires 2-4 globuleux............. 1. A. brevicellula, n. sp. Cellule radiale distale plus longue que la proximale,

2. Mésonotum ayant en arrière une grande tache circulaire RON RS MR TL NEA, ra UE RE EN 3.

(1) Le type du genre Microhelea est Atrichopogon microtomus Kief.; c'est par erreur que j'ai écrit : À. tropicus, c’est un véritable Atrichopogon, dont il diffère par la nervation alaire, les palpes et le métatarse.

8 J.-J. Kivrrer.

Mésonotum sans tache circulaire noire, les 9 premiers articles -du ‘flagellum de la @Miransversaux....."."#émaNreen 2. A. conglomeratus, n. Sp.

sole: tholee ee (etoile ele nas 1etohole °° 10e

3. Cellule radiale distale trois fois aussi large que la proxi- male, celle-ci à peine marquée, cubitale presque con- fluente à la radiale proximalement (5)... 3. A. nilicola, n.sp. —— Cellule radiale distale aussi étroite que la proximale, les premiers articles du flagellum de la Q globuleux, les suivants jusqu’au 9% un peu allongés #4. A. kribiensis, n. Sp.

1. À. brevicellula, n. sp. ©. Pâle, brun dorsalement. Yeux confluents. Trompe aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, 2 article grossi, en ellipse allongée, un peu plus long que les 2 suivants réunis, à organe sensoriel circulaire, 4% et de moitié plus longs que gros, plus court. Antenne jaune, articles 2-4 glo- buleux, les suivants brisés, soies sensorielles non grossies. Aile hya- line, graduellement amincie en avant, à soies petites, microsco- piques et des soies éparses plus longues, cubitale dépassant à peine le milieu de l'aile, cellule radiale distale plus courte et plus large que la proximale, celle-ci non formée, la radiale et la cubitale étant presque juxtaposées, tige de la discoïdale aussi longue que la courte trans- versale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l’extrémité distale de la dre cellule radiale. Pattes brunes, métatarse très allongé, comme d'ordinaire, article à peine plus long que le 5°, empodium aussi long que les crochets, à longs poils ventraux, crochets courbés presque à angle droit. Bord postérieur des tergites blanchätre, ster- nites à bande transversale brune et courte; cerci blancs, avec quel- ques poils longs, ceux-ci deux fois aussi longs que les cerci. Long. 1,5 mm.

Cameroun : Kribi.

2, À. conglomeratus, n. Sp. (PI. 1, fig. 2). ©. Jaune brunûtre. Trompe un peu plus longue que la hauteur de la tête, pointue, très enflée dans la moitié basale, Palpe plus court que la trompe, article peu grossi, elliptique, un peu plus court que les deux suivants réunis, avec un grand organe sensoriel elliptique, article à peine plus long que le 3°, celui-ci à peine plus long que le 4°. Antenne brune, articles 2-9 fortement transversaux, au moins deux fois aussi gros que longs, soies sensorielles fortement arquées, un peu plus grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à 6 poils; articles 10-14 ensemble trois fois et demie aussi longs que 2-9 réunis, longuement cylindriques,

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 9

à peine plus minces distalement, avec les longs poils épars comme d'ordinaire, sans verticille, 44° le plus long, avec un mince stylet. Thorax plus sombre. Balanciers? Aile subhyaline, à soies microsco- piques et à soies plus longues et éparses, cubitale atteignant le tiers distal de l’aile, les deux cellules radiales longues et étroites, la distale moins étroite que la proximale, et au moins deux fois aussi longue, tige de la discoïdale plus courte que la longue transversale, celle-ci oblique, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la le cellule radiale, fourche intercalée longuement pétiolée. Pattes grêles, jaune clair, sans longs poils, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, un peu plus court que le >, empodium aussi long que les crochets. Tergites avec une large bande transversale brune. Long. 1,2 mm.

Kameroun : Kribi.

Var. niloticus, n. var. c' ©. Blanc brunäâtre. Yeux-confluents, Article des antennes de la © subglobuleux. Thorax jaune brunätre, à trace de trois bandes plus sombres. Cellule radiale distale à peine plus de deux fois (c‘) ou presque trois fois (Q) aussi longue que la proximale, aile à soies microscopiques, sans longues soies (c') ou à longues soies éparses dans la moitié distale seulement (Q). Tergites et pince bruns, articles terminaux de la pince grêles, subdroits, pubescents, tiers distal faiblement courbé et graduellement pointu, lamelle presque carrée. Le reste comme chez le type. Long. œ 2,9 mm., © 1,5 mm.

Soudan : Shambe, 20-11-1912.

3. À. nilicola, n. sp. (PI. 4, fig. 3}. . Roussätre. Antenne et panache bruns, scape noir, articles 3-10 graduellement un peu plus longs, un peu plus long que gros, 10° deux fois aussi long que gros, 11-14 ensemble d’un quart plus longs que 2-10 réunis, les quatre derniers articles longs, cylindriques, à poils longs et épars, 41° deux fois aussi long que le 10°, à peine plus de moitié aussi long que le 4%, guère plus long que le 13°, 14° à peine plus court que le 42%, avec un mince stylet. Mésonotum ayant en arrière une grande tache circulaire noire. Pleure d’un roux plus clair. Balanciers blanc jaunâtre. Aile subhyaline, à peine lobée, seulement à soies microscopiques, cubitale atteignant le tiers distal, cellule radiale distale deux fois aussi longue et trois fois aussi large que la proximale, celle-ci à peine formée, la radiale, étant presque juxtaposée à la cubitale, tige de la discoïdale plus courte que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la 4"° cellule radiale. Pattes jaunâtres, poils 2-3 fois

10 J.-J. KIEFFER. ,

aussi longs que la grosseur des pattes, empodium aussi long que les crochets. Abdomen blanchätre, tergites bruns, sauf le bord postérieur. Pince brune, articles terminaux plus de moitié aussi gros que les basaux, subdroits, pubescents, extrémité un peu plus mince et courbée, mais obtuse. Long. 2,5 mm.

Soudan : Shambe, 20-II-1912.

4. À. kribiensis, n. Sp. ©. Jaune. Trompe plus longue que la hauteur de la tête, renflée à la base. Antenne brunätre ou brun noir, articles 2-9 subglobuleux, à peine plus longs que gros, les derniers presque de moitié plus longs que gros, ellipsoidaux, col transversal, soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux- ci à 6; les à articles terminaux allongés, longuement cylindriques, chacun plus de deux fois aussi long que le 9°, ensemble d’un tiers plus longs que 2-9 réunis, 14° le plus long, avec un long et mince stylet. Palpe à peine aussi long que la trompe, 2 article pas plus” gros et guère plus long que le 3°, longuement ellipsoïdal, à col trans- versal, 4°r, et subégaux. Mésonotum ayant en arrière une tache circulaire noire et, en avant, trois taches allongées brunes. Métano- tum et mésosternum bruns. Balanciers blancs. Aïle hyaline, à soies microscopiques, partie distale à soies éparses plus longues, cubitale atteignant le tiers distal, les deux cellules radiales étroites, surtout la proximale, la distale trois fois et demie aussi longue que la proximale, tige de la discoïdale plus courte que la transversale, celle-ci oblique et assez longue, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la radiale, rameau antérieur subdroiït, continuant la direction du pétiole. Pattes jaunes, grêles, sans longs poils, métatarse très long, &e article à peine plus court que le 5°, empodium aussi long que les crochets. Abdomen blanchâtre, tergiles à large bande transversale brune. Long. 1,5-1,8 mm.

Cameroun : Kribi.

5. Genre Dasyhelea Kieff.

1. Aile densément pointillée, avec des soies éparses, assez longues et un point noir sur le tiers distal de la cubitale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la BAL". 2802. 8 NOR . D. punctatipennis, n. Sp.

Aile non pointillée, seulement la partie distale à soies assez longues, sans point noir, bifurcation de la posticale dis-

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 11

tale de la cubitale de la demi-longueur de celle-ci......., A ORNE de SEAL. RE 2. D. nudipennis, n. sp. 1. D. punctatipennis, n. sp. ©, Brun noir. Yeux très brie-

vement pubescents, à peine séparés en haut, laissant en arrière un espace triangulaire du vertex libre. Tête vue de devant au moins aussi haute que large. Trompe triangulaire, de deux tiers aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe pâle, article non grossi, un peu aminci aux deux bouts, de moitié plus long que le 3°, celui-ci à peine plus long que le 4°, le pas plus long que le 4°. Antenne brune, articles 2-9 ensemble à peine plus longs que les cinq derniers réunis, 3-5 globuleux, les suivants un peu plus longs que gros, soies sensorielles hyalines, à peine plus grosses que les poils bruns !des verticilles, ceux-ci à 6, pas plus longs que les soies sensorielles, sauf aux articles à et 6, ils sont beaucoup plus longs, 10-14 avec un verticille de poils à leur base et des poils épars plus courts, subcy- lindriques, à peine plus minces distalement, 10-13 deux fois aussi longs que gros, 14° presque deux fois aussi long que le 13e, graduel- lement aminci distalement, sans stylet. Pleures plus claires. Balan- ciers blancs. Aïle blanchâtre, densément pointillée, avec des soies éparses et médiocres, à point noir sur le tiers distal de la cubitale, celle-ci atteint le milieu de l’aile, adjacente à la radiale dans ses deux "tiers proximaux, sOn tiers distal formant une petite cellule radiale circulaire presque ponctiforme, transversale oblique, peu longue, de moitié aussi longue que la cubitale, tige de la discoïdale plus courte que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la cubitale, rameau antérieur subdroit, continuant la direction de la tige, rameau postérieur très oblique. Pattes brunes, grêles, sans longs poils, tarses blanc sale, métatarse antérieur presque aussi long que les quatre articles suivants réunis, cylindrique, égal au sur le tarse intermédiaire, à peine plus court que le aux quatre autres tarses, empodium non développé, crochets avec deux soies arquées. Abdomen blanchâtre, tergites et sternites avec une bande transversale brune. Long, 1,2 mm.

Cameroun : Kribi.

2. D. nudipennis, n.sp. (PI. 1, fig. 4). ©. Brun noir. Yeux à pu- bescence très courte. Trompe de deux tiers aussi longue quela hauteur de la tête. Palpe blanchâtre, articles cylindriques, le 42° de moitié plus long que gros, aussi long que les deux suivants réunis, plus court que le 4°, celui-ci obtus, deux fois aussi long que gros. An- tenne à panache noir, articles 2-10 brièvement fusiformes, striés en

12 J.-J. KIEFFER.

long dans leur moitié proximale, les premiers aussi gros que longs, les derniers allongés, 11-14 longs, 11-13 divisés par un rétrécisse- ment en deux nœuds, le 11° deux fois aussi long que le 10°, strié seulement dans la moitié proximale du nœud fusiforme et à verti- cille du panache, nœud distal beaucoup plus mince, subeylindrique ; 12 article à peine plus long que le 41°, ses deux nœuds brièvement lusiformes et striés dans leur moitié proximale, le distal avec un verticille de poils; 13° article aussi long que le 44°, plus fortement rétréci au milieu que les deux précédents, chaque nœud fusiforme, strié dans sa moitié proximale et à verticille de poils, 44° beaucoup plus gros que les autres, en ovoide allongé, sans verticille et sans stylet, avec quelques stries écartées dans sa moitié proximale. Pleures et sternum bruns. Scutellum et balanciers blancs. Aïle blanchätre, non pointillée, au bord distal, le long du bord antérieur et dans quelques lignes longitudinales dans la moitié distale avec des soies caduques; cils simples, nervures pâles, cubitale atteignant presque le milieu de l'aile, confluente avec la radiale, sans cellule radiale, transversale longue, oblique, tige de la discoïdale courte, bifurcation de la posticale distale de la cubitale de la demi-iongueur de celle-ci. Pattes blanc sale, sans longs poils, hanches brunes, métatarses anté- rieurs plus de deux fois aussi long que le article, et subé- gaux à tous les tarses, crochets obtus, avec deux soies arquées, . empodium non développé. Sternites blanchâtres, sauf les deux der- niers. Articles terminaux de la pince pubescents, à la base presque de moitié aussi gros que les articles basaux, graduellement amincis en pointe, moitié distale très faiblement courbée. Long. 1,5 mm.

Cameroun : Kribi. 6. Genre Culicoides Latr.

4. Aile hyaline, sans tache; article du palpe avec une dent latérale à sa base. article terminal de l’antenne avec

Hn-minCe SIVIT EEE RE PET 1. C. dentatus, n. sp. Aile tachetée; 4%. article des palpes sans dent; article

terminal de l’anténne sapssstylet!:,. "1°... 20 McuAille n'ayant que /2-4 taches... .HANPRN ES SERRE 3. Aie à taches nombreuses. COPA Rene à.

3. Aile blanchâtre, avec deux petites taches brun sombre... LPS RNA LU AR CE PNR |: 3 AIS ete 2, C. bisignatus, n. Sp.

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 13

Aile grise, à taches noires et blanches................ 4. 4. Bord antérieur de l'aile à trois taches, l’une noire, les deux autres blanches; corps jaune citron, article des palpes le plus long, 44° article antennaire à peine plus mer ds lement. 11.75:...........0 3. C. citrinus, n. Sp. + Bord antérieur de l'aile avec quatre taches, dont deux brun noir et deux blanches; corps jaune, article des palpes pas plus long que le 2, 44° article antennaire graduelle- ment aminci en une pointe aigüe. #4. C. quadrisignatus, n. Sp. 5. Aile brun sombre, avec huit taches blanches bien déli- A TT A RTE PTS PA AE 0 5. C. octosignatus, n. Sp. Aile grise, à taches brun noir et blanches; ou aile blanche, à taches grises et brun noir (Q).............. 6. 6. Articles antennaires 2-9 fusiformes ou en forme de fla- con, plus de deux fois aussi longs que gros; aile grise.. 7.

Articles antennaires 2-9 subellipsoïdaux, non deux. fois aussi longs que gros, sauf parfois le 9................ 8.

1

. Aile avec une tache brun noir et de nombreuses taches RHONE ER NE re re CRE RTE 6. C. nilogena n. Sp.

Aile avec trois taches brun noir et de nombreuses taches DIEM INR" RP RENE 7. C. kribiensis n. Sp. 8. Ailegrise, avec beaucoup de taches blanches; ‘corps brun roux, thorax brun noir dessus........ 8. C. signatus, n. Sp.

Aile blanchâtre, avec deux ou trois taches brun noir et de ROMDTOUSeS Taches prises LCL ER D RE NU à 2

9. Aïle avec deux taches brun noir ; thorax brun, abdomen blanc brunâtre, à bandes transversales brunes sur le des- Li RAP RP BCE MER a RE CEE PRR RE ES 9. G. nilophilus, n. sp. Aile à trois taches brun noir; blanchâtre, dessus du thorax et bande transversale des tergites bruns........ TL LAN Ra a à DUR 10. C. trisignatus, n. Sp.

1. GC. dentatus, n. sp. Q. Brun noir. Yeux glabres, séparés par une fine ligne. Tête jaune. Trompe aussi longue que la hauteur de la tété Palpe au moins aussi long que la trompe, article mince, cylindrique, presque aussi long que les trois suivants réunis, avec une dent latérale à sa base; 2€ article un peu plus long que le et réunis, grossi latéralement, extrémité distale rétrécie et transver-

4% J.-J. KIRFFER.

sale, 3e et aussi minces que le Ar, subégaux. Antennes roux brun, scape brun noir, articles 2-9 ensemble aussi longs que les cinq der- niers réunis, graduellement plus longs, les premiers ovoidaux, 6-9 deux fois aussi longs que gros, soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-ci de six poils; articles 10-14 longs, chacun de moitié plus long que le ®%, subecylindrique, graduel- lement un peu amincei distalement, à poils épars et longs, le 14° avec un mince stylet. Mésonotum gris. Scutellum jaune. Pleures roux brun. Balanciers blanc sale. Aile hyaline, sans tache, lobée, cellule costale, sous-costale et les deux cellules radiales jaune brunâtre, surface à soies microscopiques, bout distal à soies plus longues, éparses, fragiles, en partie disposées en lignes longitudinales, cubitale atteignant presque le tiers distal de l'aile, deux fois aussi longue que la radiale, les deux cellules radiales très étroites, d’égale longueur, transversale longue, oblique, rameau postérieur de la discoïdale oblitérée à la base, bifur- cation de la posticale à peine distale de l’origine de la cubitale, ra-. meau antérieur très arqué. Pattes jaunâtres, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, article à peine plus court que le 5°, cylindrique, empodium non développé. Tergites à bande transversale noire; cerci blanchâtres. Long. 1,2 mm.

Cameroun : Kribi.

A cause du palpe muni d’une dent à la base et de l’article terminal des antennes pourvu d’un stylet, cette espèce devra former un sous- genre nouveau, que j'appelle Gxyhelea, n. subg.

2. GC. bisignatus, n. sp. (PI. 4. fig. 5). G' Brun jaunätre. Yeux glabres, confluents. Trompe aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun, 2 article le plus long, peu grossi, à organe sensoriel circulaire, graduellement rétréci distalement, aussi long que les deux suivants réunis, article quatre fois aussi long que gros, guère plus long que le 3°,'rétréci à la base. Antenne brunâtre, les trois derniers articles blanchâtres, longs, ensemble un peu plus courts que 2-11 réunis, panache jaune brunâtre, articles 2-11 subégaux, à peine gra- duellement plus étroits, de moitié plus longs que gros, 42-14 subcy- lindriques, sans verticille, à poils épars et médiocrement longs, 12° plus de trois fois aussi long que le 1°, à peine plus long que le 13°, A4 un peu plus étroit, à peine plus long que le 1%, arrondi au bout. Balanciers blancs. Pleures blanchâtres. Aïle blanche, avec deux pe- tites taches transversales d’un brun sombre, faiblement concaves proximalement, convexes distalement et situées sur le bord antérieur, la proximale atteignant le tiers médian de la cubitale, la distale éga-

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 15

lement éloignée de la proximale et de la pointe alaire, toutes deux avec un prolongement gris qui atteint la discoidale ; nervures bor- dées faiblement de gris dans le tiers proximal de l'aile et dans la moitié distale; cubitale dépassant le milieu de l'aile, confluente avec la radiale au 4/5 médian, les deux cellules radiales longues et étroites, tige de la discoïdale à peine plus courte que la transversale, celle- ci longue, oblique, de moitié aussi longue que la cubitale, bifurca- tion de Ja posticale distale de celle de la discoïdale de la longueur de la ‘transversale, surface à soies microscopiques. Pattes grêles, sans longs poils, blanchâtres avec les fémurs bruns, ou blanc brunâtre, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, article cylindrique, plus court que le 5°, empodium atteignant le milieu des crochets, à poils courts, base des crochets avec une longue soie arquée. Abdomen et pince blanchâtres, articles terminaux de la pince pas de moitié aussi gros que les basaux, à peine arqués, moitié proximale pubescente latéralement, un peu plus grosse que la moitié distale,

celle-ci glabre, cylindrique, non pointue, Long. 2 mm. 3. C. citrinus, n. Sp. ©. Jaune citron. Tête jaune brunâtre,

Trompe linéaire, au moins aussi longue que la hauteur de la tête. Yeux glabres, non distinctement séparés en haut. Palpe brunâtre, 1% article le plus long, cylindrique, de moitié plus long que le %, ce- lui-ci un peu grossi, longuement ellipsoïdal, de moitié plus long que le 3°, 4 subégal au 3°. Antenne brune, articles 2-9 ensemble un peu -plus longs que les cinq derniers articles réunis, ellipsoïdaux ou pres- que en forme de flacon, chacun presque trois fois aussi long que gros, soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux- ci de six poils; articles 10-13 peu longs, subeylindriques, chacun d’un 15 plus long que le. 9%, sans verticille distinct, 14° de 2/3 plus long que le 43°, sans stylet, guère aminei distalement. Métasternum et ster- pum bruns. lAile grande, lobée, grise, à soies microcoscopiques, dis- talement avec des soies plus longues disposées en rangées longitudi- nales, avec une tache quadrangulaire brun noir, située au bord anté- rieur, couvrant la moitié distale de la radiale etles deux tiers médians de la cubitale; cette tache est précédée et suivie d’une tache transver- sale blanche; nervures brunâtres, cubitale dépassant le milieu de l'aile, soudée à la radiale en un point, les deux cellules radiales étroites, la distale un peu plus longue et un peu plus large que proximale ? transversale longue, oblique, aussi longue que la cellule radiale proximale, tige de la discoïdale presque aussi longue que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis du milieu de la ra- diale, rameau antérieur fortement arqué. Pattes brunes, tiers distal

16 J.-J. KIEFFER. du fémur antérieur, plus du tiers proximal du tibia antérieur, sauf le

genou, tiers proximal du tibia intermédiaire et le tibia postérieur blanc jaunâtre; métatarse antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, article à peine plus court que le 5°, empodium ne dépassant pas le tiers basaldes crochets. Abdomen blanchâtre dessous, tergites à bande transversale brune; cerci blanes. L. 1,5 mm.

Kameroun : Kribi.

4. C. quadrisignatus, n. sp. ©. Jaune. Vertex brun noir. Yeux glabres, largement confluents en haut, ils laissent en arrière un espace triangulaire libre. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête. Palpe pâle, dépassant à peine le sucoir, {tr article cylindrique, mince, aussi long que le 1°, à peine, plus court que les deux Suivants réunis, médiocrement grossi, graduellement aminci proxi- malement, et d’égale longueur, chacun plus de deux fois aussi Jong que gros. Antenne brunâtre, articles 2-9 ensemble aussi longs que les cinq derniers réunis, subfusiformes ou en forme de flacon, deux fois et demie aussi longs que gros, soies sensorielles un peu plus grosses que les poils des verticilles qui ont de six à huit poils et bien deux fois aussi longues qu'eux; articles 10-13 subcylindriques, chacun d’un cinquième plus long que le 9%, à poils épars, 14 de deux tiers plus long que le 43°, graduellemeni aminci en uné pointe aiguë distalement, mais sans stylet. Sternum brun. Balanciers blancs. Aile grise, large, lobée, à soies microscopiques, avec quelques soies plus longues le long du bord distal et sur quelques rangées longitu- dinales au quart distal de l’aile; bord antérieur avec deux taches brun noir et deux taches blanches, la tache proximale brun noir un peu allongée, couvrant le tiers médian de la cubitale, la distale triangulaire, un peu distale de l'extrémité de la cubitale, graduellement en pointe et atteignant presque la pointe alaire; les deux taches blanches sont transversales, chacune est proximale d’une des taches brun noir, la 1'e traverse la transversale et le pétiole de la discoïdale, la natleint pas la discoidale; cubitale atteignant le tiers distal de l'aile, réunie à la radiale en un point seulement, les deux cellules radiales allongées, étroites, tige de la discoïdale presque aussi longue que la transversale, celle-ci longue et oblique, bifurcation la posticale peu distale de celle de la discoïdale, rameau antérieur fortement arqué, l’inférieur continue la direction de la tige. Pattes brunâtres, grêles, sans longs poils, anneau avant l’extrémité des fémurs et un à la base des tibias blancs, tibia postérieur blanchâtre, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, empodium

Sr je LUS AU mt Ÿ BAT RS 2 & x ae PA Le ;

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 17

plus court que les crochets. Abdomen blanchätre, dessus à bandes transversales brunes. Long, 1,5 mm.

Cameroun : Kribi.

5. GC. octosignatus, n. Sp. ©. Brun. Yeux glabres, pas distinc- tement séparés. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête. Palpe court, article cylindrique, aussi long que le 2e, celui-ci longuement ellipsoïdal, plus long que les deux suivants réunis et deux fois aussi gros qu'eux, avec un grand organe sensoriel circulaire, articles 3 et 4 à peine plus longs que gros. Antenne blanchâtre, scape brun noir, articles 2-9 ensemble un peu plus courts que les cinq derniers réunis, graduellement plus longs, les premiers globuleux, le deux fois aussi long que gros, soies sensorielles beaucoup plus courtes et pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à six ou huit poils; les cinq derniers articles allongés, chacun de moitié ou du tiers plus long que le %, graduellement aminci distalement, à poils épars et longs, 14 article un peu plus long que le 13e, aminci distalement. Balanciers blanc brunâtre. Aile brune, large, lobée, à soies denses microscopiques et des soies éparses plus longues, avec une tache brun noir sur Ja cellule radiale distale et huit taches blanches bien délimitées, dont la 4r° circulaire, située dans la cellule cubitale, contre la transversale; 2 transversale, au bord antérieur, bordant dista- lement l'extrémité de la cubitale; quatre taches circulaires presque sur le bord postérieur, à l'extrémité de la cellule cubitale, de chacune

_des discoïdales et de la posticale; une tache circulaire dans la cellule

discoïdale postérieure, à la bifurcation de la posticale; enfin une tache géminée au milieu de la cellule anale; cubitale dépassant le milieu de l'aile, trois fois et demie aussi longue que la transversale, les deux cellules radiales très étroites, la proximale la plus longue; tige de la discoïdale deux fois aussi longue que la transversale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de celle de la discoïdale, rameau antérieur fortement arqué. Pattes brun noir, métatarse très long, article aussi long que le au tarse antérieur, un peu plus court que le aux quatre tarses postérieurs, empodium ne dépassant pas la proéminence basale des crochets. Tergites ayant en avant une bande transversale brune. Long. 4,8 mm. Congo belge (2 ©).

6. C. nilogenus, n. Sp. ©, Brun. Yeux glabres, confluents en haut. Suçoir au moins aussi long que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, article le plus long, presque aussi long que les deux suivants reUnIS, 2TOSSIS Sur un côté au milieu, tiers distal mince et

Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 2

18 J.-J. KIEFFER.

cylindrique, articles À et 3 subégaux, deux fois aussi longs que gros, 4e un peu plus long et plus mince. Articles antennaires 2-9 ensemble aussi longs que les cinq derniers réunis, subcylindriques ou presque en flacon, à-9 plus de deux fois aussi longs que gros, soies senso- rielles aussi minces et au moins aussi longues que les poils des verticilles, ceux-ci à six ou huit; les cinq articles terminaux longs, cylindriques, à poils épars et un verticille plus long, situé à leur base, le 10° de moitié. plus long que le 9°, 14e et 12€ égalant le 40°, 45° plus long que le 42°, plus court que le 1%, celui-ci graduellement pointu distalement. Balanciers blanchâtres. Aile grise, large, à soies denses et microscopiques, dans la moitié distale avec des soies éparses et plus longues, bord antérieur avec une tache brun noir un peu allongée et couvrant les deux tiers médians de la cubitale et trois taches transversales blanches, dont la est proximale de la tache brun noir et traverse la base de la cubitale et la transversale, la borde distalement la tache brun noir, la est à égale distance de la 2 et de la pointe alaire; les autres taches blanches sont : deux taches cir- culaires dans cellule cubitale, deux dans la cellule discoïdale, correspondant aux deux précédentes, la distale attteignant presque le bord alaire; une tache circulaire dans la cellule posticäle, proche du bord postérieur; trois ou quatre dans la cellule anale; nervures brun sombre, sauf dans les taches blanches, cubitale dépassant: beaucoup le milieu de l'aile, réunie à la radiale sur un petit espace en son milieu, cellule radiale proximale très étroite, aussi longue que la distale, celle-ci plus large, transversale longue et oblique, tige de la discoïdale un peu plus longue que la transversale, bifurcation de la posticale sous celle de la discoïdale, rameau antérieur fortement arqué, rameau postérieur continuant la direction de la tige, également fortement courbé. Pattes brun clair, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, article un peu plus court que le à tous les tarses, empodium presque nul. Long. 1,8 mm.

Soudan : Mongola ; Shambe.

7. C. kribiensis, n. sp. ©. Brun sombre. Yeux glabres, séparés en haut par une fine ligne, laissant libre en arrière un espace trian- gulaire. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête. Palpe dépassant à peine le suçoir, 1% article cylindrique, presque aussi long que le 3 et le réunis, 2 fusiforme, grossi au milieu, plus long que les deux suivants réunis, cylindrique, quatre Îois aussi long que gros, 4e le plus court. Antenne brune, avec deux scapes brun noir, super- posés et d’égale longueur, les huit articles proximaux du flagellum ,

! r 4

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 49

ensemble aussi longs que les cinq derniers réunis, à articulations blanchätres, plus de deux fois aussi longs que gros, sauf le 4°, fusi- lorme ou en forme de flacon, poils des verticilles par six, dont un médian deux fois aussi long et deux fois aussi gros que les autres et hyalin, comme les soies sensorielles; les cinq derniers articles sub- cylindriques, avec un verticille de poils et d’autres poils épars et moins longs, le d’un tiers plus long que l’article précédent, égal au 2, les trois derniers graduellement plus longs, le dernier graduelle- ment en pointe. Milieu du mésonotum gris. Balanciers blancs. Aile grise, large, fortement lobée, à soies microscopiques denses et subponctiformes, extrême bout distal ayant en outre des soies plus longues, bord antérieur avec trois taches brun noir, dont la proxi- male peu allongée, atteignant la nervure médiale, bordée distalement par la base de la transversale; la tache médiane allongée, couvrant les deux tiers distaux de la radiale; la distale est transversale, vis-à- vis du milieu de la discoïdale qu’elle n’atteint pas; taches blanches nombreuses, dont trois transversales sur le bord antérieur, deux d’entre elles remplissent les intervalles des trois taches brun noir, la borde distalement la tache sombre ; les autres taches blanches sont circulaires, ce sont : une au milieu et une près de l'extrémité de la cellule cubitale; trois dans la cellule discoïdale, dont deux vis-à- vis des deux précédentes, la va de la bifurcation de la discoïdale à celle de la posticale; une dans la cellule posticale contre le bord alaire; deux dans la cellule anale, la proximale au pétiole de la posticale, l’autre au bord postérieur de l’aile; en outre la base alaire est blanchâtre jusqu’à la tache brun noir; cubitale atteignant le tiers distal de l'aile, confluente avec la radiale au tiers médian. les deux cellules radiales étroites, surtout la proximale, tige de la discoïdale aussi longue que la transversale, celle-ci oblique et longue, bifurcation de la posticale peu distale de celle de la discoïdale, vis-ä-vis du milieu de la cubitale, rameau antérieur arqué fortement, rameau postérieur continuant la betou de la tige. Pattes brunes, grèles, sans longs poils, extrémité des fémurs et base des tibias à anneau jaunätre, éperon du tibia antérieur plus long que la grosseur du tibia, métatarse antérieur aussi long que les quatre articles sui- vanis réunis, article à peine plus court que le 5°, cylindrique, em- podium n’atteignant pas le milieu des crochets, ceux-ci avec une longue soie arquée. Long. 2,5 mm.

Cameroun : Kribi.

8, C. signatus, n. sp. ©. Brun roux. Yeux glabres. Sucoir

20 J.-J. KigrFer.

linéaire, au moins aussi long que la hauteur de la tête. Palpe brunûtre, 4er article cylindrique, aussi long que le et le réunis, un peu plus long que le 4*r, fortement grossi au côté médian, à peine plus de moitié aussi long que le 4, celui-ci plus de deux fois aussi long que gros. Antenne jaune, articles 2-9 ensemble un peu plus courts que les cinq articles terminaux réunis, graduellement plus longs, les premiers globuleux, les derniers en ellipse, de deux tiers plus long que gros, soies sensorielles courtes, pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à six poils; articles 10-14 longs, subcy- lindriques, à peine plus gros à la base, 10° de moitié plus long que le 9e, 44° le plus long, non pointu, à peine aminci distalement. Thorax brun noir et mat dorsalement. Balanciers brunâtres. Aile grise, à soies microscopiques et denses et des soies plus longues et éparses, une tache sombre couvre la cellule radiale, bord alaire avec six taches circulaires blanches, dont la 47° à l'extrémité de la cubitale, la avant la pointe alaire, entre les deux rameaux de la discoïdale, entre la discoïdale et la posticale, à° entre les deux rameaux de la posticale, 6e dans la partie distale de la cellule anale ; huit autres taches blanches sur la surface alaire, dont la dans la cellule cubitale, touchant la Are du bord; 2 près de la base de la cellule discoïdale, vis-à-vis de la précédente; entre la discoïdale et la posticale, vis-à-vis de la précédente, ces trois dernières forment ensemble avec la 4'° et Ja 5e du bord une rangée transversale ; entre le milieu de la radiale et tige de la discoïdale, entre la précédente et la posticale, sur la transversale, allant presque jusqu’au bord antérieur, au-dessus de la du bord, dans la partie distale de la cellule anale, & irrégulière, dans la partie proximale de la cellule anale; cubitale dépassant le milieu de l'aile, radiale confluente avec la cubitale, tige de la discoï- dale aussi longue que la transversale, celle-ci oblique et longue, bifurcation de la posticale vis-à-vis de celle de la discoidale. Pattes jaune blanchâtre, métatarse antérieur presque deux fois aussi long que le 2% article, article à peine plus court que le 5°, empodium dépas- sant à peine la proéminence basale des crochets, hyalin, à poils ven- traux médiocres. Long. 1,5 mm.

Soudan : Shambe, 4-If et 20-I1-1912.

9. C. nilophilus, n. sp. Q. Tête jaune brunâtre. Yeux glabres, séparés par une fine ligne. Suçoir aussi long que la hauteur de la tête. Palpe brun, 2e article peu grossi, un peu plus long que le 4‘, celui-ci cylindrique, de moitié plus long que le 3°, plus court que le 3°, non deux jois aussi long que gros. Antenne jaune brunâtre, articles 2-9

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 21

- ensemble à peine aussi longs que les cinq derniers réunis, le ovoi- dal, très grossi, 3-9 graduellement plus longs, à col transversal, glo- buleux, presque deux fois aussi long que gros; soies sensorielles beaucoup plus courtes et pas plus grosses que les poils des verticilles, ceux-ci à six poils; les cinq articles terminaux longs, cylindriques, chacun de moitié plus long que le 9°, le 14° presque deux fois aussi long que le 9, sans stylet, à peine aminci au bout, Thorax brun, pleures plus claires. Aile blanchâtre, large, lobée fortement, à soies _microscopiques denses, extrémité à soies éparses plus longues, bord antérieur à deux taches brun noir, dont l’une allongée, couvrant la moitié distale de la cubitale, la distale triangulaire, un peu transver- sale; les taches grises sont : une au tiers proximal de laile, du bord antérieur à la médiale; deux sur le rameau antérieur de la discoïdale, vis-à-vis des deux taches brun noir; deux petits traits superposés à l'extrémité de la cellule discoïdale postérieure; un trait sur tout le rameau postérieur de la discoïdale; un autre sur le rameau antérieur de la posticale; une tache sur le rameau postérieur de la posticale ; deux taches superposées dans la cellule anale; cubitale dépassant le milieu de l'aile, unie à la radiale au milieu, les deux cellules radiales d’égale longueur, très étroites, tige de la discoïdale un peu plus courte que la transversale, celle-ci longue, oblique, de moitié aussi longue que la cubitale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de extrémité de la cubitale, rameau antérieur fortement arqué, rameau postérieur presque perpendiculaire. Pattes blanc brunâtre, grêles, sans longs poils, genoux brun noir, extrémité des fémurs, base des tibias et les tarses jaunâtres, métatarse aussi long que les quatre articles suivants réunis, ek subégaux, empodium atrophié, crochets à longue soie arquée. Abdomen de moitié plus long que le reste du corps, blanc brunâtre, tergites à bande transversale brune. Long. 4,5 mm.

Soudan : Shambe, 20-11-1912.

10. G. trisignatus, n. sp. -- ©. Blanchâtre. Yeux glabres. Sucoir sublinéaire, aussi long que la hauteur de la tête. Palpe brunâtre, 2e article grossi, longuement ellipsoïdal, à peine aussi long que le qui est cylindrique, presque aussi long que le et le réunis, ceux- ci subégaux, chacun plus de deux fois aussi long que gros. Antenne blanchätre, scape roux brun, articles 10-14 ensemble de moitié plus longs qué2-9 réunis, cylindriques, le 40° plus de deux fois aussi long

. que le %, 41-143 égaux au 10°, 14° plus long, arrondi au bout, 2 ar-

ticle grossi, 3-9 graduellement un peu plus longs, à col transversal, à peine plus long que gros, de moitié plus long que gros. Thorax

929 J.-J. KIEFFER.

brun dessus et dessous. Balanciers blancs. Aïle blanche, large, lobée, à traits microscopiques denses, extrême bout distal à poils épars et plus longs ; bord antérieur avec trois taches brun noir, dont la proximale longue et étroite, couvrant le tiers médian de la sous-costale, reliée à la médiale par une tache grise, la couvre les deux cellules radiales, sauf les deux bouts, la presque carrée, un peu distale de l’extré- mité de la cubitale et reliée comme la avec le rameau antérieur de la discoiïdale; surface à taches grises, dont trois proches du bord pos- térieur, la proximale vis-à-vis du milieu de la tige de la posticale, la 2 couvrant tout le rameau postérieur de la posticale, le à l’extré- mité du rameau antérieur ; une à l’extrémité du rameau antérieur de la discoïdale, dont le rameau postérieur est bordé de gris ; cubitale atteignant presque le dernier tiers alaire, unie en un point avec la radiale, les deux cellules radiales subégales, étroites, allongées, tige de la discoïdale à peine plus courte que la transversale, celle-ci oblique, de moitié aussi longue que la cubitale, bifurcation de la posticale vis- à-vis du milieu de la cubitale, rameau antérieur fortement arqué, rameau postérieur continuant la direction de la tige, arqué. Pattes brunes, grêles, sans longs poils, un anneau avant et après les genoux, et les quatre premiers articles tarsaux blancs, métatarse antérieur deux fois et demie aussi long que le article, plus court que le à tous les tarses. Tergites et sternites à large bande transversale brune. Long. 1,5 mm.

Cameroun : Kribi.

7. Genre Nilohelea, n. £.

g. Les trois articles terminaux de l'antenne longs. Aïle glabre, cubitale et radiale confluentes, n’atteignant pas le milieu de Paile, discoïdale longuement pétiolée. Métatarse long, article presque transversal, tronqué obliquement et presque bilobé, long et mince, empodium nul. Articles terminaux de la pince très arqués, les deux tiers distaux extrêmement étroits.

N. albipennis, n. Sp. (PI. 1, fig. 6). c'. Tête brunâtre. Palpe mince, articles cylindriques, le 1* guère allongé, à peine plus court que le 4e, quatre fois aussi long que gros, égalant les deux tiers du &e. Antenne brun clair, scape noir, panache brun; articles 2-11 en- semble deux fois aussi longs que les trois derniers réunis, chacun ovoidal ou globuleux à col court, graduellement plus étroits, col du 40€ aussi long que gros, celui du 14° presque deux fois aussi long que gros, 12° et 13° articles cylindriques, à base un peu grossie et munie

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 23

d’un verticille, le 42° de deux tiers plus long que le 44°, 43° à peine plus court que le 42%, 14° plus gros, aussi long que le 42°, sans ver- ticille, non grossi à la base, à peine aminci distalement. Thorax brun noir, pleures plus claires. Balanciers blancs. Aïle blanche, sans poils, non ponctuée, nervures pâles, seulement l'extrémité de la cubitale brune, cubitale n’atteignant pas le milieu de l'aile, confluente avec la radiale sur toute sa longueur, de trois à quatre fois aussi longue que ‘Ja transversale, celle-ci courte, oblique, seulement trois fois aussi longue que large, bifurcation de la discoidale un peu distale de lex- trémité de la cubitale, celle de la posticale à peine distale de celle de la discoïdale. Pattes blanchâtres, hanches, trochanters, large anneau au milieu des fémurs, genoux, étroit anneau au milieu des tibias, arti- culation des trois premiers articles tarsaux et les deux derniers articles bruns; métatarses antérieur et postérieur aussi longs que les trois articles suivants réunis, l'intermédiaire aussi long que les quatre sui- vants réunis, seulement le métatarse postérieur ventralement à ran- gées de soies bulbeuses, article subtransversal, tronqué oblique- ment et presque bilobé, mince, long, plus long que le 3°; crochets assez longs, simples, de moitié aussi longs que l’article, empodium nul. Abdomen blanchâtre, tergites deux et trois munis, en avant, de deux taches brun noir et se touchant, et à large bande transver- sale brun noir. Pince brun noir, articles basaux deux fois et demie aussi longs que gros, les terminaux glabres, droits dans un peu plus du tiers basal et presque de moitié aussi gros que les basaux, partie distale subitement très mince et arquée fortement, courbée presque à angle droit. Long. 1,5 mm.

Soudan : Shambe, 20-11-1912.

8. Genre Stilobezzia Kielf.

S. rufa, n. sp. (PI. 4. fig. 7). '. Roux clair. Tête jaune, transver- sale vue de devant. Yeux glabres, fortement arqués, amincis en haut, séparés du quart de la grosseur d’un scape. Sucoir linéaire, égalant les deux tiers de la hauteur de la tête. Palpe jaune, article non deux fois aussi long que gros, le plus long, presque deux fois aussi long que le 1%, non grossi, de moitié plus long que le 4, celui-ci obtus et deux fois aussi long que gros. Les deux scapes se touchant presque, flagellum brisé. Balanciers blancs. Aile hyaline, non lobée, à soies microscopiques denses, cubitale atteignant le quart distal de l'aile, distante de sa longueur de la pointe alaire, trois fois aussi longue que

24 J.-J. KIErFFEr.

la cellule radiale proximale, ceBe-ci en losange, deux fois et demie aussi longue que large, bifurcation de la discoïdale et de la posticale vis-à-vis de l'extrémité de la cellule radiale proximale. Pattes blanc jaunâtre, libia”antérieur aussi long que le fémur, éperon simple, aussi long que la grosseur du tibia, dents du peigne très denses, métatarse un peu plus long que les quatre articles suivants réunis, 2 article aussi long que les trois suivants réunis. à peine deux fois aussi long que gros, un peu plus court que le 3°, profondément découpé dorsalement dans sa moitié distale, mince, un peu plus long que le 3°, crochets petits, avec une soie arquée, empodium nul. Articles ter- minaux de la pince assez droits subeylindriques, un peu grossis à la base, pubescents, extrémité à peine grossie et faiblement courbée. Long. 1,2 mm.

Cameroun : Kribi.

9. Genre Nilobezzia, D. £.

Q@. Tête un peu transversale et plane vue de devant. Yeux glabres. Radiale et cubitale séparées, comme chez Bezzia, cubitale très éloi- gnée de la pointe alaire. Fémurs non grossis, article tarsal cylin- drique, un peu allongé, le long, sa face ventrale à longs bâtonnets noirs ; crochets longs, bifides, égaux, les deux branches très inégales. :

N. armata, n. sp. ©. Tête jaune roussâtre. Yeux confluents en haut. Sucoir égalant les deux tiers de la hauteur de la tête. Palpe brun, article à peine plus gros que les deux suivants et à peine aussi long que eeux-ci réunis, tous subcylindriques, le aussi gros que le 2 et à peine allongé, et subégaux, plus de deux fois aussi longs que gros. Antenne jaune brunâtre, les cinq articles terminaux brun noir, ensemble un peu plus courfs que 2-9 réunis, 2 plus de deux fois aussi long que le 3°, les suivants graduellement plus longs, cylindriques, le à peine plus long que gros, deux fois aussi long que gros, soies sensorielles pas plus grosses que les poils des verti- cilles, 10-14 longs, cylindriques, à poils épars, le 10° deux fois aussi long que le 9°, 14° guère plus long que le 13°, son extrémité amincie presque en stylet. Thorax brun noir, faiblement luisant, à pubescence à peine visible. Balanciers blancs. Aile hyaline, lobée, à soies micros- copiques denses, nervures pâles, cubitale un peu plus de deux fois aussi longue que la radiale, plus distante de la pointe alaire que le rameau postérieur de la posticale, cellule radiale distante de la pointe alaire de deux tiers de sa longueur, bifurcation de la discoïdale un

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 9 { (1

peu proximale de la transversale, celle de la posticale distale de la transversale de deux fois la longueur de celle-ci. Pattes blanchätres, genoux, articulations des tarses et article brun noir, fémurs non grossis, sans dents, les quatre postérieurs ont dans leu moitié dis- tale cinq ou six spinules noires, semblables à celles des articles tar- saux, tous les tibias avec quelques spinules dorsales, métatarses avec deux spinules poires situées à leur base ventrale, articles deux et trois avec une paire de spinules à leur extrémité, 3 article de moitié plus Jong que le 4°, celui-ci subcylindrique, de moitié plus long que gros, non lobé, long, deux fois et demie aussi long que le 4, ayant ven- tralement, aux deux tiers proximaux, cinq rangées transversales de deux ou trois bätonnets noirs et deux à trois fois aussi longs que la grosseur de Particle, crochets longs, atteignant les trois quarts du article, médiocrement arqués, égaux, bifides, les deux rameaux de chaque crochet inégaux, le médial quatre fois aussi long que le latéral. Abdomen brunâtre, non aminci en avant. Long. 4 mm.

Soudan : Shambe, ÆII et 20-11-1912 ; nombreux exemplaires.

Var. flaviventris, n. var. ©. Abdomen et pattes jaune rous- sâtre, genoux et article tarsal noirs, antenne et thorax noirs ou brun noir, eubitale guère plus de deux fois aussi longue que la radiale. Long. 4 mm.

Shambe, 20-11-1912.

Var. albipennis, n. var. ©. Entièrement brun noir, seule- ment les balanciers et les quatre premiers articles tarsaux blancs, aile blanchâtre, eubitale presque trois fois aussi longue que la radiale,

distante d'au moins sa moitié de la pointe alaire. Long. # mm. Shambe, 4-IL- 1915. Var. fusca, n. var. © Brun noir, seulement les balanciers etles

quatre premiers articles tarsaux blancs, pattes d’un jaune roussâtre, genoux, à° article tarsal, les quatre hanches postérieures et le fémur postérieur noirs, comme les antennes. Long. # mm.

Shambe, 4-11-1912.

-II. Sous-famille CHIRONOMINAE I. CHIRONOMARIAE

TABLEAU DES GENRES.

1. Aïle glabre, avec une ponctuation microscopique; pince ayant ordinairement de chaque côté deux appendices

26

ps

= U).

1

+

J.-J. KiErrer.

(Groupe Chironomus)............. AVANT PAR 2.

Aïle poilue, au moins distalement; pince ayant ordinaire- ment trois ou quatre appendices de chaque côté, dont

l’un en forme de pinceau (Groupe Tanytarsus)....... 45. . Palpe composé de un ou trois articles, métatarse antérieur

épal ati: UDIA. 522 0e RE TES à RARES SE EE OUEST AU de

Palpe composé de quatre articles. ..:...,.:.......:..... 4.

Empodium et pulvilles longs, palpe de un article très court, antennes du c' de dix articles (Indes Orientales). D OL RU a OS RORe MER PER EL PDA Genre Baeotendipes Kieff.

Empodium et pulvilles longs, palpe de trois articles, an- tennes du c' de douze articles (Indes)....... Tripelma Kieff.

Empodium et pulvilles atrophiés, palpe de trois articles transversaux, antennes du c' de douze articles (Egypte) Fe OP Te TPS ARE NE CIE ETES 10 Genre Halliella Kieff.

Peignes des quatre tibias postérieurs formés de spinules SÉDArÉES JEU ANA DAC RE RASE SN EN AE à. Peignes des quatre tibias postérieurs formés de dents connées proximalement, libres seulement distalement.... 6. Empodium et pulvilles longs, antenne du G de treize arti-

cles, aile sans lobe et sans transversale oblique, pince avec

deux appendices de chaque côté... Genre Dolichopelma Kieif.

Empodium et pulvilles nuls, antennes du G' de quatorze articles, aile lobée et à transversale oblique, pince avec

trois appendices de chaque côté (Afrique centrale). ....… Re ET NP RNA TE Gênre -Knepherin Miel . Peignes des quatre tibias postérieurs sans éperon...... 7.

Peignes des quatre tibias postérieurs avec un éperon, c’est-à-dire, grand peigne inerme, petit peigne avec un éperon, articles du flagellum du c' non graduellement rac- COULCIS 2, , 2 CU RE ARE ic RASE EN CE 8. Peignes des quatre tibias postérieurs avec deux éperons {chacun avec un éperon), articles du flagellum du c' égaux ou graduellement plus longs, sauf le dernier qui éstitrès. longe," 108 c'e RON LS CAMP STE 29: Tibia antérieur avec un éperon, empodium court, yeux rapprochés en haut, antenne du G' de quatorze articles,

\

| Chironomides de l'Afrique équatoriale. 97

3-13 graduellement raccourcis, 14° conique, pas deux

fois aussi long que le 3°........ 1. Genre Nilothauma, n. £. Tibia antérieur sans éperon mais à écaille arrondie, em-

podium et pulvilles étroits, longs, articles antennaires

2-5 de la © sans col, yeux séparés de leur demi-lon-

12 tait OK CREATOR E EERRRERS 2. Genre Nilomyia, n. £. 8. Métatarse antérieur plus long que le tibia.............. 8 bis.

Métatarse antérieur plus court que le tibia; pince à trois

appendices de chaque côté, pulvilles n’atteignant pas le

EE TEN ERA ANS 1e] CORARSPE RE RES Re A TES D 5 2 PE ... Genre Aïlochironomus Kielf. (type : crassiforceps Kielf).

8. bis Article 14° de l'antenne du ç' subconique, non deux fois aussi long que le 13e, articles 2-13 subégaux, fusifor- mes, sans panache, avec un verticille de quatre poils et deux soies sensorielles courbées en S; antenne de la Q de sept articles, 3-6 en forme de flacon, 7 à longs poils distaux; yeux séparés au moins de leur longueur, -tibia antérieur avec un long éperon, pince sans appen- dices, aile brun noir, tachetée de blanc................ à PO A RTE SOUPE ME RER 3. Genre Rihanna D. ©.

. —— Antenne du c' de douze ou quatorze articles, dont le der-

nier est au moins aussi long ou presque aussi long que tous les précédents réunis, non conique, les précédents non -fusiformes, ordinairement annuliformes, avec pana- che; antenne de la © de cinq ou six articles, rarement de sept, mais alors les articles 2-6 sans col............ 9:

COOL CARON FE (1 HORS SE RER EE AE EP RIRE ER RER 10. Pulvilles à quatre, aussi longs et presque âussi étroits que l'empodium; antenne du G' de quatorze articles, celle de la © de six articles, dont le dernier porte 2-4 longs poils distaux, les deux derniers parfois soudés, l’antenne alors de cinq articles, 2-4 avec un long col, avec ou sans ENS RE SPRRPAR EN TENR DATE LR PORN TRES 22:

10. Éperon des quatre tibias postérieurs noir ou brun noir,

non trois fois aussi long que le peigne...........,.... DE

Éperon des quatre tibias postérieurs pâle et très long, dé-

passant le peigne au moins du triple de la hauteur de ce dernier, aile sans alule et non lobée, tibia avec un

28 J.-J. KiEFFER.

éperon simple, antenne du G' de quatorze articles, celle de la © de cinq articles, dont le dernier grossi à sa base et muni d’un verticille de poils; pattes très grêles, mé- tatarse antérieur presque trois fois aussi long que le ti- bia, métatarse postérieur plus long que le tibia, article presque trois fois aussi long que le ÿ°, empodium et pul- villes longs et très étroits. ..... 4. Genre Kribiodosis, n.

11. Aile sans transversale formée, comme Tanytarsus; an- tenne du ç' de treize articles, celle de la © de six, articles 3-5 à long col, yeux rapprochés, empodium long, plus long que les DURS HE Ses DER RE

œ

... Genre Lauterborniella Bause {type : agrayloides Kieff.).

Aile avec une transversale oblique ou perpendiculaire... 42.

12. Antenne du G' de douze articles, © inconnue ; yeux rap- prochés en haut, tibia antérieur avec écaille arrondie, éperon des quatre tibias postérieurs plus court que la

hauteur du peigne........... >. Genre Kribiocryptus, n. —-Antenné duc déiqualorze articies Se ARCS 13,

13. Antenne de la © de sept articles, c' inconnu; articles antennaires 3-6 sans col, yeux séparés en haut de leur demi-longueur, tibia antérieur avec un éperon, dont la moitié proximale est large et forme une écaille, la moitié distale subsétiforme et arquée, éperon des quatre tibias postérieurs plus court que peigne, pulvilles rameux; aile

brun noir, tachetées de blanc... 6. Genre Kribiodorum, n. Antenne de la © de six articles..,.:....... NAME 14.

4%. Tibia antérieur avec une large écaille, terminée par un

ÉpeLOR Lane Dig Pin A PRE Pr ee es SRE RC 15.

Tibja antérieur à écaille arrondie ou graduellement amin- cie en pointe ou sans écaille, avec un éperon sétiforme ;

front sans lobes....... SRE LE 20 FE EC PR CL 16.

15. Aile sans tache; pulvilles minces, à peine plus courts que l'empodium ; antenne de la © de six articles, 2-4 à long GO ROUE OR I RIRE 7. Genre Tripedilum, n. Aile tachetée; pulvilles très minces et très courts, empo- dium p’atteignant pas le milieu des crochets. ..........

RU PE UE COL ie GRR 8. Genre Kribiocosmus, 12.

16. Pulvilles à peine plus courts que l’empodium, non-ra-

g.

o 5*

© £ -

o D:

47,

18.

49:

20.

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 29

meux, égalant presque la moitié des crochets, tibia anté- rieur à écaille arrondie, éperons des quatre tibias posté- rieurs plus longs que les peignes, patte antérieure très longue et fine, de moitié plus longue que le corps, qua- tre pattes postérieures beaucoup plus courtes, aile ta- cheloe COLPS grôlé.?. 251.4... 9. Genre Kribiomimus, n. £.

Puvilles nuls ou très courts, pattes autrement conformées. 17. Pulvilles longs, rameux au côté médian................ 19. Empodium aussi long que les crochets, tibia antérieur à éperon, aile sans tache, article 14 de l'antenne du beaucoup plus court que 2-13 réunis; appendice infé- rieur de la pince non lobé, © inconnu................. d,, AOL FAP ALP ET Eee LINE EPA 10. Genre Kribioxenus, n.

3e

Empodium atteignant le milieu des crochets, aile sans

tache, appendice inférieur de la pince bilobé, 14° article

du c' plus long que 2-13...... Genre Prochironomus Kieff. Empodium n’atteignant pas le milieu des crochets, aile tachetée, appendice inférieur de la pince non bilobé..... 18.

Articles basaux de la pince très longs, plus longs que les articles terminaux, non dépassés par l’appendice inférieur ; pulvilles courts et étroits. 11. Genre Stictochironomus Kiel. Articles basaux de la pince plus courts que les terminaux ; empodium et pulvilles rudimentaires, tibia antérieur à écaille arrondie; chez le type, les pattes sont longues et

fines, métatarse des quatre pattes postérieures à peine

plus court que le tibia, pas plus long que le article, 4e article trois fois aussi long que le au tarse posté- rieur, articles antennaires 2-5 de la © fusiformes, sans LU REA TRS SRE IMPR 12. Genre Kribiocharis, n. g.

Pince avec trois appendices de chaque côté, articles an- tennaires 2-4 soudés, tibia avec une écaille triangulaire étroite, éperon des quatre tibias postérieurs plus long que le peigne, aile sans tache, cubitale plus proche de la pointe alaire que la discoidale ; G' inconnu....,..... PEUR: VON RE IE 43. Genre Kribionympha, n.

9e

Pince avec deux appendices de chaque côté; yeux rappro- CHOSE. TRE CR Le NET 20.

Tibia antérieur avec un éperon sétiforme, éperon des

3

2)

LR? =

10

En |

(l

J.-J. KIEFFER.

SR SR Genre Zatreuoie Kieff. bee este Kieff.). Tibia antérieur avec une longue écaille graduellement amincie en pointe; éperon des quatre tibias postérieurs long; aile non tachetée; articles antennaires 2-5 de la Q

avec un long COL: MERE 1%. Genre Microtendipes Kieff. Tibia antérieur avec une écaille largement arrondie. .... 21;

Aile tachetée; corps gros..... 15. Genre Kribiocallis, n. g. Aïle/SanS tache rer 16. Geure Kribiomyia, n. £.

Yeux rapprochés au vertex.. 17. Genre Polypedilum Kieff.

Yeux séparés de leur longueur au vertex............. à LE PRO A ES ALI: 48 Genre Kribiophilus'/n29

23. Bouche à peine proéminente; palpe court, article pas

plus long que le 2°, antenné du ç' de douze articles; pul- villes grands, tibia antérieur à écaille transversale et ar- rondie, les deux éperons des tibias postérieurs ne dé- passant pas le peigne de sa longueur; dernier sternite

de la © bifide; L. 8-41....... 19. Genre Nilodorum, n. £. Bouche atteignant au moins le tiers de la hauteur de la tête; palpe long, 4e article le plus long................. 24.

. Peignes en forme de deux écailles striées en long, cha-

cune dentelée et avec éperon; antenne du c' de quatorze

articles. celle de! lx Gide 6:50 TE 25. Peignes de conformation ordinaire, formant un anneau crénelé parfois interrompu... 102 AE 26.

. Pulvilles grands, tibia antérieur avec un éperon dentelé

MR UNE or NE RS TEE ee EST Genre Riethia Kieff.

Pulvilles nuls, tibia antérieur avec une écaille terminée par un éperon simple. ..:............ Genre Nilodosis, n. g

Pulvilles nuls ou rudimentaires, tibia antérieur avec épe-

chetss 1 BORNE NT ARRET PL ESP AN EST RER 28.

. Aile tachetée; antenne de la © de six articles, et ar-

ticles sans col, yeux rapprochés, empodium atteignant à peine le milieu des crochets... 21. Genre Kribiodoxa, n. g

31.

32.

33.

J4.

Den te CMOS COTES ECO" Chironomides de l'Afrique équatoriale. 31

Aile sans tache; antenne de la © de sept articles, celle du ' de quatorze; empodium n’atteignant pas le milieu

LOS COUPER LIT PS RE Genre Paratendipes Kiel. 28. TFergites 2-5 avec une proéminence en forme de raquette SUIVANT LL. . Genre Glyptotendipes Kiel. Tergites 2-5 sans proéminence en avant.........,..... 29. 29. Pulvilles rameux au côté médian; aile sans tache... .... 30. Pulvilles non rameux, rarement rameux et alors aile ta- FRE ARS AE ANRT ARTE Le CREER RENTE ES Pre ee 3L: 30. Antenne du de douze articles, pince sans appendice, ou

avec un ou deux appendices courts de chaque côté ; tibia antérieur à écaille transversale. 22. Genre Cladopelma, n. £.

Antenne du « de quatorze articles; pince avec deux ap- , pendices de chaque côté, l’inférieur long, dépassant le milieu de l'article terminal, presque en lanière, forte-

ment arqué par en bas, extrémité parfois grossie, avec

quelques fortes soies, tibia antérieur à écaille allongée. Le PAS PAUSE EMA 23. Genre Stenochironomus Kiel.

Yeux séparés de leur longueur ou presque de leur lon-

gueur..!. 7. ER ARE Genre Microchironomus Kicelf. Yeux rapprochés en haut, rarement séparés de leur demi-

LATE ENT GNEN AIN AR OEN MEN RN GTI AMAR CS POIR E RO e 32. ST PE TRE TA D ROME RPE PS GEO OR EE ARS BL PARA SPEARS 99

DE AE MONS ET DAT AE AREAS HA RE SEC QU 40

Antenne de six articles, conformée comme chez les Q; lamelle de la pince trilobée, appendices atrophiés, tibia antérieur à écaille. ........,.. ...... _24. Genre Gillotia, n. g.

Antenne de 42 articles, lamelle de la pince non trilobée, sautchez Camptocmronomus. 211 ET 34.

Antenne de 14 articles ; lamelle de la pince jamais trilobée; appendices inférieurs longs et larges; tibia antérieur à

écaille terminée par un éperon. Genre Endochironomus Kieff. Appendices inférieurs de la pince en lanière, parfois

CLÉS OT IQ AU NOM PNN 2T, :. 22 0 0). ANA 35:

Appendices inférieurs de la pince non en lanière et non ROHÉSE RS TL PE PRSU PCR ES Se À RTS LS Se CARS TX 37.

32 J.-J. KIEFFER.

35. Lamelle de la pince trilobée, courte, appendices inférieurs en lanière, atteignant presque l'extrémité des articles tÉCMINAUXE RCE LE ACER Genre Camptochironomus Kieff.

Lamelle de la pince simple, non trilobée................ 36.

36. Articles terminaux de la pince longs et très minces, avec des soies alignées au bord médian vers l'extrémité ; appen- \ dices inférieurs en lanière, très longs, élargis à l'extrémité qui est tantôt simple, tantôt bi- ou trilobée et à longs poils arqués; éperons des quatre tibias postérieurs plus longs que la häuteur du peigne, pulvilles grands (type : falciformis Kieff.)........, Genre Limnochironomus Kiefl.

Articles terminaux autrement conformés; appendices inférieurs en lanière, leur extrémité élargie et bilobée, à longs poils arqués ; éperons des quatre tibias postérieurs pas plus longs que la hauteur du peigne, tibia antérieur à écaille arrondie, pulvilles étroits, de moitié aussi longs que les crochet Apec 25. Genre Dicrotendipes Kiel.

DR AIG TAC HEC AT MARRERE 26. Genre Calochironomus, n. £. Aile sans tache, seulement la nervure transversale parfois

38. Articles terminaux de la pince avec une rangée de soies rigides à l'extrémité du bord médian, appendices infé- rieurs dépassant les articles basaux; tibia antérieur à écaille arrondie, éperons des quatre tibias postérieurs plus courts que la hauteur du peigne, pulvilles grands, non rameux, yeux rapprochés..... 27. Genre Chironomus Meig.

Articles terminaux de la pince sans rangée de soies rigides à_ leur VexXtrOmIte: 2 AL ERNEST DRM ERREENEN) 39.

39. Appendices inférieurs de la pince larges, dépassant les articles basaux, à longs poils dorsaux arqués; pulvilles grands et larges, chez deux espèces les pulvilles sont ÉÉPOITS. SN RE NOR 28. Genre Phytochironomus Kiefi.

Appendices inférieurs de la pince nuls ou très courts, ne dépassant pas les articles basaux, tibia antérieur à écaille transversale et arrondie. 29. Genre Gryptochironomus Kiefi.

AN Antenne de-eppt articles ER 2 ARR ER CE 41. Antenne. de SiX-ariicles RES LR LS ES SECTE 42.

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 33

41. Tibia antérieur avec une écaille terminée par un éperon.….

ARRETE NE. 22, C'OSER NES Genre Endochironomus Kiel. Tibia antérieur avec écaille, sans éperon............... RENPET CET 5:.:........ 20. Genre Phytochironomus Kieli.

Article terminal de l'antenne avec un verticille de poils. LA à 0 RS RMS EEE PETER EE EE + 90. Genre Kribiobius, n. £

pe 1S

Article terminal de l'antenne sans verticille à sa base, tibia LEGER ET SANS RCE RO RE ENCRES ECO EUS 43. 2 aricesdu lsellumsans col: 145: UMR SN! RE EN ................ 29. Genre Cryptochironomus Kieff. Articles du flagellum en forme de flacon, à col bien formé. 44.

A4 ANG" tachetée. 2.1... 26. Genre Calochironomus, n. £ Ale non" tachétée 2,7... 1 27. Genre Chironomus Meig. 45. Pulvilles à quatre, minces, à peu près aussi longs que Kérapodiarn, aie DONUE NS 2% ne. ont HS EN LE Pr DüIIES d'AbOE ODAUISE 20e Ne ME Na 47.

46. Transversale oblique, comme chez Chironomus; pince avec deux appendices de chaque côté; peignes occupant les trois quarts du pourtour, un éperon; yeux rapprochés. 5 Fan CA EAU 7 NOM RER RSS 31. Genre Pentapedilum Kiel. Transversale non formée, comme chez Tanytarsus; pince avec trois appendices de chaque côté..,.......... ARE SRE Genre Pentapelma Kieff. (type : Zavreli Kielf.). Yeux pubescents; peignes courts, deux éperons ; émpo- dium long; pince à trois appendices de chaque côté, brosse à lamelles lancéolées et appliquées, semblable à un

ps “1

ADOUPPÉONE 1 ALL TL 5h." 92; Genre Zavrelia Kieff: PE RER A Er ENT AT NEA OR A a ne TR EU 48.

48. Cubitale longuement dépassée par la costale, aile à lobe rectangulaire, transversale oblique, pince a deux appen- dices de chaque côté, yeux rapprochés; pulvilles longs ;

DERTeSNSEDATÉS URL EPERON x au. de 0: Lite dE Genre Phaenopsectra Kielf. (chu As KielT.). Cubitale non dépassée par la costale. ...... ECS; AE Le 49. Transversale oblique, comme chez Chironomus.......... J0

Transversale non formée, comme chez Tanylarsus...,., 54, Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921]. 3

:

34 J.-J. KIEFrFer.

0, Yeux séparés en haut de leur longueur; articles termi- naux de la pince subitement très amincis distalement, trois appendices de chaque côté, peignes séparés, un épe- ro, empodiutn-{Lés GOUFL: Re PR PEER SUN CR Genre Rheotanytarsus Bause (rivulorum Kieff.).

Yeux rapprochés en haut; articles terminaux de la pince non subitement Aammcis distalement..: ART. JO

51. Éperon des quatre tibias postérieurs jaune, unique, quatre fois aussi long que la hauteur des peignes; pince avec deux appendices de chaque côté; yeux rapprochés ; tibia antérieur à éperon, empodium long, pulvilles plus

COUPÉS ENS een e MANS TN Rires 33. Genre Rosenia, n. £. Éperons noirs, uniques ou à deux, moins longs....... ARS

2, Pulvilles larges: peignes occupant les trois quarts du pourtour, deux éperons: yeux rapprochés; pince avec deux appendices de chaque côté.......... LS MAT RER pere te MANS Genre Phaenopsectra Kielf. (leucolabis Kieff.).

Pulvilles étroits, dépassant le milieu des crochets, les

quatre tibias postérieurs à éperon unique............... De Le ee RO MANS ER A ... 34. Genre Kribiopelma, n. g. Puvilles nuls ou très courts............. TR y LE ARC : 23

53. Antenne du G' de treize articles. celle de la © de six. articles 3-5 de la © à long col; empodium long: pince à trois appendices de chaque côté, brosse à poils simples. SES MERE MU ES Genre Allotanytarsus, n. g. (longicollis Kieff.). Antenne du œ de quatorze articles, celle de Ia © de cinq ar- ticles, sans col, yeux séparés d'au moins leur longueur; empodium long, tibias postérieurs à deux éperons...... 39. Genre Clinotanytarsus Kiel.

Antenne de la © de six articles, sans col; empodium très court, quatre tibias postérieurs à un éperon.............

NS CIE SERA SALES 36. Genre Hexatanytarsus, n. £.

Peignes avec un éperon (l’un inerme, l'autre avec éperon) 58. Peignes avec deux éperons (chacun des deux avec éperon). 60. 55. Métatarse antérieur plus court que le tibia ou du moins

pas plus long, empodium et pulvilles médiocres: yeux

14 OIL Der CCE Enr der 0 L “& #- re arr 4

Pre a

*

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 39

rapprochés (a) ou séparés de leur longueur (9); pince

avec quatre appendices de chaque côté, brosse à poils

globulifères. Genre Lauterbornia Kiefl. {type coracina Zei.). Métatarse antérieur beaucoup plus long que le tibia. .... 56.

56. Les deux peignes connés confluents, occupant les trois quarts du pourtour; empodium médiocre, pulvilles courts; yeux séparés de leur demi-longueur........... .:.... Genre Micropsectra Kieff. (type : inermis Kieff.) (!). Les deux peignes séparés, natteignant pas ensemble les IS QUAI QUT ROUTLOUT V2. 00. LAN LE D7.

Cr CS |

Pulvilles longs, peu larges, empodium long; veux arqués et gapprochés (cf) ou ovoidaux et séparés du double de leur longueur; antenne de ciaq articles (Q ); aile poilue SOUMET DOULEUR AR PE a RS LS Genre Phaenopelma Kielf. (psiloptera Kielf.,.

Pulvilles à peine visibles, empodium n'atteignant pas le milieu des crochets; yeux séparés de leur demi-longueur ; pince à trois appendices de chaque côté, pinceau à poils simples... Genre Tritanytarsus Kielf. (atridorsum Kieff.).

58. Peignes connés ou se touchant, occupant ensemble les OS QUAELSe il POULLOUT 2 SARA Re Or NAN D9.

Peignes séparés ; yeux séparés du double de leur longueur : aile poilue seulement au bout, cubitale plus distante de la pointe alaire que le rameau antérieur de la postieale, .empodium long, pulvilles atteignant le milieu des ero- chets; pince à trois appendices de chaque côté... En

A CR ONET SVARPEREES Genre Stempellina Baus. (Bausei Kielf.).

©OE =)

Yeux rapprochés en haut ; antenne dela © de six articles, 3-) fusiformes, sans longs poils, front à deux lobes. pinceau de la pince à poils simples, empodium et puvilles très courts. Genre Monotanytarsus Kiell. (pallidus Kiefl.). Yeux séparés au maximum de leur demi-longueur; ar- ticles antennaires 3-5 de la © fusiformes, avec deux longs poils distaux; front sans lobes; pinceau de la pince à lamelles lancéolées ; empodium au moins de moitié aussi long que les crochets, plus long que les pulvilles,

(1) Synonymes : Eutanylarsus Bause et Syntanylarsus Ba 15e.

6

6

0.

Le

J.-J. KIEFFER.

Pere. Genre Lundstroemia Kieff. (roseiventris Kicif.). Yeux séparés de leur longueur, très arqués: articles antennaires 3-5 de la © en forme de flacon, à long col, empodium et DUuIVIIGSACOUTIS RER. MAR A RUE Genre Stylotanytarsus Kieff. (bauseellus Kicff., boie- ste LRU ANT, ME RE TERRES 1) RER CE micus Kieff.).

Antenne de cinq articles (4 @); yeux séparés én haut

de leur longueur; empodium et pulvilles de moitié aussi

longs que les crochets; pince à trois appendices de chaque

TELL A PARA _ Genre Protanytarsus Kieff. (femineus Kielf.). Antenne du G' de quatorze articles. , :........,4.:,.452% 61. Pulvilles longs, ordinairement larges, empodium long;

yeux séparés de leur longueur ; pinceau de la pince à poils simples.... Genre Galopsectra Kielf. (type : gregaria Kiell.). Puvilles nuls ou très courts; empodium au maximum de

moitié aussi long que les crochets. .:.5...1..., 62.

Peignes connés ou se touchant, occupant ensemble les trois quarts du pourtour, à dents obtuses ; yeux séparés | de leur demi-longueur; articles Autre 3-0 de la © fusiformes. sans longs poils; empodium très court, pul-

villes nuls.... Genre Ditanytarsus Kieff. (unicolor Kieff.). Péisnes: sépare VAR EC ETES EC NER AR 63.

Articles terminaux de Ja pince subitement très amincis distalement; yeux rapprochés; articles antennaires 3-5 de la © à long col...... AR SLA RE PRE LA PR MPENEE :

Genre Rheotanytarsus Bause (pentapoda K., lapi- A RRNRE t er A AE MO AL ICO a CR TADIOPIUS EN

Articles terminaux de la pince non subitement rétrécis distale ments AE SES TT RP RE REC 64.

Yeux rapprochés au maximum séparés de leur demi- longueur; tibia antérieur à éperon. ... 100.7. FRE, 37. Genre Paratanytarsus Bause (Dauterborni K. Z SPA ee DEL Ut Riel unicolor Kielf.).

Yeux séparés de leur longueur; pince à trois ou quatre appendices de chaque côté, pinceau à poils simples. ..... 192 LT IRRAPEMEMRERE, de (TEA ct 7 AO Re 38. Genre Tanytarsus VW.

Yeux séparés presque du double de leur longueur;

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 87 antenne de la © de cinq articles; pince à quatre appen- dices de chaque côté, pinceau à quatre rameaux, aile DD aMIPment'au DOUt.. .. ML 0 ur RRREES 39. Genre Cladotanytarsus Kielf. (pallidus Kielf.).

1. Genre Nilothauma, D. £.

N. pictipenne, n.sp. (PI, 4, fig. 8 et 9). '. Blanchàtre. Yeux gla- bres, arqués, peu amineis en haut, ils sont séparésde deux fois leur largeur terminale. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brisé. Antenne sans panache, de quatorze articles, scape jaune, 44° article sombre, 3-13 graduellement raccourcis, le cylin- drique, à peine plus long que le >, plus de deux fois aussi long que gros et, comme les trois suivants, muni de trois verticilles de poils assez longs, les suivants avec un seul verticille, les derniers sub- globuleux, 43° presque transversal, 44° d’un tiers plus long que le 3%, aussi long que les trois précédents réunis, sa moitié distale graduelle- ment amincie en stylet, moitié proximale avec un poil assez long. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum bruns. Aile blanche, à sept taches brun noir, faiblement lobée, avec une petite alule, finement pointillée, ne dépassant pas le milieu de l'abdomen; la plus grande tache au milieu de la cellule cubitale; deux dans la cellule discoïdale, dont une sur la base de la nervure discoi- dale, l’autre vis-à-vis du milieu de cette nervure; deux dans la cellule posticale, dont la plus petite touche le milieu du rameau antérieur, l'autre, transversale, couvre, tout le rameau postérieur et pénètre encore dans la cellule anale; deux autres dans cellule anale, l'antérieure allongée, sur la nervure anale, la postérieure plus pelite, proche du bord postérieur, vers le milieu de la cellule; radiale et partie distale de la cubitale à soies, cubitale deux fois aussi longue que la radiale, proche de la pointe alaire, mais moins que la discoidale, transversale oblique, pas plus sombre que les autres nervures, trois fois aussi longue que grosse, bifurcation de la posticale très distale de la transversale, rameau antérieur droit, continuant la direction du pétiole, rameau postérieur presque perpendiculaire, cils longs et simples. Anneau avant l'extrémité des fémurs et bout distal du tibia antérieur bruns, celui-ci un peu plus court que le fémur, avec un éperon un"peu élargi au tiers proximal et plus long que la grosseur du tibia, métatarse d’un quart plus long que le tibia, deux fois aussi long que le 2 article, 2-4 graduellement un peu raccourcis, guère plus long que Je 5°, empodium atteignant presque les deux tiers des

38 J.-J. KieFrer.

faibles crochets, pulvilles non distincts; peignes des quatre tibias postérieurs ayant les trois quarts du pourtour, sans éperon. Abdomen presque deux fois aussi long que le reste du corps, tergites avec une bande transversale brunätré. Articles terminaux de la pince: plus minces que les basaux, droits, graduellement amincis au tiers distal, sans partie glabre; appendice supérieur très étroit, subcylindrique, court, faiblement courbé, aminei à l’extrémité; appendice inférieur atteignant le milieu de l’article terminal, seulement de moitié aussi large que celui-ci, à peine élargi au bout et arrondi, faiblement courbé, à longs poils dorsauxet arqués; lamelle graduellement amincie en une longue pointe. Long. 2,2 mm. Soudan : Mongola, Nil Blanc (2 ').

2. Genre Nilomyia, D. £.

N. aculeata, n. sp. ©. Blanc jaunàtre. Tête transversale vue de devant. Yeux glabres, peu amincis én haut, séparés de leur demi- longueur ou de 3 à 4 fois leur largeur terminale, encore plus distants en bas. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe long, article peu allongé, 2 trois fois aussi long que le 4°, un peu plus court que le 3°, 4 de moitié plus long que le 3. Antenne bru- pâtre, de six articles, scape jaune clair, articles deux à cinq presque ellipsoïdaux ou un peu fusilormes, plus de deux fois aussi longs que gros, sans col, soies sensorielles courtes, poils des verticilles à quatre ou cinq, 6 article un peu plus long que les deux précédents réunis, graduellement un peu aminci distalement. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum bruns. Aile hyaline, attei- onant l'extrémité postérieure de labdomen, lobée, finement pointillée, cubitale deux fois et demie aussi longue que la radiale, plus distante de la pointe alaire que la discoïdale, mais moins que le rameau anté- rieur, transversale oblique, non assombrie, trois ou quatre jois aussi longue que grosse, bifurcation de la posticale distale de la transver- sale de une ou deux fois la longueur de celle-ci. Patte antérieure brunâtre, fémur de moilié plus long que le tibia, celui-ci à écaille allongée et arrondie, métatarse un peu plus long que ie fémur, deux fois aussi long que le article, d’un tiers plus long que le 5°, em- podium et les deux minces pulvilles atteignant les deux tiers des crochets; peignes des quatre tibias postérieurs se touchant, occupant la moitié du pourtour, composés de spinules libres dans leur moitié distale, sans éperon. Long. 2,2 mm.

Soudan : au sud de Khartoum, 19-1-1942.

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 39 3. Genre Kribiothauma, n. 2.

K. pulchellum, n. Sp. (PI. 1,fig. 10 et MH). ©. Brun. Tête transversale vue de devant. Yeux glabres, amincis en haut et séparés de Jeur longueur (c'), ou tronqués et le plus larges en haut, ils sont séparés de une fois et demie leur longueur (©). Bouche pas de

_ moitié aussi longue que Ja hauteur de la tête. Palpe peu long, {°° ar- tiele à peine plus long que gros, très aminci distalement, presque deux fois aussi long que gros, subeylindrique, à peine plus de deux fois aussi long que gros, presque deux fois (c') ou deux fois {Q) aussi long que le 3°. Antenne du ç' jaune brunâtre, de quatorze articles, sans panache, les deux scapes distants du tiers de leur gros- seur, articles 2-13 en forme de flacons ou subfusiformes, plus de deux fois aussi longs que gros, chacun avec un verticille de quatre poils peu longs, atteignant le milieu de Particle suivant, et de deux soies sensorielles de forme particulière, au moins aussi longues que les poils du verticille et courbées en S:; articles 2-4 un peu plus grands que les autres; 14° le plus long, presque deux fois aussi long que le 13e, graduellement aminci distalement, sans verticille et sans soie senso- rielle, à quelques poils longs et épars. Antenne de la © beaucoup plus mince que le palpe, composée de sept articles, scapes jaunes, séparés de leur diamètre, 2 article aussi long que le 3°, tronqué dis- talement, 3-6 graduellement amincis en un col allongé, soies senso- rielles courtes, verticilles à quatre poils, 7e article le plus long, d’un tiers plus long que le 6°, graduellement un peu aminci distalement et à trois longs poils distaux. Thorax peu convexe. Balanciers bruns. Aile brun noir, large, dépassant l'abdomen chez la ©, finement poin- tillée, avec des taches blanches et petites, dont trois distales, rappro- chées du bord, situées dans les cellules cubitale, discoïdale et pos- ticale ; quatre autres vers le milieu de l'aile, la proche de la cel- lule posticale, la 2 vis-à-vis de la 1", allant transversalement de l'extrémité de la radiale à la discoidale, la allongée, proximale des deux précédentes, entre la discoïdale et la posticale, la à l’ex- trémité distale de la cellule anale, formant un trait le long du rameau postérieur, près du bord alaire ce trait se prolonge vers la base alaire en s’élargissant en triangle; deux autres taches dans la partie proxi-

male de l’aile, l’une au milieu de la cellule anale, l’autre entre la ner- vure discoïdale et la médiane ; cubitale de deux tiers plus longue que la radiale, un peu plus distante de la pointe alaire que la discoidale ; bifurcation de la posticale distale de la transversale oblique, de deux fois la longueur de celle-ci; cils simples. Pattes brun sombre. tarse

40 J.-J. KikFrer.

antérieur blanc brunâtre, les quatre tarses postérieurs blanchâtres, fémur antérieur de moitié plus long que le tibia, celui-ci avec un éperon presque sétilorme et aussi long que la grosseur du tibia, méta- tarse un peu plus long que le tibia, plus de deux fois aussi long que le 2% article, 2-4 graduellement un peu raccourcis, d’un cinquième plus long que le 5°, celui-ci seulement deux ou trois fois aussi long que gros, empodium filiforme, aussi long que les crochets, pulvilles à peine plus courts que l’'empodium, à longs poils, probablement rameux

médialement; peignes des quatre tibias postérieurs atteignant les trois:

quarts du pourtour, éperon unique, dépassant le peigne d’un peu plus de Ja hauteur de celui-ci. Abdomen de la © à peine aussi long que le reste du corps, aussi large que le thorax. Pince sans appendice, articles terminaux courts, ellipsoidaux, presque aussi gros que les articles basaux, sans partie glabre, extrémité distale avec deux dents très petites ; Iamelle en triangle obtus. Long. G' 1,5 mm., © 1,2 mm.

Cameroun : Kribi. |

4. Genre KribiodGsis, 1. £.

(Type : K. fasciata).

4. Aile faiblement brunie, extrémité distale du fémur anté-

rieur et de tous les tibias grossie, pattes brunes, extré-

mité distale des fémurs et du tibia antérieur, et les extré-

mités des quatre tibias postérieurs blane de lait, fémur

antérieur saui un anneau distal et les trois derniers arti-

cles tarsaux blanchâtres. sie 1. K. clavigera, 1. Sp. Aile hyaline, pattes autrement colorées................. A2 2. Thorax brun, abdomen blanchâtre, bord postérieur des

tergites 4-6 brun noir: pattes blanchâtres, extrémité dis-

tale des fémurs blanc de lait, précédée d’un anneau brun

noir, extrémité des tibias blanc de lait, antenne du G' de

treize ATHCIeS Rene: 0. HRRS 2. K. fuscithorax, n. sh. Thorax jaune, trois bandes raccourcies du mésonolum,

métanotum et mésosternum plus sombres, abdomen jaune.

parfois à bandes transversales brunes ; antenne du c' de

quatorze Arles RO PRET €. 01, AR ENS 3.

3. Bilurcation de la posticale distale de la transversale de la demi-longueur du rameau postérieur.... 3. K, distans, n. Sp.

Bifurcation de la posticale peu distale................. “HAN.

Si _—_

Chironomides de l'Afrique équatoriale,

4. Bandes du mésonotum et bord postérieur des tergites brun noir { cf) ou bruns (©), cerci blancs, patte antérieure blan- châtre, fémur avec un anneau brun noir, extrémité de tous les fémurs et des tibias blanc pur, les quatre pattes postérieures brunâtres, fémur à anneau brun, métatarse blane sale; article antennaire de la © fortement rétréci au-dessus du nœud basal.............. 4. K. fasciata, n. Sp. —— Bandes du mésonolum jaunes, abdomen et cerci jaune clair; pattes brunes, extrémité des fémurs et des tibias blanc pur, sans anneau brun: article des antennes de

la © sans rétrécissement....... ... D. K. flaviventris, h. Sp. 1. K. clavigera, n. sp. ©. Jaunâtre ou brunâtre. Yeux glabres,

pon amincis en haut, séparés du quart de leur largeur terminale, bien plus distants en bas. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe blanchâtre, long, L% article à peine plus long que gros, ® trois fois aussi long que le 1°", plus court que le 3°, 4 le plus long. Antenne jaune, % article rétréci au milieu, à cot long, 3et en forme de flacon, col presque aussi long que le nœud, celui-ci ellipsoïdal, verticilles à quatre poils, 5e rétréci après le nœud basal, celui-ci ellipsoidal, avec un long verticille, partie distale presque trois fois aussi longue que le nœud, avec un long poil au bout. Balanciers blancs. Aile faiblement brunie, graduellement amineie en avant, cubi- tale un peu arquée, deux fois aussi longue que la radiale, aboutissant presque à la pointe alaire, bien plus proche d’elle que la discoïdale, bifurcation de la posticale un peu distale de la transversale, qui est oblique, grosse, à peine plus longue que grosse, nervures jaune pâle. Fémur antérieur blanchâtre, long, grossi au tiers distal, avec un anneau brun noir au-dessus du milieu, extrémité blane pur, tibia de moilié aussi long que le fémur, brun noir, le cinquième distal blanc pur et à peine grossi, éperon subsétiflorme, tarse brisé; les quatre pattes postérieures longues, brunes, fémurs dépassant l'abdomen, leur extrémité et les deux extrémités du tibia blanc pur, coxae, trochan- ters et les trois derniers articles tarsaux blanchâtres, fémur postérieur de moitié plus long que le tibia, extrémité des quatre tibias grossie, métatarse postérieur aussi long que le tibia, article trois fois aussi long que le 5, celui-ci seulement deux fois aussi long que gros, tarses très fins ; peignes atteignant les trois quarts du pourtour, noirs comme d'ordinaire #éperon unique, subhyalin, jaunâtre, faiblement arqué, dépassant le peigne presque du triple de la hauteur de celui-ci. Abdo- men un peu plus long que le reste du corps, arqué, un peu plus mince en avant. Long. 2 mm.

\

42 J.-J. Kierrer.

Cameroun : Kribi.

2. K. fuscithorax, n. Sp. (PI. 2, fig. 12242). GS ©. Brun, grêle. Yeux non distinctement amincis en haut, distants seulement du tiers de leur largeur terminale (c'). Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de Ja tète. Palpe long, £° article à peine allongé, quatre fois aussi long que le 4°", égal au 3°, de deux tiers plus long que le 3. Antenne du çÿ brune, de treize articles, scape jaune roux, ar- ticles 2-5 blanchâtres, 2-4 peu distinctement séparés, 3-9 avec avec deux soies sensorielles, le un peu plus long que le 3°, celui- ci aussi long que gros, 4-12 graduellement plus longs, les derniers au moins deux fois aussi longs que gros, 43° un peu plus court que 2-12 réunis; panache sombre. Antenne de la © brisée. Mésonotum sans bande. Balanciers? Aile hyaline, mince, non lobée et sans alule, finement pointillée, atteignant presque la pince, cubitale arquée, abou-

tissant presque à la pointe alaire, plus proche d’elle que la discoi-

dale, presque deux fois aussi longue que la radiale, bifurcation de la posticale médiocrement distale de la transversale, celle-ci oblique et à peine plus longue que large; cils simples. Pattes blanchätres, très grêles, extrémité des fémurs blanc pur, précédée d'un anneau brun noir, extrémité des tibias blanc pur, fémur antérieur deux fois aussi long que le tibia, celui-ci à éperon court, métatarse presque trois fois aussi long que le tibia, deux fois aussi long que le article, 2-% graduellement raccoureis, d’un tiers plus long que le »°, méta- tarse postérieur un peu plus long que le tibia, article presque trois fois aussi long que le 5°, au tarse intermédiaire deux fois; empodium alteignant les deux tiers des crochets, les deux pulvilles à peine plus courts et très minces: peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pourtour, éperon unique, jauvatre, subhyalin, dépassant le peigne du triple de la hauteur de celui-ci. Abdomen grêle, deux fois aussi long que le reste du corps (c'), blanchätre, bord postérieur des tergites 1-6 brun noir, dernier segment du cf brun, graduellement aminci en avant. Pince blanche, lamelle brune, avec une courte pointe, articles terminaux aussi gros que les articles basaux, longuement ellipsoidaux, sans partie glabre; appendice supé- rieur court, très mince, oblique; l’inférieur atteint le milieu de l’ar- ticle terminal, presque de moitié aussi large que celui-ci, avec de longs poils arqués sur le dessus de son extrémité, Long 2,2 mm., © 1,6 mm. Cameroun : Kribi.

3. K. distans, n. sp. ©. Jaune brunâtre, grêle. Yeux, bouche

Chironomides de l'Afrique équatoriale. - 43

el palpe comme chez le précédent. Antenne jaune, article un peu rétréci au milieu, son col deux fois aussi long que gros, col des ar- ticles troiset quatre à peine plus court que le nœud, celui-ci eHipsoïdal ; soies sensorielles dépassant à peine la base de l'article suivant, poils des verticilles par six et très longs ; derniers articles brisés. Mésonotum à _ traces de bandes plus sombres. Balanciers blancs. Aïle hyaline, dé- passant peu l'abdomen, non lobée et sans alule, nervures jaunes, cu- bitale comme chez l'espèce précédente, bifurcation de la posticale distale de la transversale de la demi-longueur du rameau postérieur, transversale oblique, pas deux fois aussi longue que grosse. Pattes brunes, trochanter et moitié proximale du fémur de la patte anté- rieure blanchâtres, extrémité de tous les fémurs et des tibias, blanc pur, tarses blanc brunätre, fémur antérieur deux fois aussi long que- le tibia, métatarse presque trois fois aussi long que le tibia, deux fois aussi long que le 2 article, 2-4 graduellement raccourcis, deux fois et demie aussi long que le 5°, éperon du tibia antérieur et des quatre tibias postérieurs, peignes, empodium et pulvilles comme chez le précédent, métatarse postérieur à peine plus court que le tibia. Abdomen un peu plus long que le reste du corps, aminei en avant, cerci d'un blanc pur. Longueur 1,5 mm.

Cameroun : Kribi (2 ©).

4. K. fasciata, n. sp. (PI. 2, fig. 13). ©. Jaune (o') ou jaunätre (@). Yeux, bouche et palpes comme chez le précédent. Antenne du co de quatorze articles, brune, scape brun noir, articles 3-5 un peu allongés, avec deux soies sensorielles, 6-13 au moins deux fois el demie aussi longs que gros, 44° un peu plus court que 2-13 réunis. Antenne de la © de cinq articles, 2 article rétreci au milieu, col plus de deux fois aussi long que gros, et 4 à col encore plus long, presque aussi iong que le nœud, celui-ci ellipsoidal, article pres- que deux fois aussi long que le 4°, divisé par un fort rétrécissement en un nœud proximal, ellipsoïdal et en une partie distale subcylin- drique, munie d’an long poil à l'extrémité et plus de deux fôis aussi longue que le nœud proximal, celui-ci avec un long vertieille de six poils et deux soies sensorielles. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum brun noir (©) ou bruns ('). Aile dépassant l'abdomen (Q), bifurcation de la posticale peu distale de la transversale le reste comme chez le précédent. Patte antérieure blanchâtre, fémur à large anneau brun noir au-dessus du milieu, extrémité du fémur et du tibia blanc pur, tarse brisé; les quatre pattes postérieures brunätres, extrémité du fémur blanc pur, précédé

:

j 44 : J.-J, KIEFFER.

d'un anneau brun (au fémur intermédiaire) ou brun uoiïr {au fémur postérieur), extrémité du tibia blanc pur, métatarse blane sale ; fémur antérieur grossi distalement (c' Q), un peu plus de deux fois aussi long que le tibià; éperons, peignes, empodium et pulvilles comme chez le précédent. Abdomen de la © arqué, un peu plus long que le reste du corps; cerci blanes ; bord postérieur des tergites largement brun noir {c) ou étroitement brun (Q). Pince blanche, lamelle et articles basaux bruns, appendices supérieurs dépassant un peu les articles basaux, à peine obliques, avec quatre soies courtes sur le côté médian, tiers distal plus mince; le reste comme chez K. fusci- thorax. Long. 2,2 mm., © 2 mm.

Cameroun : Kribi.

). K. flaviventris, n. sp. ©. Jaunâtre. Yeux graduellement un peu amineis en haut, séparés presque de leur largeur terminale, plus distants en bas. Bouche et palpe comme chez K. fuscithorax. Antenne jaune, de einq articles, col du article trois fois aussi long que gros, celui des articles trois et quatre encore plus long, aussi long que le nœud ou encore plus long, celui-ci ellipsoïdal, article sans rétrécissement, des deux tiers plus long que le 4, renflé en ellipse à sa base, il porte deux soies sensorielles ct un verticille de six poils, partie distale subcylindrique, avec deux longs poils à l'extrémité. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum d’un jaune plus sombre. Balanciers blancs. Aile comme chez le précédent. Pattes brunes, grêles, extrémité des fémurs et des tibias blanc pur, tarses brisés, fémur antérieur un peu plus de deux fois aussi long que le tibia; éperons et peignes comme chez l'espèce précédente. Abdomen et cerci jaune plus clair. Long. 1,6 mm.

Cameroun : Kribi.

5. Genre Kribiocrypius, D. £.

1. Abdomen vert, pince avec un appendice de chaque côté

À EEE EN se RAR I ME MER VIT IE ven EriS nest Abdomen jaunâtre, pince avec deux appendices de cha-

PIONEER dt DEEE 2. K. flaviventris, n. Sp. 1. K. viridiventris, n. sp. (PI. 2, fig. 44). ©‘. Jaune. Yeux plus

distants en bas qu’en haut, ils sont peu séparés, partie amincie linéaire. Bouche petite, n'ayant pas le tiers de la hauteur de la tête. Palpe long, article à peine plus long que gros, cinq fois aussi long” que le 4, plus long que le 3°, le plus long. Antenne de douze

nes ©

nt.

Chironomides de l'Afrique équatoriale. Mn)

articles, brunâtre, comme le panache, scape jaune, 2 article plus de deux fois aussi long que le 3, 3-11 très transversaux, 12° trois fois aussi long que 2-11 réunis. Métanotum et trois bandes raccourcies du mésonotum brun noir, mésosternum fauve. Balanciers noirs, base du pétiole blanc brunâtre. Aile subhyaline, nervures brunâtres, trans- versale à peine plus sombre, oblique, cubitale un peu plus distante de. la pointe alaire que la discoïdale, de moitié plus longue que la radiale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de la transversale. Fémurs verdâtres, tibias jaunes, tibia antérieur noir, tiers proximal roussätre, tarse antérieur et postérieur brisés, métatarse intermédiaire jauné, les trois articles suivants brun noir, brisé ; fémur antérieur d'un quart plus long que le tibia. celui-ci à écaille transversale, arrondie, peignes des quatre tibias postérieurs oceupant les trois quarts du pour- tour,éperon unique, dépassantle peigne de moins de sa hauteur. Abdo- men vert, 2 tergite avec une large bande transversale brun noir, ter- gites 4-8 avec une étroite bande transversale brune, en avant, dernier segment carré. Pince brune, articles terminaux plus longs que les basaux, droits, sans partie glabre, graduellement un peu amincis au bout, qui porte une courte soie; un seul appendice de chaque côté, n’atteignant pas l'extrémité de l’article basal, pubescent, large, ar- rondi au bout, celui-ci avec quelques longs ÉOilS arqués:; lamelle à longue pointe. Long. 5 mm.

Cameroun : Kribi.

2.-K. flaviventris, n. Sp. (PI. 2, fig. 15). c' Jaunâtre. Yeux séparés en haut du double de leur is terminale, partie mince deux fois aussi longue que large. Bouche de moitié aussi longue que la hau- teur de la tête. Palpe long, articles deux et trois subégaux, de moitié plus long que le 3, à peine allongé. Antenne brunätre, de douze articles, scape Fe noir, article deux fois aussi long que le 3°, 3-11 transversaux, tous bien séparés, 12° de moitié plus long que 2-11 réunis. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum brun. Balanciers? Aile hyaline, lobée, finement poin- tillée, atteignant le tergite, cubitale deux fois aussi longue que la radiale, un peu plus distante de la pointe alaire que la discoïdale, bi- furcation de posticale peu distale de la transversale, celle-ci obli- que, trois fois aussi longue que grosse. Patte antérieure brune, sauf la hanche, le trochanter et les deux tiers proximaux du fémur: fé- mur antérieur de deux tiers plus long que le tibia, deux fois aussi long que le 2 article, empodium atteignant les deux tiers des cro- chets, les deux pulvilles rameux médialement, aussi longs que l’em-

46 J.-J. KiEFFER.

podium, peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pourtour, éperon unique, dépassant le peigne d’un peu plus de la hauteur de celui-ci. Abdomen plus de deux fois aussi long que le reste du corps, dernier segment carré. Articles terminaux de la pince assez fortement arqués, un peu rétrécis au côté médian avant le mi- lieu, obtus, sans partie glabre; appendice supérieur court, presque en stylet, avec deux soies terminales, dépassant à peine Particle ba- sal; appendiee inférieur large, pubescent, ne dépassant pas la base de l’'appendice supérieur; lamelle à longue pointe, celle-ci un peu dé- primée au bout. Long. 3 mm.

Soudan : aw sud de Khartoum. entre Wad el Zaki et Shabasha Sharv, 20-1-1912.

6. Genre Kribiodorum, n. £.

K. pulchrum, n. Sp. (PL 2, fig. 16). © Tête jaune. Yeux séparés en haut de leur demi-longueur, bien plus rapprochés en bas, partie mince de moitié plus longue que large Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, long, {article aussi gros que long, trois à quatre fois aussi long que le 4°, presque deux fois aussi long que le 2, de moitié plus long que le 3°. Antenne jaune, de sept articles, article à peine plus long que le 3°, un peu plus court que le 4, rétréci au milieu, 4-6 fusiformes, plus de deux lois aussi longs que gros, soies sensorielles atteignant presque le mi- lieu de l’article suivant, poils des verticilles par six, très longs ; ar- ticle presque de moitié plus long que le 6°. Thorax jaunâtre, jaune brunätre ou roux brun. Scutellum jaune. Mésonotum d’un jaune plus clair. trois bandes raccourcies, métanotum et mésosternum brun noir. Balanciers blancs. Aile atteignant 16 tergite, graduellement amincie en avant, brun noir, bout distal à partir de l'extrémité du rameau antérieur et deux grandes taches superposées, blancs; tache antérieure elliptique, proche du bord antérieur, occupant la base de la cellule cubitale ; tache postérieure quadrangulaire, au bord posté- rieur de l'aile, couvrant la base de la cellule posticale et l'extrémité de la cellule anale; cubitale deux fois aussi longue que la radiale, plus proche de la pointe alaire que la discoïdale, celle-ci très arquée à sa base, bifurcation de la posticale distale de la transversale du triple de la longueur de celle-ci. Pattes jaunâtres ou vitellines, hanches brunes, massue du fémur antérieur noire, les deux tiers proximaux du fémur intermédiaire bruns. fémur postérieur brun noir. sauf l’extrémité et

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 47

un mince anneau au-dessus du milieu, tibia antérieur blanc pur, extrémité noire, tarse antérieur brunâtre, les deux tiers proximaux du métatarse jaune, les quatre tibias postérieurs jaunes, larse inter- médiaire brunâtre, base des articles 2-4 blanche, tarse postérieur brun, tiers proximal des quatre premiers articles et le blancs: par- lois les quatre tarses postérieurs entièrement jaupâtres, comme le tibia; fémur antérieur renflé en massue presque dans la moitié dis- tale, presque deux fois aussi long que le tibia, celui-ci avec une large écaille, portant un éperon long et arqué; tarse antérieur très long et très fin, mélatarse trois lois aussi long que le tibia, deux fois aussi long que le article, 2-4 graduellement raccourcis, deux fois aussi long que le 5°, celui-ci encore quatorze fois aussi long que gros, empodium à peine plus court que les crochets, les deux pulvilles étroits. mais non linéaires, rameux médialement, à longs poils, guère plus courts que l’empodium; tarse intermédiaire guère plus long que le tibia, et articles non deux fois aussi longs que gros, tarse postérieur seulement deux fois aussi long que le tibia; peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pourtour, éperon unique, dépassant le peigne de moins de la longueur de celui- ci. Abdomen brun noir, deux fois aussi long que le reste du corps, les deux derniers segments vitellins; cerci blancs. Long. 3,5 mm. Cameroun : Kribi (16 ©).

7. Genre Tripedilum, n. £.

T. armatifrons, n. Sp. Q. Blanchätre. Tête jaune, transver- sale vue par devant. Yeux séparés en haut de leur largeur terminale, plus distants en bas, partie mince moins longue que large. Bouche de deux tiers aussi longue que la hauteur de la tête, renflée à la base. Front avec deux lobes coniques, gros, se touchant presque à la base, aussi hauts que les scapes et situés derrière ceux-ci. Palpe brun noir.

er article aussi long que gros, 2 quatre fois aussi long que le 1%, à peine plus couri que le 3°, deux fois aussi long que le 3°. Antenne brune, de six articles, article presque de moitié plus long que le 3*, rétréei au milieu, col de moitié plus long que gros, et à col plus long, guère plus court que le nœud, celui-ei ellipsoïdal, sans col, ellipsoidal, graduellement aminei distalement, poils des verticilles très longs par sepl, ceux du article dépassent l’article terminal, soics sensorielles n’atteignant pas le milieu des articles suivants, article presque trois fois aussi long que le 5°, subcylindrique, avec quatre poils distaux très longs, presque aussi longs que l’article. Métanotum,

48 J.-J. KIEFFER.

trois bandes raccourcies du mésonotum et mésosternum fauves. Balanciers bruns. Aïle faiblement teintée, surtout le long du bord antérieur, lobée, nervures brunâtres, cubitale aussi proche de la pointe alaire que la discoidale, ües deux tiers plus longue que la radiale, extrémité de la longitudinale bien plus loin de celle de Ja cubitale que de la radiale, bifureation de la posticale distale de la transversale oblique de deux fois la longueur de celle-ci, radiale, cubitale et sous- costale à poils bruns et denses. Pattes jaune brunâtre, extrémité des fémurs et du tibia antérieur, et tiers proximal des quatre tibias pos- térieurs bruns, tarse antérieur brisé, tibia antérieur beaucoup plus

court que le fémur, avec une écaille large et sombre, qui porte un

éperon presque d’égale longueur et brun noir; quatre tarses posté- rieurs blanchâtres, empodium long, hyalin, à longs poils ventraux, à peine plus long que les deux pulvilles, ceux-ci étroits, sublinéaires : peignes des quatre tibias postérieurs presque confluents, occupant les trois quarts du pourtour, le grand inerme, le petit avec un éperon faiblement courbé et plus long que lui. Abdomen arqué, à peine deux fois aussi long que le reste du corps, dernier sternife non bifide. Long. 3,8-4,2 mm. Cameroun : Kribi (2 ©).

8. Genre Kribiocosmus, 1. €.

K. ornatipes, n. sp. (PI. 2, fig. 17). &. Brun sombre. Têle jaune brunätre. Yeux distants en haut de trois fois leur largeur terminale, également distants en bas, partie mince guère plus longue que large. Bouche un peu plus courte que la demi-hauteur de la tête. Palpe long, jaune brunätre, gros, un peu plus long que l'antenne et deux fois aussi gros, 1°" article un peu transversal, de sept à huit fois aussi long que le 1%, plus gros que le et du tiers plus long, plus mince que le 3, aussi Jong que le 2°. Antenne brun noir, Scape jaune brun, articles 2-5 blancs, 3-5 avec deux soies sensorielles, 2 deux fois aussi long que gros, 3-5 aussi longs que gros, 6-13 graduelle- ment plus longs, 13° deux fois et demie aussi long que gros, 2-13 en- semble de moitié plus longs que le 44°, celui-ci faiblement renflé au bout. Métanotum, trois bandes raccourcies du mésonotum et méso- sternum noirs. -Balanciers blanc pur. Aïle atteignant le tergite, blanche, finement pointillée, à taches grises, bout distal avec une tache triangulaire, bande transversale étroite depuis lextrémité de la cubitale jusqu’au bord postérieur à l'extrémité du rameau antérieur, une tache au milieu de la cellule posticale, une petite à la base de la

Pantin

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 49

uervure discoïdale, deux grandes taches allongées au milieu de la cellule anale; cubitale deux fois aussi longue que la radiale, presque aussi proche de la pointe alaire que la discoïdale, extrémité de la > longitudinale également distante de Ja radiale et de la cubitale, bifurcation de la posticale vis-à-vis de la transversale, celle-ci oblique, brun noir comme la médiale, les autres nervures jaunes. Pattes brun noir, trochanters, base de tous les fémurs et des quatre tibias posté- rieurs, large anneau avant l'extrémité du métatarse intermédiaire el extrémité des deux articles suivants, blancs, les quatre autres tarses brisés, tibia antérieur avec une grande éceille jaune, large, portant un éperon d’égale longueur, filiforme et un peu arqué; peignes des quatre tibias postérieurs occupant les quatre cinquièmes du pourtour, éperon unique, plus court que la hauteur du peigne, empodium n’at-, teignant pas le milieu des crochets, à trois soies distales, les deux pulvilles très étroits, ne dépassant pas la proéminenee basale des cro- chets. Abdomen deux fois aussi long que le reste du corps, tergites 2-7 allongés. Pince brun noir, articles terminaux à peine arqués, sans partie glabre, presque toute la moitié distale est de moitié aussi large que la partie proximale; appendice supérieur jaune, sortant presque de la base, long, étroit, en faucille ; appendice inférieur blanchitre, dépassant peu l’article basal, presque aussi large que l'article termi- nal, son extrémité à longs poils dorsaux et arqués ; pointe de la lamelle médiocre, linéaire, son extrémité subitement élargie cireulairement et pubescente. Long. 3,5 mm.

Cameroun : Kribi.

9. Genre Kribiomimus, 1.5.

(Type : K. bifasciatus).

Lo

4. Aile blanche, avec deux bandes transversales grises. ....

Aile blanche, avec deux bandes transversales brun noir; PUCES UT ESA EEE 1. K. leucolabis, n. sp.

ATP OMONIONLCTOMONMAUNOS ES. RE. Ne 3: Pattes annelées; les deux bandes transversales de l'aile

non réunies par une bande lopgitudinale............... RU AE ARMÉE DIR À LE PME 2. K. bifasciatus, n. Sp.

3. Bandes transversales de l’aile réunies par une bande lon- gitudinale; cellule anale avec une grande tache. ........ "TDR PR A IR RE Vi UE rt EE HIBNBNOS! 1. SD. Ann. Soc ent. Fr., xC [1921]. A

50 J.-J. KieFFeR.

Bandes transversales de l’aile non réunies par une bande longitudinale, cellule anale sans tache #%. K. pallidipes, n. sp.

1. K. leucolabis, n. sp. (PI. 2, fig. 18). '. Brunätre. Tête jaune roussätre. Yeux séparés en haut de deux fois leur largeur, un peu plus distants en bas, partie mince de moitié plus longue que large. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun, long, articles 2-4 graduellement plus longs. Scape roux jaune, flagel- lum brisé: Balanciers blanes. Aile blanche, avec deux bandes trans- versales brun noir, dont la commence à la médiale, bornée dista- lement par l’origine de la discoïdale, traverse le milieu de la cellule anale et atteint le bord postérieur; la commence à l'extrémité de la radiale, traverse la moitié proximale de la cellule posticale et l’ex- trémité de la cellule anale, elle se prolonge distalement entre la dis- coiïdale et le rameau antérieur de la posticale. Pattes brunâtres, tro- chanters et tibias blancs, fémur antérieur avec un anneau brun avant l'extrémité, presque deux fois aussi long qne le tibia, tarses brisés; tibia antérieur avec une écaille transversale et arrondie, peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pourtour, éperon unique, ineurvé au bout, dépassant le peigne de plus de la longueur de celui-ci. Tergites 2-7 allongés, à bord postérieur jaune, segment anal graduellement aminei en avant. Pince d’un blanc pur, articles terminaux à peine aussi longs et guère plus de moitié aussi larges que les basaux, droits, à peine plus minces aux deux extrémités, sans partie glabre, extrémité avec une verrue médiale portant une courte soie; appendice supérieur dépassant peu le milieu de Partiele basal, très étroit, linéaire, arqué; appendice inférieur à peine moins large que l’article terminal, ne dépassant pas l’article basal, sans longs poils arqués; lamelle à longue pointe. Long. 3 mm. |

Cameroun : Kribi.

Var. tibialis, n. var. ©. Jaune pâle. Yeux séparés en haut d'une fois et demie leur largeur terminale. Antenne jaune, article rétréci au milieu, à col transversal, articles 3-5 fusiformes, rétrécis en col aux deux extrémités, poils des verticilles par six, assez longs, article bruñ, deux fois aussi long que le 5°. Métanotum, trois bandes raccour- cies du mésonotum et mésosternum jaunes. Balanciers blancs. Aile tachetée comme chez le type, atteignant l’avanti-dernier tergite ; radiale longue, à peine plus loin de la pointe alaire que le rameau. antérieur de la posticale, bifurcation de celle-ci distale de deux à trois fois la lon- gueur de la transversale oblique. Pattes blanches, fémur antérieur un peu plus court que le tibia, tous les fémurs à extrémité jaune et à

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 3L

deux anneaux bruns, l'anneau proximal grand, situé au milieu, le distal avant l'extrémité du fémur; les quatre tibias antérieurs ayant le tiers proximal et le cinquième distal bruns, tibia postérieur avec un petit anneau brun situé près de la base ; les quatre tarses antérieurs brisés, tarse postérieur blanchâtre; écaille du tibia antérieur, peignes et éperons comme chez le type. Abdomen non deux fois aussi long que le reste du corps. Long. 3 mm. Pour le reste, semblable au

type. Cameroun : Kribi.

Remarque. N'ayant pu observer l’'empodium et les pulvilles, il demeure douteux si cette espèce est à rapporter au genre Kribiomi- mus plutôt qu'à Polypedilum.

2. KH. bifasciatus, n. sp. (PI. 2, fig. 19). G'. Tête jaune, trans- versale vue de devant. Yeux séparés en haut de deux fois leur largeur terminale, partie mince linéaire, deux fois aussi longue que large. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, très long, article à peine allongé, six fois aussi long que le 1%, à poils longs et denses, encore plus long, de moitié plus long que le 3°. Antenne brune, de quatorze articles, scapes brun roux et se touchant, 2 article deux fois aussi long que le 3°, 3-13 à peine transversaux, 44° deux fois un quart aussi long que 2-43 réunis. Thorax blanchätre, mat, à trace de trois bandes raccourcies jaunes. Scutellum et balanciers blancs. Métanotum brun noir. Aile blanche, lobée, finement pointillée, avec une tache grise dans la cellule anale et deux bandes transversales et percurrentes grises, la distale allant de la cubitale, vis-à-vis de l'extrémité de la radiale et traversant la moitié distale de la cellule posticale, dont l'extrémité demeure libre; à son bord distal elle est trois fois échan- crée; la bande proximale couvre la nervure transversale, sans la. dépasser proximalement, postérieurement elle s’élargit et cou- vre l'extrémité de la cellule anale et la base de la cellule posti- cale, dont le centre demeure blanc; nervures jaunes, cubitale de moitié plus longue que la radiale, plus proche de la pointe alaire que la discoidale, bifurcation de la posticale à peine distincte de la transversale. Pattes blanches, très longues et très fines, l’ante- rieure longue de 8 mm., les quatre postérieures bien plus courtes, iémur antérieur avec deux anneaux bruns, l'un au milieu, l’autre près de l'extrémité, tibia antérieur un peu plus court que le fémur, quart basal et Pextrémité bruns, métatarse de moitié plus long que, le tibia, deux fois aussi long que le 2 article, très long, de moitié

52 J.-J. KiEFrEr.

aussi long que le 4°; les quatre fémurs postérieurs avec un anneau brun près de l'extrémité, tibia intermédiaire à anneau brun près de la base et un plus grand vers le milieu, tibia postérieur brun dans presque la moitié basale, tibia antérieur à écaille largement arrondie; peignes des quatre tibias postérieurs occupant les trois quarts du pour- tour, éperon unique, arqué, dépassant le peigne de la hauteur de ce- lui-ci, les deux pulvilles médiocres, guère plus courts que l’empo- dium, celui-ci atteignant le milieu des crochets, à poils bifurqués. Abdomen blanc sale, tergites 2-6 avec une bande transversale brune en avant, le 1% allongé, 2-7 deux lois aussi iong que large, aussi large que long, un peu aminei en avant, brunâtre. Pince brunûtre, articles terminaux aussi longs et aussi gros que les basaux, sans partie glabre, bord médian avant l’extrémité avec 2-4 soies rigides alignées ; appendice supérieur sublinéaire, tiers distal courbé, pointu, dépassant à peine Particle basal, ses deux tiers proximaux avec de courtes soies ; appendice inférieur dépassant peu l’article basal, deux fois aussi large que le supérieur, un peu aminci distalement, à poils dorsaux longs et arqués; lamelle à pointe longue. Très grêle. Long. 5 mm. Cameroun : Kribi (4 c).

3. K. flavipes, n. sp. ©. Blanchâtre ou jaunâtre. Yeux séparés en haut de une fois et demie leur largeur terminale, plus distants en bas, partie mince de moitié plus longue que large. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, très long, A article pas plus long que gros, six fois aussi long que le 4*, un peu plus court que le 3°, de moitié plus long que le 3%. An- tenne brunâtre, scape jaune, articles 3-13 un peu transversaux, 44° de moitié plus long que 2-13 réunis. Métanotum, trois bandes rac- courcies du mésonotum et mésosternum jaune clair. Balanciers blancs, Aile comme chez bifasciatus, mais les deux bandes transversales sont réunies par une bande grise longitudinale, longeant le rameau an- térieur de la posticale, bande proximale interrompue deux fois, la tache de la cellule anale plus grande et reliée à la bande. Pattes jaunes, sans tache, tibia antérieur aussi long ou presque aussi long que le fémur, à écaille transversale et arrondie, métatarse seulement . d’un dixième plus long que le tibia; empodium, pulvilles, peignes, éperons et pince comme chez brfasciatus. Long. 4-5 mm.

Cameroun : Kribi.

. 4. K. pallidipes, n. sp. ©. Jaune brunâtre. Yeux séparés à peine de leur largeur terminale, partie mince pas plus longue que large.

L'on,"

Chironomides de l'Afrique equuloriale. D3 Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de Ja tête, Palpe long, 4er article à peine allongé, 2 4 fois aussi long que le 1°, à peine égal au 2, 4e d’un quart plus long que le 3°. Antenne jaune, article brun, deux fois et demie aussi long que le 5°, avec un très long poil avant le milieu et un autre à l'extrémité, 2 rétréci au milieu, Col aussi long que gros, articles et brièvement fusiformes, les deux extré- mités graduellement amincies et non en col, ellipsoïdal, poils des verticilles par six, non plus minces que les soies sensorielles. Mé- tanotum, trace de trois bandes du mésonotum et mésosternum à peint plus sombres. Balanciers? Aïle hyaline, avec deux bandes trans- versales grises et percurrentes ; bande traversant la transversale et le quart distal du pétiole de la posticale; la commence à l’ex- trémité de la 2 nervure longitudinale et traverse plus du tiers distal du rameau antérieur de la posticale; eubitale, arquée distalement, un peu plus de deux fois aussi longue que la radiale, presque aussi proche de la pointe alaire que la discoïdale, bifurcation de la pos- ticale distale de la transversale oblique de la longueur de celle-ci, nervures pâles, aile à peine lobée. Pattes jaune paille, sans tache, tarses brisés, tibia antérieur à écaille arrondie, peu transversale; peignes égalant les trois quarts du pourtour, éperon unique, un peu arqué distalement, dépassant le peigne de deux fois la hauteur de celui-ci. Abdomen de moitié plus long que le reste du corps, droit, non aminci en avant, bords latéraux et bord postérieur des tergites sombres, dernier sternite sombre et bifide. Long. 3,5 mm.

Cameroun : Kribi.

10. Genre Kribioxenus, 0. 9.

K. pallidus, n. sp. (PI. 2, fig. 20, 21). œ. Blanc jaunâtre. Yeux séparés en haut d’un peu plus de leur longueur, trois fois plus distants en bas. Bouche de moitié aussi longue que la hauteur de la tête. Palpe long, articles 2-4 graduellement plus longs. Antenne brunâtre, articles 2-13 ensemble des deux tiers plus longs que le 4%, celui-ci avec trois longs poils à l'extrémité; 4-13 allongés, les derniers presque deux fois aussi longs que gros. Métanotum et trois bandes raccourcies du mésonotum bruns. Aïle hyaline, dépassant l'abdomen, finement pointillée, nervures päles, cubitale, presque deux fois aussi longue que la radiale, arquée, plus proche de la pointe alaire que la discoïdale, densément poilue comme la radiale, bifurcation de la posticale médiocrement distale de la transversale, celle-ci deux ou trois fois aussi longue que grosse.

.

D4 J.-1. KIEFFER. <

Fémur antérieur deux fois aussi long que le tibia, celui-ci avec un éperon sétilorme et court, peignes des quatre tibias postérieurs atteignant trois quarts du pourtour, l’un de moitié aussi grand que l'autre, avec un éperon long et un peu arqué, le grand inerme ; em- podium aussi long que les crochets, pulvilles nuls ou très courts. Abdomen à peine plus long que le reste du corps. Articles terminaux de la pince droits, sans espace glabre, extrémité à peine pius mince, : avec une courte soie; appendice supérieur subfliforme, à peine courbé, dépassant peu l’article basal: appendice inférieur dépassant peu le supérieur, presque aussi large que l'article terminal, largemerit ar- rondi au bout, à longs poils arqués; lamelle obtuse, subtriangulaire, sous elle se trouve une autre lamelle large, jaune, glabre, dépassant les appendices inférieurs, arrondie en arrière, à prolongement court et obtus. Long. 1,2 mm. |

Cameroun : Kribi.

11. Genre Stictochironomus Kiel.

Ce genre comprend les espèces suivantes d'Europe : Chironomus albocinctus Strobl, €. cornix Kieff., C. histrio Fabr., C. maculipennis Meig.et C. pictulus Meig. Nous + ajoutons l’espèce suivante d'Afrique :

S. festivus, n. sp. (PI. 2, fig. 22). G' ©. Jaune pâle. Yeux séparés en haut de leur demi-longueur, graduellement et peu amincis, partie amincie pas plus longue que large. Bouche des deux tiers aussi lon- gue que la hauteur de la tête. Palpe brun noir, médiocre, article pas plus long que gros, 2 deux fois aussi long que gros, un peu plus court que le 3°, de moitié plus long que le %. Antenne du Œ brisée; celle de la & de six articles, dont le 2 est aminci au milieu, col transversal, 3-5 fusiformes, sans col marqué, poils des verticilles longs, à quatre cinq, article presque deux fois aussi long que ke 5°, faiblement aminci distalement. Thorax brun sombre (c') ou jaune (@), trois bandes un peu confluentes sur le mésonotum, métanotam et mésosternum noirs () ou bruns comme le scutellum (9). Ba- lanciers blancs. Aile blanche, atteignant le milieu de l'abdomen chez le «, lobée, tachetée de noir, la plus grande tache subquadrangu- laire, située dans la moilié proximale de la cellule cubitale, dont la base demeure libre, commencant à la cubitale et dépassant da- discoi- “dale, pénétrant donc dans la cellule discoïdale et renfermant une petite tache blanche; une tacht en forme de V dans la moitié distale de la cellule cubitale; une petite tache circulaire près de l'extrémité de la cellule discoïdale; une transversale réunissant le milieu du

Chironomides de l'Afrique équatoriale. 55

rameau antérieur de la posticale au rameau postérieur; trois dans la cellule anale, la plus grande au milieu, les deux autres distales; ner- vure transversale noire, oblique, cubitale presque deux fois aussi longue que la radiale, aussi proche de la pointe alaire que la discoi- dale, bifurcation de la posticale un peu distale de la transversale. Pattes blanches, fémurs brun noir, avec trois petits anneaux jaunes dans la partie médiane, l'anneau distal du fémur postérieur assez grand, tibias avec quatre anneaux brun noir, le 4% et le 4 situés aux deux bouts, le le plus grand, extrémité des quatre premiers articles tarsaux et anneau médian du métatarse noirs; tarse antérieur du c' barbu, poils quatre ou cinq fois aussi longs que la grosseur du tarse, les deux pulvilles atteignant les deux tiers des crochets, aussi longs que l’empodium, médiocrement larges; métatarse antérieur d'un tiers plus long que le tibia, celui-ci avec une écaille arrondie et aussi longue que large; peignes des quatre tibias, postérieurs attei- gnant les trois quarts du pourtour, éperon unique, très arqué, ne

A

dépassant le peigne que de la hauteur de celui-ci. Abdomen du G jaune pâle, tergites 5-7 munis, en avant, d’une bande transversale brun noir, prolongée en arrière, à chaque extrémité et au milieu, 8e segment-brun noir. Abdomen de la © deux fois aussi long que le reste du corps, tergites bruns, sauf l’étroit bord postérieur, cerci blanc jaunâtre. Pince brun noir, articles terminaux plus courts que les articles basaux et un peu plus étroits, à peine courbés, amincis faiblement et graduellement vers l'extrémité, sans espace glabre; appendice supérieur très étroit, n'atteignant pas l'extrémité de l’article basal, fortement arqué au bout; appendice inférieur moins large que l’article terminal, atteignant l'extrémité de l'article basal, à longs poils arqués, dorsaux et distaux; lamelle avec une pointe longue et étroite. Long. 5-5,5 mm.

Soudan : Shambe. 20-11-1912.

LÉGENDE DES PLANCHES

Planche 1.

Fig. 1. Lépidohelea ornalipes Kief. Fig. 2. Alrichopogon conglomeratus Kieff.

1 (5

2 Fig. 3. nilicola Kiefr. Fig. 4 Dasyheiea nudipennis Kiefr.

o

96 J.-J. KieFFER. Chüronomides de l'Afrique

Fig. 5. Culicoides bisignalus Kiefï. Fig. 6. Nilohelea albipennis Kiel. Fig. 7. Slilobezsia rufa Kiefr. Fig. 8. Nilothauma piclipenne Kiefr. p Fig. 9. —— KiefT. Fig. 10. Kribiothauma pulchellum Kiefr. Fig. 11. —— Planche 2.

Fig. 12°-19, Aribiodosis fuscithorax Kiel.

Fig. 13. fasciata Kiel. Fig. 14. Aribiocryplus viridiventris Kieff. Fig: 15.,— [lavicentris Kiel. Fig. 16, Aribiodorum pulchrum Kiefï. Fig. 17. Kribiocosymus ornatipes KiefF. Fig. 18. Kribiomimus leucolabis Kiefr. Fig. 19. bifascialus KietT. Fig. 20. Aribioxrenus pallidus Kiefï. Fig. 21. _ Kiefr. Fig. 22. Stictochironomus festivus Kieff.

équatoriale.

NOTES SUR QUELQUES LÉPIDOPTÈRES D'AMÉRIQUE DU SUD

par R. FERREIRA D’ALMEIDA J. PREMIERS ETATS pu Papilio Agavus Drury.

Les œuîs de Papilio Agavus sont sphériques et mesurent 4,5 mm. de diamètre ; leur coloration est tantôt d’un pourpre cendré, tantôt d’un pourpre clair; le tégument externe, d’un jaune rougeitre, est strié longitudinalement ; ces stries, quelquefois interrompues, se réu- nissent à la partie supérieure de l’œuf, elles finissent parfois par une petite pointe. La © dépose ses œufs isolés sur les jeunes tiges ou à la face inférieure des feuilles d’Aristolochia rumifolia Mart. et Zuce. var, oblonga Mast.

Il en naît des chenilles d’un rouge foncé, plus pâles aux ons extré- ités pourvues de petites verrues pilifères ; le corps mesure 2,5 mm. de longueur. Elles changent pour la première fois de peau au jour et atteignent une longueur de 6 mm. Après cette première mue, la couleur foncière devient brun BSCUe avec des appendices charnus jaunâtres sur les segments 1, 2, 7 et 10, rouge foncé sur les autres segments; la tête est noire et e Après la mue suivante, elles gran- dissent beaucoup (16 mm.), mais la couleur foncière ne se modifie plus, les appendices subsistent et restent rouge foncé, le segment prothoracique présente sur le dos une tache noire précédée d’une autre plus étroite transversale, d’un jaune presque blanc; la taille atteint 22 mm. à la mue suivante. Cette mue effectuée, les appen-° dices subsistent, mais le segment est marqué d’une verrue d’un jaune faiblement orangé, de laquelle part une étroite raie cendrée un peu jaunâtre et presque effacée qui finit sur le dos du segment. Les chenilles ayant atteint toute leur croissance (45 mm.), ont tout à fait la forme de celles de Papilio nephalion, dardanus, ete. ; la coloration brun rougetre est recouverte d'une teinte d’un blanc jaunâtre légèrement cendré qui à Fapparence d’une fine poussière, et forme des dessins irréguliers sur toute la face dorsale; le long du dos se trouvent deux rangées longitudinales d'appendices charnus, dont ceux des segments

| LE

!

5e "5ù FERREIRA D'ALMEIDA.

2, 7 et 10 jaunâtres et les autres d’un rouge brun; le segment pro- thoracique n'a pas d'appendices dorsaux; les côtés ont chacun une rangée d'appendices plus petits, dont seuls ceux des segments 4, 6 et 10 sont jaunätres ; entre la rangée des flancs et celle du dos il y ena deux autres, composées d’appendices rouge brun, la de ces rangées commence néanmoins par un appendice jaune situé sur le segment prothoracique et finit au 4 segment, tandis que Ia s'étend du au à segment; ce dernier présente encore à la face ventrale une petite verrue jaunâtre; les pattes membraneuses sont marquées à la face externe d’une verrue rouge-brun ; la bande jaune pâle sous-dor- sale finit à la base de l’appendice dorsal du segment; le dernier segment à deux petites taches jaunâtres en arrière, le segment pro- thoracique est noir sur le dos, avec l’écusson d’un jaune pâle, les organes protractiles sont orangés et la tête est noire. x

La chrysalide, d’un gris clair verdàtre sous le ventre et d’un jaune verdâtre sur le dos, a la même forme que celle de Papilio mephalion ; elle s'en distingue néanmoins par les processus supra-oculaires plus grands et par les excroissances abdominales plus petites; thorax avec quatre ou six points bruns, antennes rosées. Longueur : 32 mm.

Voici la durée de la vie de cette espèce :

Récolte des œuis 2 ‘décembre 1915.

Éclosion des chenilles 9 _ ei

1re mue 43

2% 18 _

3e. }— 29

4e 62 04 . 28 a Lu Chrysalidation 10 janvier 1946.

Éclosion des papillens 26 orne

Le papillon aime l'ombre des forêts, mais, lorsque la nourriture .y manque, il en sort et cherche les jardins et les prairies, il suce Jes fleurs en faisant trembloter ses ailes. Il vole bien et préfère les régions montagneuses. $

Il est assez commun de novembre à janvier, en mai, et de juin à septembre, mais on en rencontre isolément pendant toute l’année.

Cette espèce est multivoltine, elle fait sa ponte pendant toute l’année, surtout en janvier-mai, puis en août-décembre. Le développement des chenilles est plus lent pendant les mois de mai, juin et juillet; la période de chrysalidation s'étend souvent de juin à juillet (1).

(1) La plupart des chrysalides des Papilio (P. dordanus, P. agarus,

Notes sur quelques lépidoptères d'Amérique du Sud. * 59

IT. CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES PIÉRIDES DE RIO DE JANEIRO.

Métamorphoses etmæurs des chenilles. Descriptions d’espèceset de variétés nouvelles.

Appias drusilla Cr.

(Form. saison. Molpadia Hubn. (1).

18923 Mylothris Molpadia Q Hübner, Zutrage zur Sammlung exoli- scher Schmettlinge (séc), I, 1823, p. 15, 430, pl. 536, fig. 259, 260.

1896 (2)? Janeira Q Bonninghausen, Verkh. Ver. nat. Unt. Hamb.. p. 39, cf (5). 1908 Appias Janeira Q Bôber, Seitz, Macrol., V, p. 68, c'.

(Form. nana, Î. now.).

Ajipias nana diffère de drusilla © par les caractères suivants : ailes ayant 46 mm. d'envergure; les antérieures avec un léger semis d’écailles brunâtres au bord costal et à {a base, bordure externe très étroite, Aïles postérieures plus blanchâtres que ceîles de drusilla avec la bordure externe très étroite et interrompue. La bordure du dessus n'apparait pas-en dessous.

Elle vole en juin.

Une © capturée à Rio (Serra dos Pretos Fôrros).

Les œufs de cette espèce sont blancs d’abord, jaune orangé ensuite, allongés, avec des cannelures longitudinales coupées par de nom- breuses stries transversales très fines et bien visibles sous le micros- cope. Ils mesurent 1,5 mm. de longueur et sont déposés isolément sur les bourgeons de Capparis cynophalophor«.

Les jeunes chenilles, longues de 1,5 mm., ont une tonalité uniforme jaune et quelques poils foncés sur la face dorsale, la partie postérieure du dos présente parfois une légère tache rougeâtre ; le lendemain

P.-heclorides, P. nephalion, P. thoas, etc.) qui proviennent de la poute de la fin de mai, hivernent pendant les mois de juin et juillet: queiques-unes bivernent aussi pendant tout le mois d'août.

(1) 4. Molpadia est la forme d'hiver d'Appias drusillæ; le ç; est tout à fait semblable à celui de l'espèce type. Ÿ

(2) Je n'ai pu réussir à trouver dans la bibliothèque du Musée National, pas même dans d'autres bibliothèques de Rio, cette revue allemande ; aussi je ne sais pas quel genre BONNINGHAUSEN admet pour cette espèce.

(3) BoNNINGHAUSEN s'est trompé sur le sexe de Janeira.

60 FERREIRA D'ALMEIDA.

elles prennent sur le dos une coloration verdätre et le surlendemain subissent leur mue. Cette mue effectuée, les chenilles deviennent jaunâtres sur les flancs et vertes sur le dos, avec les mêmes poils foncés, la tête est jaunàtre et la longueur du corps est de 4 à 5 mm. Après la mue suivante, la coloration verte devient plas foncée, un péu jaunàtre en arrière et sur les flancs qui sont traversés par une fine ligne longitudinale blanchâtre; le corps, dont la longueur est de 8 à 9 mm., finissant par deux petites pointes velues en arrière, présente encore sur tout le dos de nombreux poils très courts bru- nâtres ; tête jaunätre. Les chenilles atteignent 14,5 mm. à 15 mm. à la mue suivante. Après cette mue, la couleur verte prend un léger ton grisâtre sur les flancs, la ligne latérale blanchâtre subsiste, toute la face dorsale est marquée de nombreuses verrues ou granulations microscopiques brunes surmontées chacune d’un court poil de même nuance, tête d’un jaune verdâtre, ventre ayant une pubescence blan- châtre. Les chenilles adultes, longues de 36 mm., atténuées aux.deux extrémités, présentent les mêmes caractères de coloration, mais la face dorsale porte plusieurs verrues jaunes, plus grandes que les verrues noirätres; tête d’un vert jaunätre avec de petites granulations d’un vert foncé surmontées d’un poil court blanchâtre, le ventre est d'un blanc plus ou moins verdàtre, avec une courte pubescence blan- châtre.

La chrysalide mesure 25 mm. de longueur; elle à une coloration! d’un vert clair jaunätre, avec quelques petits points jaunâtres, la tête se termine par une petite pointe fine, courbe à lextrémité et nuancée de noir à la face supérieure, le thorax, gibbeux à la face dorsale, à le sommet caréné et présentant une petite saillie, cette partie carénée est teintée d’ocre foncé, l'abdomen étroit et conique, est caréné à l'extrémité, il est marqué d'une fine raie longitudinale jaune, interrompue par trois ou quatre verrues très petites, blanches, arrondies, avec le milieu noir; les premiers segments abdominaux, aplatis sur-la face dorsale, se prolongent latéralement hors du corps, ces expansions ont les bords dentelés et teintés d’ocre très pâle; la dernière dent, dont la pointe est noire, est la plus grande, une strie ou pli transversal prend naissance sur cette dent et se termine au côté opposé, enpassant par la face dorsale. Certains spécimens ont la face dorsale d’un brun clair cendré avec quelques points blanchâtres et noirâtres. Cette chrysalide présente à peu près la même forme de celle de Pieris buniae.

Le papillon non seulement voltige sur les buissons fleuris dans les endroits découverts, mais encore autour des grands arbres de Ja

dat,“ Notes sur quelques lépidoptères Amerique du Sud. 64

forêt. On trouve fréquemment les c' posés sur le sable humide avec les ailes fermées l’une contre l'autre. La proportion des sexes dans la nature est de 50 pour à ©. néanmoins on trouve parfois plus de Q que de &, surtout sur les arbrisseaux fleuris. Le vol est rapide et parfois fort élevé.

La durée de la vie de cette espèce avec toutes ses métamorphoses est la suivante :

Récolte des œufs 3 mai (1) 3 mai

Éclosion des chenilles 12 RG

{re mue \ 14 6-8

2 mue 17 8-10

mue 19 10-12 1 _&° mue DA AAA

Chrysalidation . 26 15-419

Éclosion des papillons : 4 juin, 1 © ; 28,1 G'; 29,1 © ; 1" juillet,2 ©

: PIGT Perrhybris pyrrha Cr.

Forme Eioidias Hübn. (— Pandora Rôb.).

Les œufs d’un jaune vif d’abord, puis d’un fauve rougeâtre avec l'extrémité jaunâtre et garnie de cinq courtes saillies arrondies, sont allongés, très atténués vers l'extrémité; ils sont traversés par de larges canrelures longitudinales coupées par des stries transversales nombreuses et fines; leur longueur est de 2,5 mm. La © dépose ses œufs, au nombre de #1 environ, sur les feuilles d’un « cipo » (Cap- paridacea? (?).

Les jeunes chenilles, longues de 3 mm., dont la tonalité est le rouge foncé ou le rouge vif, sont pourvues de plusieurs poils grèles jaunâtres ou blanchâtres, sur le corps, noirâtres, sur le dos; tête d’un jaune ou d’un fauve sales; après cinq ou six jours, leur corps présente quelques petites taches blanchâtres. Après la mue, elles acquièrent la taille de 5 mm., leur corps, ayant d’abord la même tonalité qu’au premier àâge, à peine un peu plus foncé sur le dos, et offrant les mêmes taches blanches, sur lesquelles sont im-

(1) La ponte a été effectuée ce jour-là, (2) Les chenilles de P. pyrrha vivent aussi sur les feuilles de Capparis cynophalophora.

62 E FERREIRA D'ALMEIDA.

plantés des poils noirs sur le dos et blanchâtres sur les flanes, montre plus tard des traits transversaux blancs au lieu de taches; elles atteignent 11 mm., de longueur après la 2 mue. Cette 2 mue effec- tuée, les chenilles deviennent sur le dos d’un brun rougéâtre, coupé par de nombreuses raies transverses d’un blanc faiblement jaunûâtre, dont quelques-unes sont interrompues ; les flancs, la tête et le ventre sont d'un rouge foncé, pourvus de plusieurs poils courts blanchätres ; les chenilles atteignent de 46 à 49 mm., lors de la mue, Après cette mue, leur corps ne se modifie pas, mais les poils sont plus grards. Adultes, elles mesurent de 39 à 40 mm. de longueur, leur corps, aminci aux deux extrémités, dont la coûleur foncière du dos est le brun noirâtre, parfois avec un léger ton rougeûtre, est’ coupé par d’étroites raies transverses d’un blanc faiblement jaunâtre, sur les- quelles on voit de petites verrues de mème nuance, surmentées d’un poil blanchâtre; ik prend sur les flancs et sous le ventre une tonalité rouge foncé ou garance foncée, les flancs sont marqués de plusieurs verrues semblables à celles du dos, mais plus petites ; lextrémité du 42° segment est d’un rouge foncé, la tête est d’un fauve clair, garnie de petites verrues jaunâtres et de poils blanchâtres.

La chrysalide, longue de 28 mm., naviculaire, c’est-à-dire très atté- nuée aux deux extrémités et se terminant en carène dentelée sur la face dorsale, a le thorax gibbeux et la têle terminée par une pointe dirigée vers l'avant. Coloration générale d’un blanc légèrement rosé, toute la partie dentelée de la face dorsale est d’un jaune fauve bru- nâtre, garnie d’épines noires sur l'abdomen; le thorax à une teinte jondue d'un jaune fauve brunètre plus claire que celle de la partie dentelée, les étuis des ailes d’un blanc teinté de cette äernière couleur, sont traversés par des raies longitudinales noires, au-dessus des ailes et de chaque côté on voit trois épines, grandes et noires; le thorax présente encore plusieurs taches irrégulières de cette dernière nuance, l'abdomen porte deux gros points noirs sur chaque segment, de cha- que côté de la face ventrale quatre ou cinq taches de même nuance, placées en forme de raies longitudinales ; la face ventrale de Fabdo- men est d'un jaune fauve brunâtre. _

Voici la durée de la vie de cette espèce avec toutes ses métamor- phoses :

Ponte k décembre 1917 8 décembre 1948. Eclosion dés chenilles 19 22,24 jre mue 29 ce 1 janvier 1949

6 janvier 1918 9

Notes sur quelques lépidoptères d'Amérique du Sud. 63 mue : 8-9 janvier 16 janvier 1919 1% ÿ-22 Chrysalidation 24 29-27

Éclosion des papillons : 30 janvier 1918, 4 7, 3 Q; 9 février 1949, 3 Q; 7iévrier, 3 ©, 2 &.

Le papillon apparait pendant toute l’année, surtout en janvier, fé- vrier et de juin à décembre; il anime par ses ailes bigarrées tous les buissons fleuris de nos prairies. Le vol est faible et bas.

La ponte est effectuée en janvier, février et de mai à décembre.

Terias tenella Boisd.

Terias tenella Boisduval, Spec. Gén. Lép., 4, p. 657, n. 6. nisella Q Felder, Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1%, p. 474 stygma © Rôber, Seitz, Macrol., V, p. 83; t. 24 d (!),

Les formes T. stygma Boisd. et T. stygmula Boisd. sont très com- munes à Rio.

Forme © panopea, Î. nov.

Cette forme est caractérisée par l’absence complète de la tache apicale du dessous des ailes postérieures; le dessus est tantôt sem- blable à celui de T. tenella ©, tantôt d’un jaune plus vif; les points foncés marginaux des aïles postérieures manquent parfois.

Forme © germana, Î. nov.

Chez germana le dessus des ailes est semblable à celui de jacarepa- guana, tandis que le dessous est complètement semblable à celui de tenella ©, ayant comme celle-ci la tache apicale des ailes posté- rieures. UE

Forme Q jacarepaguana, Î. nov.

T. jacurepaguana à les ailes presque du même jaune que celui de {enebla © ; la bordure des ailes antérieures est assez large, noi- râtre, avec deux ou trois grandes dents internes, celle des posté- rieures très étroite et de même nuance. Le dessous est un peu plus pèle; la tache apicale Œ'un brun ferrugineux des ailes posté- rieures manque toujours.

. (1) La T. stygma ligurée par Rôser, est un exemplaire référable à nisella Feld., d'après la couleur et les dessins des ailes.

64 FERREIRA D'ALMEIDA.

Ab. © Alcides, ab. nov.

Envergure 36 mm., ailes d’un jaune plus pâle et très semblables a celles de jacarepaguana. Le dessous est plus pâle que le dessus. l'apex des ailes antérieures ocracé, et tout le bord externe d’un gris- blanchätre. Ailes postérieures d’un jaune d’ocre pâle, ayant les deux points discocellulaires et les raies sinueuses brunes; bord externe avec une lisière très étroite d’un jaune d’ocre ; la tache apicale man- que complètement.

L'œuf, d’un jaune très pâle presque blanc, est allongé, atlénué en pointe au sommet, sa surface présente sous le microscope de fines stries longitudinales, il est long de 4 mm. La © dépose ses œufs isolément sous les feuilles de Mimosa pudica.

Chenilles : 1 âve, 1,5 mm. de longueur, blanc jaunâtre avec de petits poils blanchâtres ; âge, 3 mm., vert jaunâlre avec les mêmes poils blanchâtres; âge, 5 à 7 mm., vert pâle légèrement jauvâtre avec irois raies dorsales fines, longitudinales plus foncées et une li- gne latérale blanchâtre, le duvet est de cette dernière couleur; âge, 14 mm., la couleur reste verte, les raies dorsales sont pres- que effacées; âge, 23 mm., même couleur, le corps, rugueux transversalement et atténué en arrière, est pourvu d’une pubescence. courte blanchâtre, la ligne longitudinale des flancs reste blanchâtre ; plus tard la couleur foncière devient d’un vert cendré sur le dos. La chrysalide, longue de 16 mm., tumescente sur le thorax, à la gib- bosité formée par les ailes plus petite que celle de T. albulu, abdo- men conique, tête finissant par une pointe aiguë, conique et petite. Sa coloration est d’un vert clair un peu jaunâtre, marbré de blanc verdâtre, l'abdomen et toute la face dorsale sont saupoudrés de quelques petits points brunâtres, la base des ailes a parfois une petite tache blanchâtre et le bord postérieur présente chez quelques spécimens une ligne longitudinale de même nuance. Il v a des chrysalides un peu plus foncées.

La durée de la vie de cette espèce avec toutes ses métamorphoses est Ja suivante :

Récolte des œufs (1) 18 nov. 1915 21 nov. 1915 15 février 1916

Éclosion des chenilles 24 99 AS _ Are mue 27 © 25-26 19 ge 30 29-29 21-23 3, 2 décembre A‘déc.— 24 —- he 4 Êï 51795 —- Chrysalidation 8 7 1-2-3 mars 1916.

(1) La pon'e a été effectuée ce jour-là.

Notes sur quelques lépidoptères d'Amérique du Sud. 65

Éclosion des papillons : 46 décembre 195, 1 G'; 14, 2 © ; 15,3 c'; 7 mars1916; 4 G'; 8, À G'; 9, 1 ©. La ponte est effectuée pendant toute l’année. Le Papillon est assez commun; les formes jacarepagquana, germana et panopea volent surtout sur les marais de la côte atlantique (Pa- vuna de Jacarépagua, etc.) (1).

Terias lepidula, n. sp.

Taille et port de T. tenella «ÿ, dont elle diffère par les caractères ci-après : la bordure des ailes postérieure est droite et un peu plus étroite, le dessous est un peu plus pâle. Cette espèce a le dessus des quatre ailes d’un jaune gomme-gutte.

Est-ce bien une espèce distincte, ou n'est-ce qu’une forme aber- rante de T. tenella?

Une © capturée à Jacarépaguä.

Catopsilia fluminensis, n. Sp.

C. fluminensis diffère de C. statira Cr. par les caractères suivants : envergure 2 mm., ailes d’un jaune beaucoup plus pâle, bord in- terne des antérieures peut-être moins sinueux que celui de C.statira, écaillure androconiale très écartée de l'extrémité de la cellule discoi- dale aux antérieures ; celle des ailes postérieures plus étroite, et finis- sant à M? (?); la tache odorante du bord interne fait absolument dé- faut. Le dessous est d’un jaune sale ocracé, avec la base des anté- rieures d’un jaune citron; bord interne blanchâtre; extrémité de la . cellule marquée d’un très petit point orangé. Antennes rosées avec

la massue jaunâtre. C. statira a les antennes brunes et le dessous des quatre ailes d’un jaune citron de la base jusqu’à l'extrémité de la cellule; © inconnue.

Apparait au mois d'octobre.

Un ©* capturé à Corcovado. (1) Les Terias volent toujours dans les endroits découverts et sur la vé-

sétation basse. (2) Notation de Scnarz.

Ann. Soc. ent. Fr., xC[1921/, 5

NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR | A.-L. CLÉMENT

par Lucien Icxes.

Armand-Lucien CLÉMENT naquit à Montrouge le 4 juin 1848. Sa vie peut se résumer en deux mots : ce fut un artiste de réel talent et un savant aux connaissances aussi étendues que diverses.

Dès l’âge le plus tendre, s’éveilla en lui l’âme de l'artiste, il aimait à nous conter que ses livres et ses cahiers étaient surchargés de dessins de toutes sortes et qu’au sortir de l’école, il courait derrière les passants, un carnet et un crayon à la main, afin de croquer ceux . dont l'allure lui semblait la plus facile à fixer en quelques traits. Le Parc de Montsouris, les bords de la Bièvre et les bois des environs de Paris fournirent bientôt d’autres sujets d'étude, tout en développant en lui le goût de l'Histoire naturelle, à laquelle il devait consacrer, pour la plus grande part, et son talent de dessinateur et de peintre et ses études. Il fut toutefois élève de PeLouze pour la chimie, puis chimiste-essayeur à la Monnaie et en même temps élève de FRÉMIET pour le dessin.

Enfin, il se spécialisa dans l'Histoire naturelle et plus particuliè- rement dans l'étude des Insectes. C’est à ses travaux dans cette branche des sciences que nous limiterons ces lignes. Nous retrouvons encore le Dessinateur-naturaliste, comme il aimait modestement à s'appeler; mais un naturaliste dans le sens le plus vaste du mot; non pas simplement un collectionneur de cadavres en boîtes hermé- tiquement fermées et désinfectées, ni un spéciographe acharné, mais un érudit connaissant et la morphologie des insectes, et aussi pour avoir élevé lui-même presque toutes nos espèces indigènes, sans parler de beaucoup d’exotiques, leur biologie complète : ses phases et leur durée, la distribution géographique et le régime de chaque espèce avec ses inversions souvent curieuses, etc.

Au fur et à mesure de ses chasses et de ses élevages, il notait par le dessin les formes revêtues par ses élèves durant leurs métamorphoses. L'étude, si passionnante déjà par elle-même de la vie : « natura ma-

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xime miranda in minimis », se complétait parfois d’une note imprévue et amusante ; c’est ainsi qu'au cours d’une des éducations que nous faisions ensemble d’Attacus cynthia en 4899, quelques exemplaires mâles et femelles s’échappèrent de nos cages d'élevage et s’envolèrent. En 1900, nous retrouvèmes des individus de ce Papillon au Jardin des Plantes, et autour des globes du Bazar de l'Hôtel de Ville, et depuis lors, nous avons entendu dire qu’elle s'était acquis droit de cité à Paris.

Bien que peu parlant et peu communicatif, par le fait d’une nature réfléchie à l'excès, sauf pour ceux qui savaient amener la conver- sation sur son terrain de prédilection, pour goûter la « substanti- fique moelle » de ses connaissances, A.-L. CLÉMENT possédait le goût de l’enseignement. Il y employa toutes les ressources de son talent, et c’est à ce sens doctrinal que nous devons la série de Bons points entomologiques qu'édita Hacuerre. Au recto, un dessin en couleurs montrait les différentes phases de l’évolution d’une espèce commune ; au verso, en quelques lignes succinctes, était résumée sa biologie. Ces bons points étaient destinés à récompenser les élèves des écoles primaires qui montraient le plus de disposition pour l’entomologie. Cette collection est, malheureusement, depuis longtemps épuisée. Nous lui devons également les planches murales d'Entomologie des- tinées à la chaire d'Entomologie du Muséum ; d’autres de parasitologie pour la Faculté de Médecine.

A.-L. CLÉMENT ne se contenta pas d'enseigner uniquement par le dessin, ni de former des élèves dessinateurs d'Histoire naturelle, dont quelques-uns d’un talent incontestable ont peut-être oublié aujourd’hui, dans leur célébrité, qu'ils l’ont eu pour premier maître; il publia aussi nombre d'articles et d'ouvrages qu'il illustra lui-même. Les amis des insectes qui désirent en avoir une idée n’ont qu’à feuilleter La Nature à laquelle il collabora d’une manière suivie, depuis juin 1892, jusqu'à 1912; l’Apiculteur, organe de la Société Centrale d’Apicul- ture; le Bulletin de la Société Nationale d’Acclimatation ; les planches en couleurs que publia en son temps le Supplément du Petit Journal ; diverses publications agricoles éditées par la Librairie Agricole de la rue Jacob, et, cela va sans dire, ses notes dans le Bulletin de la Société Entomologique de France, etc.

L'Apiculture moderne et La Destruction des Insectes sont deux traités par lesquels il encourage la culture des abeilles parmi les insectes utiles d’une part, et d’autre part vulgarise les méthodes de destruction de ceux qui sont nuisibles.

Mais ce qui faisait la fierté de sa vie, c'était son « Cours d’Entomo- logie agricole » fondé en 1902 et professé au Pavillon de la Pépinière

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du Jardin du Luxembourg. Cours public et gratuit, qu’il continua jusqu’à sa mort. Ses nombreux élèves ne se rappelleront pas sans émotion ces boîtes qu’il faisait circuler dans leurs rangs et à côté de la plante ou du fruit attaqué, se trouvait l’auteur du dégât. Ils se rappelleront aussi ces dessins au tableau noir faits en deux coups de craie et par lesquels il synthétisait une longue et aride description, au grand bénéfice de leur mémoire. Son cours manuscrit, représen- tant un labeur considérable, reste là, mais j'espère le condenser et le publier à son nom, prochainement, comme œuvre posthume.

A.-L. CLEMENT était chevalier de la Légion d'honneur, officier d’Instruction publique et du Mérite Agricole. Il avait été Président de la Société Zoologique de France et était Président de groupe de la classe 42 (insectes utiles et nuisibles), du comité d'organisation et d'installation des Expositions françaises à l’étranger, et Président de la Section d'Entomologie à la Société Nationale d’Acclimatation.

Nous nous sommes borné à ne citer de lui que ce qui avait trait à l’Entomologie afin -de rester dans le cadre des attributions de ces Annales.

La Société entomologique de France n'ayant pas voulu laisser dis- paraître un aussi ancien collègue sans lui consacrer quelques pages, il nous reste à la remercier de l'honneur qu’elle nous a fait en nous demändant d’acquitter le pieux devoir de condenser en quelques lignes la carrière entomologique de celui dont nous fûmes l'élève, un peu le collaborateur, et qui fut notre guide dans nos études d'Histoire naturelle.

NOTE SUR LE MÉCANISME DE LA STRIDULATION

CHEZ MECONEMA VARIUM FABR.

[ORTHOPT. PHASGONURIDAE] par P. CAPPE DE BAILLON.

Dans le groupe des Insectes Orthoptères qui constituent la famille des Locustiens, le mâle, et quelqufois la femelle, possèdent un appa- reil stridulant.

Situé à la base des ailes antérieures, l'organe fait nécessairement défaut chez les formes aptères, mais il est parfaitement constitué chez les espèces à ailes réduites. Les Phaneropterinæ, les Ephippigerinae, les Decticinae en offrent un grand nombre d'exemples; il suffit de rappeler le nom des genres Orphania, Leptophyes, Isophya, Ephip- pigerida, Pholidoptera, Chelidoptera.

L'absence d’un appareil sonore différencié, chez les formes à ailes normalement développées, est une exception; elle a été signalée depuis longtemps dans le genre WMeconemu.

Une déduction bien légitime a fait conclure de l'absence d’organe à l'absence de fonction, et l'opinion s’est accréditée que les Meconema ne stridulaient jamais. Les mœurs très spéciales de la plupart des Meconeminae sont la principale cause de cette erreur; il est impossible de faire l’éthologie de ces Insectes sans recourir à l'élevage. En cap- tivité, le Weconema varium passe la journée dans une immobilité com- plète, solidement cramponné à la face inférieure des feuilles, avec lesquelles il est, d’ailleurs, parfaitement homochrome. Il sort de son inertie, à de rares intervalles, pour humer les premières gouttes de pluie qui viennent secouer la feuille sous laquelle il s'abrite. A la tombée du jour commence sa vie active. Avec une agilité sur- prenante (!), il explore les rameaux et les feuilles en tous sens, à

(1) Le Meconema varium ne se sert presque jamais de ses ailes et, malgré la brusquerie et la rapidité de ses mouvements, ne tombe que très rarement. Si l'on en juge par le petit nombre d'individus que les plus violentes tempêtes font choir des grands arbres, l'Insecte au repos serait également doué de moyens spéciaux pour adhérer au support. 11 semble bien que son assurance

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la recherche de sa nourriture, son régime est surtout carnivore ou encore pour obéir à l'instinct qui doit assurer sa reproduction. C'est donc à ce moment de la journée, vers huit ou neuf heures du soir, ou plus tard, qu’il faut observer le mâle si l’on veut connaître ses habitudes; or la conviction est bien vite acquise que le Meconema varium c', possède la faculté d'émettre des sons qui, par le timbre, le rythme et la durée, rappellent la stridulation des autres Locustiens.

Le fait a été signalé par GERHARDT (14) dans une note sur l’accou- plement et le spermatophore des Phasgonuridae et des Gryllidae; mais l’auteur attribue la production des sons à des chocs répétés de l'extrémité abdominale contre le corps solide sous-jacent. Les mâles, dit GERHARDT, « schlungen die Hinterleibsspitze in rascher Vibration gegen die Unterlage » (p. 16).

Il est exact que, pendant toute la durée du bruit, l'extrémité abdo- minale de l’Insecte est animée d’un mouvement vibratoire intense; mais il en est de même des élytres, et il est permis de se demander si les élytres n’ont pas une part au moins égale à celle des derniers seg- ments abdominaux dans la production des sons. A défaut d'expériences décisives telles que le seraient, par exemple, la résection ou l’immo- bilisation des élytres, la suppression du support solide ou sonore, voici quelques indications de nature à faciliter la solution du problème.

Après une revue rapide de la bibliographie et une mise au point de la question, je rappellerai dans ses grandes lignes la constitution de l'appareil sonore des Locustiens; viendront ensuite les particularités de structure offertes par les élytres du Meconema varium et les hypo- thèses qu’elles suggèrent pour expliquer la formation des sons.

A. REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.

Dans le second volume de son Traité d'Entomologie, GirARp (76) a réuni les données courantes relatives au Weconema varium ; quelques mots seulement ont trait à la stridulation : « Le mâle, affirme l’auteur, ne stridule pas » (p. 477).

Breum est moins explicite, à en juger par ce passage tiré de la tra-

dans la course et sa puissance de fixation sont dues beaucoup plus au déve- loppement de la région adhésive des tarses qu'à celui des griffes terminales de leur dernier article. Il n’est pas rare de voir les larves des Meconema effec- tuer leurs mues, la tête en bas, sans autre point d'appui que la lame de verre poli qui forme la paroi de leur cage. L'examen au microscope montre que l'article du tarse adhère à la vitre par une portion considérable de sa surface, tandis que les griffes, fortement relevées, ne peuvent jouer aucun rôle,

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duction francaise de Kunckez p'Hercuzais (80) : « On ne l'entend jamais résonner (la sauterelle des chênes) ('), ce qui tient peut-être à ce qu’elle ne chante que dans la cime des arbres » (p. 439).

BruNNER (82), dans un travail exclusivement consacré à la descrip- tion des espèces, se conténte, comme de juste, de signaler l'absence de l'appareil sonore chez les Meconeminae : « Besonders characteristich, dit-il, ist die Abwesenheit des Stridulationsorganes auf den Deckflügeln » (p. 296). Dans la description du genre Meconema, l'affir- mation prend une forme encore plus précise : « tympano in œ nullo » (ibid).

CoBezci (1908) à étudié la structure de l’élytre du Meconema brevi- peune. Après avoir rappelé la description qu’en a donnée KRAUSs : « Elytren gelbgrün, sebr kurz, sich in der Mittellinie berührend, mit dichtem Venennetze versehen, kein Stridulationsapparat », l’auteur ajoute : « Se si osservano le elitre del maschio ad un ingrandimento di 130, si vede che le nervature sono percorse da un fitta rète di sottili trachee con intermiste molte vescichette sferiche..….. Queste vesci- chette sieriche ora non sono altro che una dilatazione dell intièra parete della trachee lungo il suo decorso, ed ora si trovano sospese all estremità finale della trachee, in modo da figurare quàsi un frutto portato dal suo picciudlo » (p. 30). Le diamètre de ces vésicules oscille entre 9 et 16 &; on en compte 144 sur un élytre, 150 sur l’autre; elles n'existent que chez le mâle; leur fonction biologique est inconnue.

En termes poétiques, Swinron (1909) mentionne, après bien d’autres, le déficit constaté chez les Meconema : « The beautiful little Meconema thalassina (— M. variuin FABR.) that seems to be carved out of green ivory, which is often seen on the rose-bush and in the lime-tree avenue in September and October, is unfortunately not musical » (p. 150):

B. DONNÉES DE L'OBSERVATION.

a. L'appareil sonore des Locustiens.

L'organe du Phasgonura viridissima peut servir de modèle. Il est situé sur le bord postérieur des élytres, tout près de leur base et se compose essentiellement d’une membrane vibrante, ou tympan, portée par l’élytre droit et d’une sorte d’archet, ou radula, situé sur l’élytre

(1) Cette appellation ne convient pas au Meconema variwm ; V'Insecte vit indifféremment sur tous les arbres, mais de préférence sur les espèces à écorce rugueuse, chêne, orme, etc. (Contribution anatomique et physiologique à l'étude de la reproduction chez les Locustiens et les Grilloniens, I. La ponte et l'éclosion chez les Locustiens; Za Cellule, t. XXXI, fase. 1.)

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gauche et destine à provoquer par frottement la vibration de la mem- brane (!).

La membrane vibrante est une mince pellicule de chitine parfaite- ment transparente et tendue entre les côtés rigides d’un pentagone formé par une nervure accessoire de lélytre, Es nervure circulaire ; elle mesure 2,5 mm. de diamètre.

La nervure est robuste et dessine un relief accentué à la surface de l'élytre ; elle se dédouble, sur une certaine étendue de son parcours, pour former le côté du polygone le plus proche de la base de l’aile.

Au niveau du tympan, le bord libre de l’élytre s’incurve légèrement vers l’intérieur, contourne un instant le polygone tympanal, puis s’écarte de nouveau pour former un lobe arrondi qui représente l’angle postérieur de l’élytre, et gagner ensuite le point d'insertion des ailes antérieures sur le mésothorax. C’est à cet endroit, à l'angle et sur le bord libre de l’élytre droit, qu'est située la nervure de friction contre laquelle viendra frotter l’archet.

Elle constitue une sorte d’ourlet en arc de cercle qui court le long du bord du lobe et fait saillie à la surface de ce dernier sous la forme d’une crête aiguë.

Quant à l’élytre gauche, il est la reproduction exacte de l’élytre droit, réserve faite de quelques différences intéressant précisément l'appareil sonore.

La nervure circulaire est ici moins saillante et si elle dessine encore nettement les contours d’un pentagone, elle envahit de ramifications accessoires le champ polygonal. Ce dernier ne mérite donc pas le nom de membrane vibrante; il est d’ailleurs opaque et pigmenté comme les régions avoisinantes de l’élytre.

Le seul point intéressant à noter est la présence, sur la face infé- rieure de l’élytre, et immédiatement au-dessus du champ polygonal quand l'aile est au repos, d’une nervure surélevée à direction géné- rale nettement perpendiculaire à celle de l’organe du vol.

Cette nervure, à large base et légèrement arquée, est garnie sur toute sa longueur de dents allongées dans le sens transversal qui rappellent par leur régularité le crénelage d’une pièce de monnaie.

C’est la radula, l’archet dont le frottement contre la nervure de

(1) Dans son ouvrage! sur les Insectes, BERLESE (1909, p. 706) représente l'élytre gauche du Phasgonura viridissima muni d'un tympan en plus de la radula. Bien que, de fait, le tympanait son correspondant sur l’élytre gauche, il n’est réellement membrane vibrante que sur l’élytre droit. Il semble donc préférable de ne pas employer ce mot dans la description des deux élytres.

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friction portée par l'élytre droit, détermine les vibrations de la mem- brane tympanique et, dans une certaine mesure, celles de l'organe du vol tout entier.

Fig. 1. Meconema varium Fabr. c. Élytres vus par la face supérieure.

Nécessairement solidaires de l'appareil sonore, les élytres, en effet, participent à ses mouvements vibratoires; ils amplifient ou modifient les sons produits par le tympan et leur donnent le timbre caractéris- tique du type Phasgonura.

b. La production des sons chez le Meconema varium.

Il suffit de jeter un coup d'œil sur les élytres du mâle du Meco-

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nema varium (fig. 1), pour se convaincre que rien, absolument rien, dans la région basale, ne rappelle l’appareil que l’on vient de dé- crire (!).

Fig. 2. Meconema varium Fabr, ©". La région denticulée des élytres vue par la face supérieure.

La nervure circulaire y fait totalement défaut et la chitine a par- tout la même épaisseur et la même pigmentation verdâtre.

Par ailleurs, il semble bien résulter des observations faites sur l'attitude de l’Insecte pendant la stridulation, sur le mouvement des

(1) Dans son Histoire Naturelle des Insectes (Orthoptères), Paris, 1839, : SERVILLE décrit comme il suit bes élytres du Meconema varium : « Elytres légèrement opaques, d'un vert jaunâtre, fortement réticulées (sic) : organe stridulant de l’élytre gauche, roussâtre » (p. 604). Cette description, difficile à justifier au point de vue anatomique, laisserait croire que la stridulation de l'Insecte était connue à l’époque à laquelle écrivait SERVILLE ; il m'a été im- possible de recueillir un seul document posilif sur ce point.

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élytres et sur la nature des sons produits, que le mécanisme de l’ap- pareil sonore, se ramène, chez le Meconoma varium, comme chez le Phasgonura viridissima, au simple frottement des élytres l’un contre l’autre.

L'attitude de lInsecte, pendant toute la durée du chant, est identique à celle que prennent les autres Locustiens : l'extrémité de l'abdomen est infléchie vers le sol et les élytres sont légèrement re- levés en arrière (!).

Le mouvement des élytres, autant qu’on peut l’observer dans d'aussi mauvaises conditions le Meconema varium ne stridule pas pendant la journée, semble bien être un mouvement de friction, mais de faible étendue. Il est accompagné d’un ébranlèment de l’abdomen et des cerques dont il paraît être la cause bien plus que leffet. _

Le son produit, surtout, fournit des indications qu’il n’est guère possible de s'expliquer si l’on n’admet pas le frottement des élytres. Le chant du Meconema varium est sourd, mais assez fort; il surpasse en intensité celui de bien des Locustiens munis d’un appareil sonore différencié, tels que l’Anisoptera dorsale, par exemple, ou le Lepto- phyes punctatissima. On ne saurait mieux le comparer qu’au bruit obtenu en promenant la pointe émoussée d’un crayon ou d’une allu- mette sur le treillis d’une toile métallique à mailles serrées (?).

Puisqu’il faut renoncer à trouver l'explication de ce bruit dans le fonctionnement d’un appareil sonore différencié, et que, d’autre part, ses caractères mêmes semblent s'opposer à ce qu’il soit intégralement causé par de simples chocs de l’abdomen contre un corps solide, il reste à examiner ce qui, dans les élytres, serait capable de le produire.

L'examen superficiel des ailes antérieures révèle l'existence d’un semis de denticules disposées, sans ordre apparent, le long de leur bord postérieur, au niveau de la légère saillie que forme ce dernier

(1) I n'est pas inutile de faire remarquer que, dans l'attitude prise par le Meconema varium au moment de la pariade, la stridulation n’a pas lieu. Les élytres sont alors dressés à angle droit sur le dos de l'Insecte et l’abdomen, au maximum d'extension, repose par sa face ventrale surle substratum. Une pondeuse vient-elle à passer à proximité, qu'aussitôl les cerques du mâle, d'une longueur démesurée chez l'espèce étudiée, s'ouvrent à la facon des mors d'une tenaille; s'insinuent sous le corps de la femelle et l’étreignent par les derniers segments de l'abdomen. L'emprise est si brutale que fréquemment la femelle effrayée, dans les efforts qu'elle fait pour se dégager, roule au fond de la cage, entrainant de son poids le mâle qui vient de la saisir.

(2) GEnnAnpT désigne ce bruit par les mots : {ambourinage et ronron.

| Me 76 P. CAPPE DE BAILLON. vers l'extérieur. La figure 2 représente celle région isolée et légerement agrandie. IL y a lieu de croire que les denticules contribuent pour

une large part à la production des sons.

Il est à remarquer, tout d’abord, que les élytres dans cette région se recouvrent l'un l’autre. Si l’on fait une coupe transversale du corps de l’insecte à ce niveau (fig. 3), on voit qu'une partie de l’élytre gauche disparait sous l’élytre droit; or cette portion recouverte correspond précisément à la région denticulée.

De plus, la direction des épines n’est pas quelconque; toutes ont la pointe orientée vets le centre de l’élytre.

Enfin, le bord postérieur des élytres présente, à cet endroit, une structure particulière. Au lieu d’être aminci et faiblement chitinisé comme dans la région basale et dans la région terminale de l’organe,

il forme un rebord accentué que l’on aperçoit par transparence dans la figure 2, mais dont la figure 3 donne la véritable structure. Le bord de

Fig. 3. Meconema varium Kabr. . —Portion d'une coupe transversale du corps de l’Insecte passant par la région denticulée des élytres. Dans la posi- tion du repos l'élytre droit recouvre partiellement l’élytre gauche.

\ l'élytre droit est épaissi et s’incurve vers le bas, à la rencontre des denticules portées par l’élytre gauche, semble-t-il. N’est-il pas permis de supposer que le frottement du rebord chitinisé de l’élytre droit contre les denticules de l’élytre gauche est la véritable cause de la stridulation ?

Une objection pourtant se présente à lesprit : il existe des denti- cules sur la face supérieure des deux élytres (figure 2, 3).

On pourrait, à la rigueur, se contenter, pour toute réponse, de rap- peler ce qui a été dit plus haut au sujet des Phasgonura : les deux élytres du mâle sont construits sur le même type. Rien d'étonnant si les élytres des Meconema, qui sont dépourvus d’organe stridulant diffé- rencié, sont absolument identiques.

La stridulation chez Meconema varium. 77

Mais l’objection a une portée beaucoup plus grande, qu’il importe de ne pas restreindre : non seulement les élytres du mâle sont lun et l’autre armés de denticules et munis d’une cuticule épaisse dans la région de leur bord postérieur adaptée au frottement, mais les élytres offrent la même disposition dans les deux sexes. La femelle des Meco- nema serait-elle donc, elle aussi, capable de striduler ?

Voici à ce propos quelques observations. Chez la plupart et peut-être chez la totalité des Locustiens mâles possédant un organe de stridula- tion bien développé, à l'inverse de ce que l’on observe chez bon uom- bre de Grilloniens, l’élytre gauche recouvre l’élytre droit; tel estle cas en particulier pour le Phasgonura viridissima choisi pour type. C’est ce que FABRE (96) exprimait d’une façon originale en disant : « ...… tous les Locustiens sont gauchers, leur élytre gauche porte lParchet et chevauche sur l’élytre droite (sic). D’après la seule espèce que la saison tardive me permette de consulter au moment j'écris ces lignes, les Grylliens seraient au contraire droitiers; leur élytre droite chevaucherait sur la gauche » (p. 241-242).

Chez la femelle, les élytres offrent assez souvent la disposition in- verse. Dans une même espèce, on trouve, à côté des individus à élytres normalement disposés, d’autres individus présentant l’inversion indiquée. De ce nombre sont, par exemple, le Phasgonura viridissima, l'Anisoptera dorsale, V'Uromenus rugosicollis, 1e Phyllominus nodulosus, le Chelidoptera brachyptera et surtout le Meconema varium.

Or en pointant les noms des espèces qui présentent cette anomalie, on est amené à constater que l’inversion des ailes est plus rare dans la tribu des Ephippigerinae que partout ailleurs.

Il est clair que l'examen d’une collection ne saurait suffire à établir une loi générale; mais dès maintenant n'est-il pas logique de se de- mander s’il n'existe pas un lien entre cette particularité et la propriété que possèdent les représentants de cette tribu d'offrir dans les deux sexes un appareil sonore fonctionnel? Le bon fonctionnement de cet appareil n’exige-t-il pas, au moins chez les Locustiens, une disposition des élytres uniforme, à savoir la superposition de Pélytre gauche à l’élytre droit (1)?

(1) Le cas des Ephippigerinae est classique. Déjà, en 1837, GOUREAU pou- vait écrire : « Chez les Sauterelles à longues ailes, les mâles seuls en sont pourvus (l'auteur vient de parler de l'appareil sonore); mais dans celles à courtes élytres (sic), composant le sous-genre Ephippiger de Latr., les femel- les jouissent aussi bien que les mâles de la faculté de produire des sons » (p. 44). D'après GRABER (1872), il existerait également un rudiment d'archet

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Si l’on admet ce principe, une conclusion s'impose au sujet du Meconema varium : chez cette espèce, l’inversion des élytres est fréquente dans les deux sexes et la présence des denticules régulière sur les deux élytres, le dispositif observé chez le mâle n’est pas un appareil de stridulation proprement dit. Le son est produit par le frot- tement de deux organes denticulés l’un contre l’autre, sans égard pour la disposition relative de ces organes. L’élytre gauche à la même importance fonctionnelle que l’élytre droit et peut le remplacer en cas d’inversion des ailes. |

Ce mode de stridulation serait à rapprocher de celui des Acridiens le frottement des élytres contre les fémurs immobiles pourrait, à la rigueur, remplacer le frottement des fémurs contre les élytres.

I ne faut donc pas s'étonner de rencontrer chez la femelle du Meco- nema varium une disposition des élytres à peu près identique à celle que présente le mâle ; la présence des denticules dans les deux sexes équivaut à celle d’un ornement banal et rien ne s’opposerait en théorie à la stridulation de la femelle.

En pratique, cependant, la femelle ne stridule pas ; il faut l’attribuer sans doute à quelques caractères secondaires. Les élytres de la fe- melle sont moins robustes que ceux du mâle. Ils mesurent 41,5 mm, de longueur au lieu de 42 mm, sont moins fortement chitinisés, spécia- lement dans la région denticulée; les denticules y sont aussi moins nombreuses : on compte 65 denticules en moyenne chez la femelle et 70 chez le mâle.

Telles sont les hypothèses que suggère l'examen des élytres du Meconema varium. Faut-il restreindre ces essais d'explication à une seule espèce ou faut-il les étendre aux autres représentants de la tribu des Meconeminae? La réponse n’est pas des plus aisées; un examen superficiel des élytres ne suffit pas pour permettre de décider si une espèce stridule ou non; il faut avoir cette espèce sous la main et pouvoir l’observer vivante.

Pour parler d’abord des Meconeminae habitant nos régions, s’il est permis d'éliminer le Cyrtaspis scutata aux ailes antérieures très réduites et tout entières cachées par le pronotum, aucune donnée positive ne

chez la femelle des Leptophyes. À vrai dire, il existe, sur la face inférieure des élytres de ces Insectes, une nervure en saillie correspondant exactement à la radula du mâle, maïs cette nervure est dépourvue de denticules et, dès lors, ne mérite pas le nom que lui prête l’auteur. Il se peut néanmoins que la différenciation soit poussée plus loin chez quelques espèces ; la vérification n’a été faite que sur le Leptophyes punctatissima.

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permet d'affirmer que le Meconema brevipenne S' ne stridule pas. Ses élytres lobiformes sont dépourvus d’organe différencié, mais leur structure n’en est pas moins très singulière. Les dilatations sphéri- ques signalées par Co8ezci (1908) à l'extrémité de leurs ramifications trachéennes pourraient avoir une part insoupconnée dans la produc- tion des sons.

Parmi les Meconeminae exotiques, seul exemplaire qu’il m'ait été possible d'étudier est le Nicephora subulata Bol. originaire des Indes. Les organes du vol y sont réduits dans les deux sexes, spécialement les ailes; mais le mâle possède un appareil stridulant parfaitement constitué, y compris la radula sur les deux élytres. En outre, et ce détail ne manque pas d'intérêt, il existe dans les deux sexes un semis de denticules identiques à celles du Meconema varium. Chez le mäle, les denticules sont situées tout à côté du tympan, immédiate- ment auprès de la nervure de friction que porte l’élytre droit, dans la région correspondante sur l’élytre gauche. Ce fait ne vient-il pas con- firmer la conclusion tirée des observations faites sur le Meconema varium : chez cet Insecte, il n’existe pas d'appareil sonore différencié, mais. les denticules qui ornent le bord postérieur des élytres sont situées à une place qui leur permet de jouer à l’occasion le rôle de l'appareil absent ?

LISTE BIBLIOGRAPHIQUE.

1880 Breux (A. E.) : Les merveilles de la nature. Les Insectes (Tra- duction de KUNCKEL D’HERCULAIS). Paris.

1882 BRUNNER VON WATTENWYL (C.) : Prodromus der europaischen Orthopteren. Leipzig.

1908 CogezLt (R.) : Le elytre des Meconema brevipenne Yersin (Verh. zool. bot. Ges. in Wien, Bd 58).

1896 Fasre (J.-H.) : Étude sur les Locustiens (Ann. Sc. Nat., t. 1).

1944 GerHARDT (U.) : Copulation und Spermatophoren von Grylliden und Locustiden (Zoo!. Jahrb., System., Bd. 37).

1876 GirarD (M.) : Traité d'Entomologie ; Paris.

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1837 GoureAU (M.) : Essai sur la stridulation des Insectes (Ann. Soc. ent. de France, Vol. 6).

80 P. Cappe DE BAILLON. La stridulation chez Meconema varium. 1872 GRABer (V.) : Ueber den Tonapparat der Locustiden, ein Beitrag zum Darwinismus (Zeitschr. f. wiss. Zoologie, Bd 22).

1909 Swinrox (A. H.) : The vocal and instrumental music of Insects (The Zool., vol. 43).

CONTRIBUTION À LA FAUNE FRANÇAISE 0 | [COLÉOPTÈRES| par J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE

Quelques-unes des captures énumérées ci-dessous ont été déjà mentionnées par moi-même, les unes dans un petit travail inséré en 19142 par le Bulletin scientifique de la France et de la Belgique (t. XLVI, fasc. 1), les autres dans une note plus récente : On the capture in France of several recently described British Coleoptera, in Entomologists Monthly Magazine, LV (19197, p. 196-200. Ces deux opuscules étant restés peu connus en France, je n'hésite pas à en renouveler ci-dessous les indications les plus importantes.

Au cours des dernières années qui ont précédé la guerre, j'ai eu quelque temps l'ambition de rédiger un Catalogue géographique des Coléoptères de France donnant un tableau aussi réel que possible de la faune de notre pays, et de le tenir ensuite à jour par la publi- cation d’un petit Supplément périodique résumant les acquisitions de chaque année. Cinq ans d'interruption dans le travail et un change- ment complet d'existence ont compromis d’une manière probablement irrémédiable la réalisation de ce plan, déjà ambitieux par lui-même.

Parmi la quantité des observations encore inédites ou peu connues que j'avais accumulées peu à peu, il s’en trouve un assez grand nombre dont il y à intérêt, ce me semble, à ne pas différer la publi- cation. On les trouvera ci-dessous. En principe, je n'ai retenu que les captures d'espèces nouvelles pour notre faune, ou celles qui étendent d'une manière sensible les aires de dispersions déjà connues. Les noms des espèces non signalées encore à l’intérieur de nos frontières, au moins à ma connaissance, sont imprimés en caractères gras.

Pendant la durée des hostilités, la ligne du front si longtemps sta- bilisé serpentait à travers le Bassin de la Seine, et souvent à travers les cantons les moins explorés. Cette circonstance a permis à plusieurs de nos collègues et à moi-même d’ajouter à la faune de cette région un assez grand nombres d'unités. J’ai indiqué ces acquisitions par un astérisque (*}.

(1) CF. L'Abeille, XXX, p. 181 à 208, 237 à 248, 261 à 268; XXXI, p. 129 à 191. . Ann. Soc. ent. Fr., xC [1921] 6

à! L à À W°Y 7 " à 74 24

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Nebria castanea Bon. Ain : col de la Faucille (G. Serullaz!). Haut-Rhin : ballon de Guebwiller (coll. P.Scherdlin > Musée de l’Uni- versité de Strasbourg!) L'espèce n'était pas encore signalée en France en dehors des Alpes; elle est connue en Allemagne des parties les plus élevées de la Forêt-Noire et du Bühmer-Wald.

Bembidion tibiale Duîft. Aisne : Bézu-le-Guéry, près Château- Thierry, juin 1948, au bord des ruisseaux torrentueux sous bois! C'est la première lois que ce Bembidion est signalé aussi près de Paris. |

B. dalmatinum Dej. r. latinum Netol. Avec le précédent; même observation (1).

B. saxatile Gyllh. Pas-de-Calais: falaise marneuse du Boulonnais depuis le cap Gris-Nez! et Audresselles! jusqu'à Wimereux! et jus- qu’à Equihen (Méquignon).

B. Stephensi Crotch. Avec le précédent, mais moins spéciale- ment sur le littoral; souvent sur les talus argileux des carrières de terre à briques.

B. ibericum La Brûl. Alpes-Maritimes :. vallon de Ceva près Fontan !; bords de la Siagne près Mandelieu !. Ariège : col de Puy- morens (A. Grouvelle !).

B. mæoticum Kol., {types : bords de la mer d’Azov. Bouches-du- Rhône; bords des étangs saumâtres, notamment à Albaron (Puel!). Var : Les Salins d'Hyères ! Aussi en Corse aux environs d’Aleria

(Leonhard!), et probablement dans presque tout le bassin méditerra-

néen. Le mérite d’avoir identifié cette espèce longtemps méconnue revient à M. PueL. î

Ophonus parallelus Dei. Espèce démembrée à juste titre par D. Suarp (Entom. Monthly Mag., XLVHI [19127, p. 231). Je l’ai vue des plateaux calcaires de la Haute-Marne : Gudmont!, Auberive (L. Bedel!) et des collines crayeuses de la Somme.

Bradycellus Sharpi Joy. Pas-de-Calais : forêt de Boulogne!. Orne : bois de Chérencei près L'’Hôme (L. Bedel). Loire-Inférieure : St-Aignan (E. de lIsle!).

(1)Les ruisseaux qui, du sommet du plateau du Tardenois descendent à la Marne par de petits vallons étroits et encaissés, coulent en cascades à tra- vers les blocs de grès, parfois très volumineux, qui encombrent leurs lits; ils donnent absolument l'impression des torrents de montagnes. Leur faune de- manderait à être étudiée dans des conditions moins précaires que ie n'ai pu

le faire en 1918.

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Coléoptères de France. 83

Trichocellus placidus Gylh. Moselle : Metz, inondations de la Seille (capitaine de Brunier :).

Pterostichus (Argutor) tarsalis Apfelb. Loire-Inférieure marais de Goulaine et du Loroux-Bottereau (E. de lIsle!).

Agonum longiventre Mannh. Bas-Rhin : Saverne, deux indi- vidus (coll. P. Scherdlin > Université de Strasbourg !).

Licinus aequatus Dej. Aveyron : Causse-Noir (R. Jeannel!). Connu seulement des montagnes de l'Aude, des Pyrénées. et des monts Cantabriques.

Hydroporus ferrugineus Steph. Manche : Percy (Pasquet!).

*Anthobium signatum Mark. Hainaut belge : région des sources de l'Oise (J. Bondroit !).

*Phyllodrepa melanocephalàa F. Oise : forêt de Compiègne, sur les souches de hêtre en décomposition (G. de Buffévent!).

Homalium rugulipenne Rye. Cette espèce, connue du littoral des Iles Britanniques et des Pays-Bas, m'a été signalée depuis long- temps par A. FAUVEL comme ayant été prise à Dunkerque par LETHIERRY.

Lesteva fontinalis Kiesw. Pas-de-Calais : environs de Boulogne- sur-Mer !

*Thinobius brevipennis Kiesw. Marne : marais de St-Gond, dans lhumus spongieux entre les tiges de Phragmites, août 1918!

*Trogophlœus Ganglbaueri Bernh., {ypes : lac Neusiedl (Bern- thauer!).— Avec le précédent et dans les mêmes conditions !.

Bledius tristis Aubé. Vendée : estuaire de la Vie, entre S'-Gilles et Croix-de-Vie, juillet 1943, en grande abondance !.

*B. terebrans Schiodte. campi Bondr.— pallipes (pars) auct. Pas-de-Calais : bord des petits ruisseaux dans les dunes, notamment à Equihen (Méquignon !) et à Camiers !.

B. defensus Fauv. Aisne : parc de Villiers-sur-Marne près Chà- teau-Thierry, juillet 1948 !.

Stenus subglaber Thoms. et dans les marais tourbeux du Pas-de-Calais, dans les Hypnum aquatiques; pas très rare, notamment à S'-Josse et Airon-Notre-Dame, et dans la vallée de la Canche à Marles et à Brimeux.

*S. exiguus Er. Pas-de-Calais : forêt'de Boulogne !.

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*S, glacialis Heer. Haute-Marne : ligne de chemin de fer entre Gudmont et Donjeux, dans les dépôts accumulés par l’inondation au pied du remblai, avril 1913, en assez grand nombre !. Capturé par M. J. Boxprorr dans les Ardennes belges et françaises (environs de Dinant et de Givet), parmi les mousses croissant sur les rochers.

Evaesthetus bipunctatus Ljungh. Cette espèce habituellement

brachyptère comprend une forme macroptère que j’ai reçue autrefois:

de Bohème (D: Lokay) et dont j'ai pris dernièrement un individu très caractérisé à Spicheren (Lorraine). Chez cette forme macroptère, le tergite porte à son extrémité postéricure le fin liseré blanchâtre qui, dans la famille des Staphylinidae, est presque toujours corrélatif de la présence d'ailes membraneuses complètes.

Medon pocofer Peyr. Morbihan : Arzon (P. Denier!). Connu du littoral sud de la Grande-Bretagne, mais non encore signalé en France en dehors de la Méditerranée.

*Philonthus spermophili Ganglb. Seine-et-Marne : Pontaut, dans les terriers de lapins!. Calvados : Fresney-le-Puceux, mêmes conditions (Dubourgais).

*Gabrius stipes Sharp in Ent. Monthly Mag., XLVI (19401, p. 128. Pas-de-Calais : plage d’Ambleteuse !.

* G. velox Sharp, ibid., p. 129. Aisne : Basse-Forêt de Coucy!; Villiers-sur-Marne!. Haute-Marne : Gudmont, inondations de la Marne ! Meurthe-et-Moselle : Chaudeney, inondations de la Moselle!

*G. Keysianus Sharp, ibid., p. 129. Pas-Calais : plage d’Am- bleteuse!; dunes de Camiers !. Finistère : Concarneau !.

G. appendiculatus Sharp, ibid., p. 130. Alpes-Maritimes : lac de Vens (2.300 m.) près S'-Etienne de Tinée! Abondant en Ecosse et probablement en Scandinavie (aterrimus Thoms., veris.).

G. trossulus Nordm. Marécages tourbeux. Pas-de-Calais : marais de S'-Josse près Étaples!. Aisne : étang de Corey (G. de Buffévent!); Basse-Forêt de Coucy!. Doubs : tourbières de S'-Co- Jombe près Pontarlier !.

Des trois autres espèces du même groupe : G. nigritulus Grav., Sharp, G. pennatus Sharp et G. Bishopi Sharp, les deux premières sont communes dans toute la France; la troisième n’a pas encore été trou- vée en dehors de la Grande-Bretagne.

Quedius subapicalis Joy in Ent. Monthly Mag., XLIV [1943], p. 76, type : New Forest (Hants). Loire-Inférieure : La Haye-Fouas-

ET RE A EAN Por ne TM

_Coléoptéres de France. 85

sière (E. de l'Isle!). Lot-et-Garonne : Sos (Bauduer !). —Déjà connu de Corse et d’Algérie.

Q. coxalis Kr. Alpes-Maritimes : Andon près Grasse, un indi- vidu!. Syrie, Grèce, Sicile, Sardaigne; Corse, commun; Apennin jusqu’en Calabre.

*Q. umbrinus Er. Pas-de-Calais : forêt de Boulogne, dans les ravines humides envahies par les Sphagnum!.— Non signalé en France en dehors des massifs montagneux il est d’ailleurs abondant.

Mataris Grouvellei Fauv. Alpes-Maritimes : Nice, quai du Midi, grimpant sur la digue à la suite des tempêtes d’hiver, en compagnie d’une série d’autres espèces marines (baron A. Buchet!).

* Gyrophaena convexicollis Joy in Ent. Monthly Mag., XLVII (19197, p. 448, types : Berkshire, Oxon. Marne : berges de la Marne : en amont de Vitry-le-François, dans les champignons des souches de peupliers, en compagnie d'innombrables G. lucidula Er., avril 1918".

Myrmecopora brevipes Butl. in Ent. Monthly Mag., XLV [1909], p. 29, types : littoral du Cornwall et du Devonshire. Jersey, plage de Gorey, abondant !. Finistère : Beg-Meil près Fouesnant!. Loire- Inférieure : Le Croisic!. Espèce intermédiaire entre les M. uvida Er. et sulcata Er., et d’une validité incontestable. Je l’ai conservée pendant de longues années sous le nom de cavicollis Fauv. (in litt.), aban- donné je ne sais pourquoi par son auteur.

Atheta (Hydrosmectina) delicatissima Bernh. in Wänchn. Kol. Yeitschr., I, p. 324, type : Calabre. Provence, assez abondant dans les débris charriés par les inondations : le Var à Nice!, le Loup à Vil- leneuye-Loubet !, la Bléone à Digne !, le Rhône à Avignon (D'° Cho- baut!). Confondu jusqu’à présent dans les collections françaises avec l’A. subtilissima et beaucoup plusabondant que ce dernier au bord des cours d’eau du Midi.

*A. (Thinæcia) fragilicornis Kr. Haute-Marne : Froncles, sur un banc de sable de la Marne, un seul individu !.

*A, (Dacrila), pruinosa Kr. Marne : Berzieux, mai 4917, trois individus capturés courant à découvert sur le sol crayeux (colonel Gruardet !). N’était connu en France que de Provence. En Angle- terre, Wespèce a été découverte il y a une vingtaine d’années dans les South Downs, élle parait avoir exactement la même manière de vivre que dans la Champagne pouilleuse (cf. G. CG. Champion in Enf. Monthly Mag., XXXIV [1898], p. 160).

86 à J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE.

*A. (Disopora) Ernestinae Bernh. Haute-Marne : combe du Trou-du-Cerf près Orquevaux, dans les mousses aquatiques d’une source !. Vosges : Bussang !.— Lozère : Villefort (colonel Gruardet !). Basses-Pyrénées : S'-Jean-Pied-de-Port (Dodero !).

*A. (Anopleta) inhabilis Kr. Seine-et-Marne : forêt de Fontai- nebleau, un individu (Duchaine !). |:

*(A. Microdota) Paganettii Bernh. Seine-et-Marne : Lagny (Hustache, vid. A. Dodero). A. (Liogluta) laevicauda J. Sahlb. montivagans Epp. mi-

cans Rey (pars). Zone alpine et zone supérieure des forêt subalpines. Alpes-Maritimes : Peira-Cava!, Alpes de St Etienne-de-Tinée et d'En- traunes !. Basses-Alpes : forêt de Chourges! Isère : La Grande- Sure (G. Sérullaz!) Norvège : montagnes de la Norvège centrale, notamment à Nystuen et à Dovre, en nombre (Ths. Münster !); Riesen- gebirge (Skalitzky!, Lokay !); Tyrol : Monte Baldo (Lokay !); Corse : névé du Monte-d’Oro (R. de Borde !).

L’insecte que j'ai en vue est indubitablement le montivagans Epp., que le Catalogus (ed. 1906) ramène au laevicauda J. Sahlb., décrit sur un individu unique de Finlande. Jene puis m'empêcher de remarquer que la description originale de ce dernier ne convient qu’imparfaite- ment aux individus de provenances très variées que j'ai sousles yeux.

A. (Liogluta) Roettgeni Bernh. in Verh. zool. bot. Ges. Wien, (4903), p. 595, type : La Gemmi (Valais). Basses-Alpes : pentes de Tête de Toillies, au-dessus du col du Longet, au bord des neiges fondantes, vers 3.000 mèêtres!. Alpes-Maritimes : sommet du Mont Mounier, 2.750 -2.800 m., pas très rare!. Les individus de nos Alpes ont été signalés autrefois (L’Abeilk,, XXX, p. 63) sous le nom erroné de monacha Bernh. f

En suivant attentivement la description du Plataraea geniculata Rey, on peut constater qu'elle s'applique remarquablement à l’A. Roett- geni. L'espèce de Rey est décrite du vallon d’Izeron près Lyon, ce qui laisse quelque doute; toutefois, dans des notes manuscrites qui m'ont été transmises par A. Fauvel, la même espèce (annulata Fauy.) est citée comme ayant été capturée à la Tour d’Aï (Alpes Vaudoises).

A. (Liogluta) monacha Bernh. Vaucluse : fontaine de Vaucluse, dans les mousses détrempées par l’eau de source, abondant (D' Cho- baut!). Découvert en Bosnie dàns des conditions identiques; j'en possède deux individus de Carniole (D' Lokay!).

A. Leonhardi Bernh. in Ent. Blätt., 1911, p. 199, types : Haute-

Coléoptères de France. 87 Autriche ; indiqué en outre de Transylvanie, Valachie, Bosnie, Her- zégovine, Styrie, Suisse, Apennins. putrida (pars) auct. putrida Fauv., Fn. galio-rh. Alpes-Maritimes : L’Authion, dans les cham- pignons, en automne!. Savoie : Modane!. Vosges : sommet du Hohneck!. Espèce démembrée à juste titre du putrida Kr., dont elle diffère à première vue par les élytres beaucoup plus courts et plus étroits. La description de la Faune gallo-rhénane, probablement faite sur des individus des Pyrénées, se rapporte clairement au Leon- hardi.

*A. episcopalis Bernh. in Soc. Entomol., [1940], p. 71, types : Autriche-Hongrie, Allemagne, Suisse. Everts, Zevende Lijst, etc., in Tijdschr. v. Entom., LIV [1911], p. 209. Je rapporte à l’A. epi- scopalis, démembré du picipennis Mannh., les individus capturés dans les plaines du Nord de la France, notamment dans la Haute-Marne et dans le Boulonnais, lesquels donnent effectivement l’impression d’une espèce différente de celle des Alpes.

Astilbus meridianus Fauv. Gard : Pont-St-Esprit (Magdelaine !).

Oxypoda (Paroxypoda) lugubris Kr. Haute-Savoie : vallon de Nant-Borant près St-Gervais, dans les Sphagnum d’un ruisseau alpin (D' Robert!) ; col de Balme (notes manuscrites d’A. Fauvel).

* Aleochara (Ceranota) major Fairm. Pas-de-Calais : St-Léo- nard, près Boulogne-sur-Mer, un cf‘ capturé accidentellement dans un pare, octobre 1919 !.

* Brachygluta carthagenica Saulcy. La collection de Pselaphidae du regretté A. GROUVELLE, dont celui-ci a bien voulu me faire don peu de mois avant sa mort, renfermait une série d'individus de cette espèce étiquetés « Dieppe », et probablement capturés à lembou- chure de la Scie. On sait que ce Brachygluta à été pris en nombre par Hervé sur les vases salées de la rivière de Morlaix.

Le B. carthagenica, dont j'ai vu vu une nombreuse série d'individus (Dieppe, Morlaix, Carthagène, côtes d'Algérie) me parait bien proche parent du globulicollis Rey (Provence, Corse, Sardaigne, etc.) et je doute qu'il puisse être maintenu comme espèce. Les deux formes, toutes deux halophiles, ont notamment des caractères sexuels à peu près identiques, ce qui est à considérer dans un genre les c' se distinguent par des conformations extrèmement variées et très diffé- rentes d’une espèce à l’autre.

*Catops Dorni Reitt. in Col. Rundsch., [1913], 8-9, £ypes : Leip-

zig, dans les nids de taupes (K. Dorn!), et diverses autres localités.

88 J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE.

Vosges : Épinal, dans les nids de taupes !. Seine-et-Oise : Ville- parisis !. Reitter (/. c.) dit l'avoir d’ « Aix », sans qu’il soit possible de savoir s’il s’agit d’Aix-les-Bains ou d’Aix-en-Provence. Anemadus Vandalitiae Kr. Basses-Pyrénées : Gabas (Hus- tache !). Péninsule Ibérique, notamment en Andalousie (types), en Portugal et dans la province de Léon (Paganetti-Hummiler !) Ô

Hydnobius strigosus Schmidt. Pas-de-Calais : forêt de Guines!. Somme : plusieurs localités, notamment à Ailly-sur-Nove (L. Car- pentier!). Oise : Oms-en-Bray (capitaine de Brunier!). Gers : Samatan (J. Clermont!). |

Agathidium mandibulare Gyllh. Meuse : forêt de Hesse près Dombasle-en-Argonne, juin 4916 !.

*Ptenidium laevigatum Er. Pas-de-Calais : forêt d’'Hardelot, dans le terreau de feuilles décomposées sous les vieux hêtres !.

* Cyphelophorus tuberculatus Gyllh. Aisne : lisière de la Basse-Forêt de Coucy, entre Pierremande et Folembray, un seul indi- vidu, avril 1917!. Capture inattendue et très remarquable. C’est une unité de plus à ajouter aux nombreuses espèces boréales déjà obser- vées dans le Soissonnais et le Laonnoïs.

*Helophorus fallax Kuw. Même localité, dans les bas-fonds marécageux de la forêt, parfois abondant!. Avec cette espècé ou dans son voisinage j'ai capturé également les H. strigifrons Thoms., H. quadrisignatus Bach. et Æ. nanus Sturm, les premiers par individus isolés, le dernier en nombre.

*Hydrobius Rottenbergi Gerh. Même localité, dans les mares et les fossés à fond de feuilles décomposées, très abondant à l’exclu- sion des formes voisines !.

Laccobius bipunctatus Fabr. Ganglb., Kaf. Mitteleur., IV,

p. 252. Allier : Bec d’Allier, sables de l'Allier !. Indre-et-Loire

Amboise, sables de la Loire!. Maine-et-Loire :: St-Florent-le-Vieil, sables de la Loire!.

Espèces très voisine du L. minutus L. et bien caractérisée par la ponctuation dense, rugueuse et confluente du menton et par les fémurs intermédiaires légèrement pointillés et pubescents à leur extrême base chez le . Il faut se garder de la confondre avec le L. biguttatus Gerh., Ganglb. (bipunctatus Thoms., Bed.), lequel s’en distingue à pre- mière vue par le fond du pronotum lisse entre les points et par sa

tache ronde jaunâtre qui orne l'extrémité de chaque élytre. Ce der-

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14 ANONYME SPA AR WA es ARE l As de TAMDLe ue 4 | Coléoptères de France. 89

nier est très répandu dans le Nord-Ouest de la France, notamment dans les mares herbeuses des dunes et les excavations des tourbières.

Pai laissé intentionnellement à ces deux espèces les noms qu’elles portent dans l’ouvrage classique de L. GANGLBAUER, bien que la syno- nymie adoptée par cet auteur ne me paraisse pas indiscutable. IL semble bien difficile de savoir ce qu'est en réalité l’'Hydrophilus bipunc- tabus de FABRIGIUS; quant au L. bipunctatus de Taomsox (Sk. Col., X, p. 311), il me parait clair que c’est le même que celui de la Faune du Bassin de la Seine. La description de l’auteur suédois et l’éthologie qu'il attribue à son espèce (eaux stagnantes à fond vaseux) sont en faveur de cette interprétation.

* Laccobius gracilis Motsch. Pas-de-Calais : Wimereux, dans

les filets d’eau suintant sur les escarpements des falaises marneuses, août1941!.

ë Abstdis rufotestacea Letzn. discreta Bourg. ; ci. Bourgeois in Mitt. Schwo. ent. Ges., XI, p. 390 (synon. et dispers.). Pas-de- Calais : St-Martin-lès-Boulogne (Méquignon !); forêt de Boulogne, juin 4919, un '!; forêt de Guines (Lethierry), cité par A. de Norguet sous la nom de. « Telephorus pilosus ». Meuse : forêt de Hesse, entre . Dombasle et Montzéville, juin 1916".

* Malthinus rubricollis Baudi. Marne : Mourmelon-le-Grand, un individu pris au vol dans le village, juillet 1909!.

Trichoceble floralis, OI, Loire-Inférieure : marais de Goulaine, juin-juillet, sur les chênes (E. de l'Isle’).

Psilothrix severus Kiesw. Basses-Alpes : pic de Couar près Les Dourbes (P. de Peyerimholf!). Dalmatie, Croatie, Bulgarie. Détermination contrôlée autrefois par le regretté J. BourGgois. Je ne crois pas que cette découverte intéressante et déjà ancienne ait été jamais publiée.

Epurae laeviuscula Gyllh. Haut-Rhin : Sewen près Massevaux (Fischer, cité par J. Bourgeois). Doubs : forêt de La Joux près

Boujeailles!. Puy-de-Dôme : forêt du Capucin au-dessus du Mont Dore!. Dans ces trois localités, le seules connues de France, .l’in-

secte a été trouvé sur les troncs de Sapins attaqués par le Trypoden- dron lineatum OI.

*Enicmus histrio Joy et Tomlin in Ent. Monthly Mag., XLVI[19M01, p. 250, types : Angleterre (diverses localités). transversus (pars) auct. Pas-de-Calais : forêt de Boulogne!, Airon-Notre-Dame!. Aisne : Folembray!.

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90 .J. SAINTE-CLAIRE DEVILLE. ee

MM. Joy et Tomux ont établi que l’Enicmus transversus de nos col- lections se composait de deux insectes bien distincts, non seulement par leurs caractères extérieurs (1), mais encore par la conformäkion très différente de l’organe copulateur «. Ils signalent en outre que leur nouvelle espèce n’est certainement pas d'importation récente, attendu qne les collections britanniques en renferment des individus d’ancienne capture.

Le texte du tableau sommaire donné par le R. P. BeLon (Rev. d'Ent., XNI [1897], p. 134) montre clairement que son {ransversus est le même que celui de MM. Joy et TomuIN, c’est-à-dire l'espèce dont le 1% sternite visible est creusé d’un trait longitudinal. Les descrip- tions antérieures du transversus et de ses synonymes sont trop vagues pour être interprétées avec certitude.

Parmi des matériaux assez abondants provenant du Midi de la France, de Corse, Sardaigne et Sicile, je n’ai trouvé que le éransver- sus (sensu Joy).

* Dryops anglicanus Edw. in Ent. Monthly Mag., XLV [1909], p. 218, type : Horning (Cambridge). Pas-de-Calais ; marais de S'- Josse et d’Airon-Notre-Dame, juin, juillet, septembre, assez abondant dans les eaux peu profondes et encombrées d’Hypnum !.

D. subincanus